La vie du Messager d'Allah, Mohammed,paix et bénédiction sur lui

Publié le par Ahmed Miloud

Biographie du prophète Mohamed (sws)

Mohamed, Muhammad ou Mohammed est le dernier des prophètes et le messager de Dieu à l'humanité avec la dernière des religions monothéistes, l'Islam. Son plus grand miracle est le Coran, le livre saint de la religion musulmane. Et c'est d'après les actes et paroles du prophète (paix et bénédiction d'Allah sur lui) que les musulmans tiennent la Sunnah Nabawiya.

Naissance et enfance

Mohamed naquit le 12 Rabi' al-awwal de l'an dit de l'éléphant ('Am Al Fil), qui correspond à l'an 571 à peu près du calendrier grégorien, à la Mecque. (C'est cette date qui est commémorée pendant le Mawlid Annabaoui).

Son père Abdullah Bnou 'Abd al-Muttalib faisait partie de Banou Hachim l'une des tribus de Quraych, il épousa Amina Bint Wahab et mourut jeune avant même qu'elle ne donne naissance au prophète.
A sa naissance, Mohammed fut confié à Halima Saadia qui lui servit de nourrice comme l'était la coutume en Arabie de confier les nouveaux nés aux nourrices des villages avoisinants.
Sa mère mourut alors qu'il avait à peine 6 ans, il fut alors confié à son grand père 'Abd al-Muttalib et à la mort de ce dernier à son oncle Abou Talib.

Jeunesse

L'oncle de Mohamed (SWS) était pauvre, il dut alors travailler dès sa jeunesse pour l'aider à subvenir aux besoins de la famille, il fut d'abord berger avant de travailler dans le commerce. Dès sa jeunesse, Mohamed (SWS) fut connu auprès de la tribu de Quraych par sa grande sincérité, ils le surnommaient "Al Amine" (celui à qui l'on peut faire confiance).

Khadija, une riche dame de Quraych, lui confia ses caravanes de commerce pour qu'il lui gère ses affaires, elle fut impressionnée par son honnêteté et son intégrité, et ce fut elle qui lui proposa de l'épouser. Mohammed avait alors 25 ans, alors qu'elle en avait 40. Leur mariage dura 25 ans jusqu'à la mort de Khadija, le prophète n'épousa guère d'autre femme jusqu'à la mort de cette dernière. Khadija fut non seulement la première femme mais aussi la première personne à se convertir à l'Islam.

Période de la da'wa

Le prophète Mohamed avait pour habitude d'aller se recueillir dans une grotte appelée Ghar Hiraa non loin de la Mecque. C'est là qu'un jour qu'il avait 40 ans, l'ange Jibril (Gabriel) lui rendit visite avec le message de Dieu. Les premiers versets du Coran qui furent dévoilés au prophète furent ceux de Sourate Al-Alaq: "Lis au nom de ton Seigneur qui a tout créé, qui a créé l’homme d’une adhérence ! Lis, car la bonté de ton Seigneur est infinie ! C’est Lui qui a fait de la plume un moyen du savoir et qui a enseigné à l’homme ce qu’il ignorait."

La révélation du Coran (parole d’Allah) au Prophète par l'intermédiaire de Jibril durant 23 ans.

Mohamed (SWS) commença à prêcher la parole de Dieu et appeler les gens de la Mecque à se convertir à l'Islam en secret dans un premier temps pour ne pas provoquer l'ire de Quraych qui étaient puissants.
Mais 3 ans après la première révélation, Dieu lui ordonna de rendre publique sa prédication ce qui déclencha la colère des chefs de Quraych qui vénéraient des statues et n'acceptèrent guère les préceptes de la religion monothéiste prêchée par le prophète.

Le nombre de convertis à l'islam croissait à la Mecque et ses alentours en même temps que les persécutions de Quraych envers les musulmans, ce qui poussa le prophète à quitter la Mecque avec ses fidèles en direction de Médine, qu'on appelait alors Yathrib, après 14 ans d'appel à l'Islam.
Cet exode appelé Hijra Nabawiya eut lieu en l'an 622 du calendrier grégorien, et c'est cette année qui deviendra par la suite la première du calendrier musulman.
Le prophète (SWS) et ses compagnons furent accueillis à bras ouverts par les musulmans de Yathrib qui furent appelés Al Ansar, leur ville fut baptisée Médine Madinat Arrasoul (la ville du prophète).
Et c'est à partir de cette ville que furent établies les fondations de l'état musulman et que furent entrepris les combats qui devaient conduire par la suite à vaincre Quraych et à répandre la religion musulmane à la Mecque et à la plupart des tribus arabes avoisinantes.

La période de la Da'wa dura 23 ans durant laquelle le Coran fut révélé au prophète jusqu'à son dernier pèlerinage appelé Hajjat Al Wada' (pèlerinage de l'Adieu) où furent révélés les derniers versets.

Mort du prophète

Peu après ce pèlerinage dit de l'Adieu, le prophète (SWS) tomba malade, il mourut quelques jours plus tard sur les genoux de son épouse Aïcha le 8 juin 632 qui correspond à Rabi' al-awwal de l'an 11 de l'Hégire.
Il laissa un héritage fabuleux aux musulmans en la religion musulmane et ses préceptes.
Sa succession fut assurée par son fidèle compagnon Abou Bakr.

Lignage du Prophète - Mohammedia, bénédiction et salut d'Allah sur lui
Au Nom d'Allah, le Très Miséricordieux, le Tout Miséricordieux
[] Sa Généalogie

Les arabes sont célèbres pour leur intérêt pour les généalogies et la connaissance de ces dernières avec beaucoup de précision. L’histoire a conservé plusieurs héritages généalogiques dans un grand nombre de livres qui mentionnent les généalogies des tribus et de leurs phratries. Et parmi les généalogies conservées par ces livres de références, il y a celle du Prophète

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. En effet, toutes les références s’accordent sur la généalogie du Prophète sans aucune divergence orale ou écrite.

Par exemple le Sahih de Bukhari comporte une relation détaillée concernant les origines du Prophète

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, remontant jusqu'à Ma'd bin 'Adnàn. Les généalogistes sont d'accord sur cette partie de son lignage, et sont même prêts à la faire remonter jusqu'à Ismaël, fils d'Abraham, même s'ils divergent sur les ancêtres de Ma'd bin ’Adnàn qui mènent à Ismaël.

Le noble maître qui a honoré l’humanité par son existence

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s’appelle Mohammed Ibn ‘Abdallah, par son épouse Amîna Bint Wahb Ezzuhriyya, la Quraychite. Et ce dernier est le fils d’Ibn ‘Abd Al-Muttalib, par son épouse Fâtima Bint ‘Amrû Al-Makhzumiyya, la Quraychite.

Ibn ‘Abd Al-Muttalib était un vieillard respecté parmi les Quraychites qui le sollicitaient pour leurs problèmes et se référaient à ses opinions.

Il est le fils de Hâchim par son épouse Selma Bint ‘Amrû An-Najâriyya Al-Khazarjiyya ; ce dernier est le fils de Manâf par son épouse ‘Atika Bint Murra As-Sulmiyya ; et ce dernier est le fils de Qusayy par son épouse Hubayy Bint Hulayl Al-Khuzâ’ïyya.

Du temps de la jâhiliyya, Qusayy s’occupait de l’entretien de la Ka’ba et était chargé d’abreuver et de nourrir les pèlerins, de même qu’il veillait à la bonne marche du Dâr Ennadwa, le conseil de délibération des notables de La Mecque qui se tenait chez lui. En outre, il avait la charge de garder l’étendard de Quraych chez lui et de le porter lors des batailles. Lorsqu’il fut à l’article de la mort, il confia ses privilèges à un de ses fils, ‘Abd Eddâr. Mais les Banû ‘Abd Manâf convinrent de ne plus laisser leurs cousins, les ‘Abd Ed-dâr, jouir seuls de ces privilèges. Cette réalité faillit les conduire à la guerre sans l’intervention des sages des deux partis en présence, qui décidèrent de partager les fonctions entre les adversaires afin de leur éviter une guerre fratricide. C’est ainsi que les Banû ‘Abd Manâf reçurent la charge d’abreuver et de nourrir les pèlerins, charge qui resta entre leurs mains jusqu’à ce qu’elle échut à Al-’Abbâs Ibn ‘Abd Al-Muttalib, puis à ses enfants après lui.

Quant à l’entretien de la Ka‘ba, il resta aux mains des Banû ‘Abd Eddâr, et cette fonction fut confirmée par l’Islam. Elle demeure jusqu’à aujourd’hui leur fonction spécifique. Les Banû ‘Abd Eddâr sont les Banû Chaïba Ibn ‘Uthmân Ibn Abî Talha Ibn ‘Abd Al-’Ozza Ibn ‘Uthmân Ibn ‘Abd Eddâr.

Il en fut ainsi de l’étendard qui resta entre leurs mains, jusqu’à ce que l’Islam mit fin à cette fonction, en faisant de celle-ci un droit réservé au Khalife des musulmans, qui le délègue à celui qu’il considère comme apte pour cela. La fonction de chargé du Dâr Ennadwa eut le même sort.

Qusayy, lui, est le fils de Kilâb, par son épouse Fâtima Bint Sa‘d, une Yéménite de Azd Chenoûa. Ce dernier est le fils de Murra, par son épouse Hind Bint Sarîr, des Banû Fahr Ibn Mâlik. Ce dernier est le fils de Ka‘b, par son épouse Wahchiyya Bint Chaïbân, des Banû Fahr aussi. Celui-ci est le fils de Luayy, par son épouse Oum Ka‘b Mâwiyya Bint Ka‘b, des Qudhâ‘a ; ce dernier est le fils de Ghâlib, par son épouse Oum Luayy Selma Bint ‘Amrû Al-Khuzâ‘ï ; ce dernier est le fils de Fahr, par son épouse Oum Ghâlib Leïla Bint Sa’d de Hudhayl.

Selon la majorité des historiens, Fahr et Quraych ne font qu’un. Quraych était composé de douze tribus. Ces tribus sont : les Banû ‘Abd Manâf Ibn Qusayy, les Banû ‘Abd Eddâr Ibn Qusayy, les Banû Asad Ibn ‘Abd El-‘Ozza Ibn Qusayy, les Banû Zahra Ibn Qilâb, les Banû Makhzûm Ibn Yaqadha Ibn Murra, les Banû Taym Ibn Murra, les Banû ‘Adiyy Ibn Ka‘b, les Banû Sahm Ibn ‘Amrû Ibn Husays Ibn Ka‘b, les Ba-nû ‘Amer Ibn Luayy, les Banû Taym Ibn Ghâlib, les Banû Al-Hârith Ibn Fahr et les Banû Muhârib Ibn Fahr. Ceux qui, parmi eux, étaient établis à La Mecque, étaient appelés les Quraychites d’Al-Bitâh et ceux qui étaient établis dans ses environs étaient appelés les Quraychites Ad-Dhawâhir.

Fahr, lui, était le fils de Mâlik, par son épouse Jandala Bint Al-Hârith Ibn Jurhum ; ce dernier était le fils d’Enandhr, par son épouse ‘Atika Bint ‘Adwâne, de Qays ‘Ilâne ; celui-ci est le fils de Qinâna, par son épouse Barra Bint Murr Ibn Add ; ce dernier est le fils de Khuzayma, par son épouse ‘Uwâna Bint Sa‘d, de Qays ‘Ilâne ; ce dernier est le fils Madraka, par son épouse Selma Bint Aslem des Qudhâ‘a ; celui-ci est le fils d’Ilyâs, par son épouse Khunduf, une femme qui était réputée pour sa noblesse et sa dignité. Ce dernier est le fils de Mudharr, par son épouse Errabâb Bint Haïda Ibn Ma‘ad ; ce dernier est le fils de Nizâr, par son épouse Sawda Bint ‘Akk ; celui-ci est le fils Ma‘d, par son épouse Mu‘âna Bint Jawchim des Jurhum. Quant à ce dernier, il est le fils de ‘Adnân.

C’est là la généalogie dont les historiens et les traditionnistes se sont entendus sur l’authenticité. Toute autre généalogie au-delà de cette présente généalogie ne repose sur aucun fondement. Néanmoins, les historiens sont d’accord sur le fait que la généalogie du Messager d’Allah

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s’arrête à Ismaël, le fils d’Abraham, le père des premiers Arabes .


Le lignage est donc :

Muhammad Fils de Abdullah, Fils de Abd-ul Muttalib, Fils de Hachim, Fils de Abdou Manaf, Fils de Qousay, Fils de Kilab, Fils de Mourra, Fils de Kaab, Fils de Louay, Fils de Galib, Fils de Fahr, -et c’est lui qu’on surnomme Quraich et de lui vient le nom de la tribu- Fils de Malik, Fils de Annadr, Fils de Kinana, Fils de Khouzaima, Fils de Moudrika, Fils de Ilyas, Fils de Moudar, Fils de Nazar, Fils de Maad, Fils de Adnan.

(Certains disent : Fils de ADADE Fils de Mukawam Fils de Nahour Fils de Taïrah Fils de Ya'arob Fils de Yachja Fils de Yachjab Fils de Nabet Fils d'Ismael(paix et bénédiction sur lui) Fils d'Abraham (paix et bénédiction sur lui), mais le Prophète

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a dit : "Ne faites pas remonter ma lignée au-delà de 'Adnân". (As-Souyoûti)

[] Sa Noblesse

Cette généalogie, comme on vient de le voir, est noble ; elle est formée de pères purs et de mères pures. Le Prophète

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n’a cessé de passer des reins de ceux-ci vers les matrices de celles-là jusqu’à ce qu’Allah l’ait choisi comme guide au milieu de la plus noble des descendances arabes. Il est une partie inté-grante de Quraych, cette tribu qui est la plus noble et la plus digne parmi les Arabes. On ne trouve, dans la chaîne de ses ancêtres, que des nobles ; aucun être vil n’y figure. Bien plus, ils étaient tous des maîtres et des chefs. Il en est de même des mères de ses parents qui appartenaient aux tribus les plus distinguées. Nul doute que la noblesse de la généalogie et la pureté de l’extraction font partie des conditions de la prophétie. Chaque union entre ses pères et ses mères était légale d’après les traditions arabes de l’époque. Sa généalogie ne fut entachée par aucune relation illégale représentée par un acte de fornication de la jâhiliyya. Bien au contraire, Allah l’a purifié de cela, qu’Il en soit loué .


Les Banu Hâshem étaient une des familles qorayshites les plus nobles et les plus respectables. Cette vérité fut publiquement rappelée par Abu Tàlib au cours de la cérémonie de mariage du Prophète

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avec Khadija devant les notables de Qoraysh réunis pour la circonstance. A cette occasion, Abù Tàlib, présentant son neveu Muhammad

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, leur dit : «Nul homme parmi les Qorayshites ne pèse autant que lui en honneur, en noblesse et en vertu. S'il n'a pas de fortune, sachez que la fortune décline comme l'ombre, car elle n'est qu'un bien éphémère, un leurre auquel on s'attache. Quant à Muhammad, vous en connaissez la parentèle»

Abù Sufyân, alors ennemi du Prophète

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, lui-même admettait cette vérité, puisqu'il répondit dans ce sens à l'empereur de Byzance qu'il avait rencontré et qui lui demanda :

«Quelle est son ascendance parmi vous ?»

«Il est de souche noble» répondit Abu Sufyàn.

Et l'empereur d'ajouter : «les Prophètes sont élus parmi les nobles de leurs peuples».


Muslim rapporte dans son Sahih un hadith du Prophète

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dans lequel ce dernier a dit : « Allah a élu la grande tribu Kinàna parmi les descendants d'Ismaël, de cette tribu Il a élu les Qoraysh ; de ces derniers Il a élu les Banù Hàshim desquels Il m'a élu».

Il convient en outre de ne pas oublier que le père du Prophète

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mourut à l'âge de vingt-cinq ans, donc en pleine jeunesse. Or, s'il était resté en vie, il aurait peut-être hérité le rang social de son père 'Abd al-Muttalib, et aurait pris la direction de la famille des Banù Hàshem, et de la sorte, il aurait été un chef qorayshite des plus réputés.

La mère du Prophète

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s'appelait Amina Bintu Wahb, appartenant aux Banù Zahra, une faction qorayshite. Amina et son époux, ’Abd Allah, avaient un ancêtre commun, Kalb. Elle était donc une qorayshite pure.

Les liens du Prophète

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avec Médine proviennent de la mère de son grand-père ’Abd al-Muttalib qui s'appelait Salma Bintu ’Amr, des Banu al-Najjâr, épouse de Hâshem bin’Abd-Manâf, père de ’Abd al-Muttalib. Hâshem était un riche commerçant qui voyageait beaucoup entre Makkah et la Syrie. Au cours d'un de ses voyages, il s'arrêta à Médine où, ayant vu Salma, il la demanda en mariage. Elle lui donna un premier fils qu'elle appela Shayba, lequel sera plus tard surnommé ’Abd al-Muttalib.

[] Le fils des deux immolés

Abdul Muttalib eut dix garçons parmi lesquels Abdullah, son enfant le plus aimé. Il y eut un évènement important entre Abdullah et son père qui attira sur lui l’attention des Quraychites. En effet, n'ayant toujours pas de fils, Abdul Muttalib avait fait un vœu à Allah suivant lequel il promettait d’immoler l’un de ses fils en offrande si Allah lui donnait dix garçons. Lorsqu’ils atteignirent dix, il fit un tirage au sort pour désigner celui qui devait être immolé; ce fut Abdullah; il reprit le tirage et ce fut toujours Abdullah.

Alors, il l’amena auprès de la Kaaba pour l’immoler et accomplir ainsi son vœu. Les Quraychites l’empêchèrent de faire cela à cause de leur amour pour Abdullah. Ensuite, Abdul Muttalib eut recours à une voyante pour qu’elle lui trouve une issue pour son vœu. Elle lui dit de faire un nouveau tirage au sort et que si c’est toujours Abdullah qui est désigné, qu’il le remplace par dix chameaux, puis recommence la même chose à chaque fois que le choix est porté sur Abdullah; et le tirage ne désigna les chameaux que lorsqu’ils atteignirent cent. Abdul Muttalib les immola tous en guise de rançon pour son fils et les Quraychites en furent réjouis.


Cet évènement était un destin voulu par Allah –l’Exalté- car Abdullah dont il est question ici est le père du Prophète

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. Ce dernier a d’ailleurs évoqué cela en disant: «Je suis le fils de deux immolés» faisant ainsi allusion au récit de son ancêtre Ibrahim Al Khalil (sur lui la Paix) lorsqu’ Allah lui ordonna dans un songe d’immoler son fils et à ce récit de son grand-père Abdul Muttalib avec son père Abdullah.

[] La Noblesse de La Mecque et le rôle des Banu Hachim vis à vis de la sainteté du lieu

La Mecque était une ville importante et très connue, principalement parce qu'elle abritait la Ka'ba, la première maison jamais construite pour l'humanité à la gloire du Dieu unique. Elle avait été construite environ trois mille ans plus tôt par le prophète Abraham avec l'aide de son fils Ismaël (Paix sur eux). C'était là, dans cette vallée déserte et aride, qu'Abraham, selon la volonté divine, avait laissé sa femme Hajar avec leur enfant Ismaël. Petit à petit,avec le temps, la Mecque devint une ville de pèlerinage et un centre culturel et commercial important dans laquelle, passaient de grandes caravanes qui allaient au Nord vers la Syrie et au Sud vers le Yémen. Mohammed

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était un descendant direct d'Abraham par Ismaël, appartenant à la noble et célèbre famille des Bani Hashim.

'Abd Al-Mouttalib était chargé du service de la Ka'bah et de son entretien. Pendant la période du pélerinage, il se chargeait entre autres de transporter l'eau nécessaire pour étancher la soif des pélerins. Il était officiellement le chargé de service de la Maison Sacrée.

Il assura à son peuple ce qu’assuraient ses pères, c'est-à-dire distribuer de l’eau et de la nourriture aux pèlerins et gérer les affaires des gens. Il eut une gloire dans son peuple telle qu’aucun de ses pères n’en avait eue. Ce qui lui arriva de plus important est qu’il vit en songe un ordonnateur qui lui ordonnait de creuser le puits du Zamzam.

Ce songe se reproduisit durant trois nuits ; alors, il sut que l’ordre était véridique et fit ce qui lui était ordonné puisqu’il creusa jusqu'à retrouver le puits du Zamzam donné à Hajar femme d'Abraham, dont l’eau continue à couler jusqu'à nos jours.

Cette redécouverte, ainsi que la protection miraculeuse de la Ka'ba lors de l'attaque de l'armée aux éléphants lancée par le roi du Yémen Abraha, présageaient du renouveau qu'Allah allait donner à ce lieu saint par la venue du plus nobles des hommes : le Prophète Mohammed

sur lui la grâce et la paix

 

Source : 

http://mohammedia.fr/index2174.html?title=Lignage_du_Prophète

« On remarqua que Mohammed, depuis sa tendre enfance, était considéré comme étant un jeune doué de raison. D’ailleurs, les personnes avec lesquelles il vivait l’avaient surnommé « l’honnête » (homme faisant preuve de sincérité et de loyauté). Ses paroles, ses actes et sa pensée étaient véridiques. Ceux qui le côtoyaient avaient également remarqué que toute parole qui exhalait de lui renfermait une édifiante sagesse. J’ai appris de lui qu’il était extrêmement pondéré : il gardait le silence lorsque les paroles n’étaient plus nécessaires, mais lorsqu’il parlait, ces paroles n’étaient que vérité et raison. […] Tout le long de sa vie, nous avons vu en lui un homme aux principes bien établis et il fut connu pour son implacable détermination. Il se souciait du malheur des autres. Il était généreux, bienfaisant et clément. Il faisait preuve de piété et de mérite et était libre. Extrêmement sérieux et sincère, il était néanmoins d’un naturel doux, accueillant et accessible. Il était réjouissant, agréable, sociable et sa compagnie était appréciée. On pouvait parfois le voir plaisanter et s’amuser. Selon les témoignages, son sourire éclatant qui illuminait son visage, provenait d’un cœur sincère. Il était très intelligent et possédait un cœur magnanime. Il était naturellement grandiose sans qu’une école ne lui inculquât la science ni qu’un enseignant se chargeât de son éducation, car il n’en avait nullement besoin. »

Thomas Carlyle, “Heroes, Hero Worship, and the Heroic in History”, Londres, p 50-51.

 

 

Napoléon Bonaparte : « L’Islam attaque spécialement les idolâtres; il n’y a point d’autre dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète; voilà le fondement de la religion musulmane; c’était le point le plus essentiel: consacrer la grande vérité annoncée par Moïse et confirmée par Jésus. (…) Il n’y a pas d’autre dieu que Dieu et Mahomet est son prophète. (…) Je suis, moi, musulman unitaire et je glorifie le Prophète (…) J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai réunir tous les hommes sages et instruits du pays, et établir un régime uniforme, fondé sur les principes d’Al Coran qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes. » (Extraits de « Correspondance de Napoléon 1er Tome V, pièce 4287 du 17/07/1799 : profession de foi, voir aussi pièce n°3148 ; et de l’ouvrage de Christian Cherfils : « Bonaparte et L’islam »-Pedone Ed.-Paris-1914-p.81-127)

VOLTAIRE (1694-1778)  Ecrivain et philosophe francais

voltaire

Au départ, Voltaire était très hostile à l’islam.

La pièce théâtrale « Mahomet, ou le fanatisme » composée en 1742, était considérée comme le parfait exemple pour dépeindre le personnage du Prophète Mohammed « Mahomet le fanatique, le cruel, le fourbe, et, à la honte des hommes, le grand, qui de garçon marchand devient prophète, législateur et monarque. »

(Recueil des Lettres de Voltaire (1739-41)..)

Mais au fur et à mesure, Voltaire va faire ses recherches personnelles et délaisser les vieux ouvrages sur les musulmans que propageaient l’église.

Voltaire se détache des sources héritées du Moyen Âge et sa perspective change radicalement. C’est en travaillant en véritable historien, sur son Charles XII, que Voltaire forgea ses idées sur le monde musulman et plus particulièrement sur les Ottomans.

  L’évolution de Voltaire sur l’islam arrive à son point culminant avec l’Examen important de milord Bolingbroke, ou le tombeau du fanatisme, intégré au Recueil nécessaire, en 1766.

Dans cet écrit, il fustige sévèrement le christianisme et fait l’éloge du Prophète Mohammed qui établit un culte qui « était sans doute, plus sensé que le christianisme».

Voltaire accuse et attaque le christianisme qu’il considère comme « la plus ridicule, la plus absurde et la plus sanglante religion qui ait jamais infecté le monde. » (Lettre à Frédéric II, roi de Prusse, datée du 5 janvier 1767).

Par contraste, il vante la doctrine musulmane pour sa grande simplicité : « Il n’y a qu’un Dieu et Mahomet est son prophète. »

« Chanoines, moines, curés même, dit Voltaire, si on vous imposait la loi de ne manger ni boire depuis quatre heures du matin jusqu’à dix heures du soir, pendant le mois de juillet, lorsque le carême arriverait dans ce temps ; si on vous défendait de jouer à aucun jeu de hasard sous peine de damnation ; si le vin vous était interdit sous la même peine ; s’il vous fallait faire un pèlerinage dans des déserts brûlants ; s’il vous était enjoint de donner au moins deux et demi pour cent de votre revenu aux pauvres ; si, accoutumés à jouir de dix-huit femmes, on vous en retranchait tout d’un coup quatorze ; en bonne foi, oseriez-vous appeler cette religion sensuelle ? »    

Source :

http://seddouki.foued.over-blog.fr/article-citations-de-personnes-celebre-sur-l-islam-voltaire-bonaparte-victor-hugo-montesquieu-lamartine-goe-112051779.html

Citations sur Mohammed, Messager d'Allah,paix et bénédiction sur lui
Citations sur Mohammed, Messager d'Allah,paix et bénédiction sur lui
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LE DERNIER SERMON DU PROPHETE,paix et bénédiction d'Allah sur lui

Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est né à la Mecque, en Arabie Saoudite, aux environs de l’an 570 de notre ère.  Il est un exemple à suivre pour toute l’humanité, car c’était un homme des plus remarquables et ce, dans tous les domaines d’activités.  C’était un prophète, un dirigeant, un philosophe, un orateur, un soldat, un mari, un ami, un père, un neveu et un grand-père.  C’était un homme d’amour, de patience, de courage, de sagesse, de générosité et d’intelligence, et il a inspiré des millions de personnes à travers le monde et à travers les siècles.

Dans le Coran, Dieu dit qu’il a été envoyé comme une miséricorde aux peuples du monde :

« Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour l’univers. » (Coran 21:107)

Sa mission prophétique a débuté alors qu’il avait quarante ans, aux environs de l’an 610 de notre ère, et s’est poursuivie jusqu’en l’an 632.  L’humanité, qui suivait alors la voie de l’ignorance, a été guidée sur la voie de la vertu par la grâce de Dieu.

Peu de temps avant sa mort, et alors qu’il faisait le pèlerinage (Hajj) à la Mecque, le prophète Mohammed a prononcé un sermon qui allait par la suite être connu sous le nom de « dernier sermon du prophète ».  Ce dernier sermon n’était pas qu’un rappel destiné à ses fidèles, mais aussi un important avertissement.  Il confirmait également la fin de sa mission prophétique.

L’année 10 de l’Hégire (i.e. du calendrier musulman) est considérée comme une des plus importantes pour trois raisons.  Premièrement, c’est l’année où le Prophète a prononcé son dernier sermon au cours de son pèlerinage d’adieu, à la Mecque.  Deuxièmement, c’est l’année où de nombreuses délégations sont venues faire la paix avec les musulmans.  Troisièmement, il s’agit de l’âge d’or de l’islam, où de nombreuses personnes se sont converties en acceptant le message que le Prophète avait prêché.

Le prophète a entrepris son pèlerinage d’adieu en l’an 10 de l’Hégire.  Ce pèlerinage est un des événements historiques les plus marquants pour les musulmans, car il s’agissait à la fois de son premier et de son dernier pèlerinage.

Le prophète Mohammed a prononcé son dernier sermon au cours du Hajj de l’an 632, au neuvième jour du mois de dhoul hijjah, qui est le douzième mois du calendrier lunaire.  Il se tenait sur le mont Arafat, devant des milliers de musulmans.

Le dernier sermon

Après avoir loué et remercié Dieu, le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) a déclaré :

« Ô peuple!  Écoutez-moi attentivement, car je ne sais pas si, après cette année-ci, je serai encore parmi vous. Écoutez, donc, ce que je vous dis avec beaucoup d’attention et transmettez ce message à ceux qui ne pouvaient être présents parmi nous aujourd’hui.

« Ô peuple!  Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité comme sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque musulman comme sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité, vous rencontrerez votre Seigneur et qu’effectivement, Il vous demandera compte de vos actes.  Dieu vous a défendu de pratiquer l’usure [de prendre ou payer de l’intérêt], donc tout intérêt non-payé sera maintenant annulé.  Votre capital, cependant, vous revient.  Vous n’infligerez ni d’endurerez aucune injustice.  Dieu a décidé de rendre l’intérêt illicite, et tout intérêt qui était dû à Abbas ibn Abd’al Mouttalib sera maintenant annulé.

« Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous amener à commettre les grands péchés; attention, donc, à ne pas le suivre dans les péchés mineurs. 

« Ô peuple!  Il est vrai que vous avez certains droits à l’égard de vos femmes, mais elles aussi ont des droits sur vous.  Souvenez-vous que c’est par la permission de Dieu que vous les avez prises pour épouses et que c’est Dieu qui vous les a confiées.  Si elles respectent vos droits, alors à elles appartient le droit d’être nourries et habillées convenablement. Traitez donc bien vos femmes et soyez gentils envers elles, car elles sont vos partenaires et elles sont dévouées envers vous. Il est de votre droit qu’elles ne se lient pas d’amitié avec des gens que vous n’approuvez pas, et qu’elles ne commettent jamais l’adultère. 

« Ô peuple!  Écoutez-moi bien : adorez Dieu, faites vos cinq prières quotidiennes, jeûnez pendant le mois de Ramadan, et donnez votre richesse en zakat.  Accomplissez le Hajj si vous en avez les moyens.  Toute l’humanité descend d’Adam et Ève.  Un Arabe n’est point supérieur à un non-Arabe, et un non-Arabe n’est point supérieur à un Arabe; et les Blancs ne sont point supérieurs aux Noirs, de même que les Noirs ne sont point supérieurs aux Blancs.  Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous les autres musulmans.  Vous êtes tous égaux.  Vous n’avez aucun droit sur les biens appartenant à l’un de vos frères, à moins qu’on ne vous ait fait un don librement et de plein gré.  Par conséquent, ne soyez pas injustes les uns envers les autres.

« Souvenez-vous, un jour vous vous présenterez devant Dieu et répondrez de vos actes.  Prenez garde, donc, ne vous écartez pas du droit chemin après ma mort.  Ô peuple!  Aucun prophète ni messager ne viendra après moi, et aucune nouvelle religion ne naîtra. »

« Raisonnez bien, ô peuple, et comprenez bien les mots que je vous transmets. Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la Sounnah. Et si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez.

« Que tous ceux qui m’écoutent transmettent ce message à d’autres, et ceux-là à d’autres encore; et que les derniers puissent le comprendre mieux que ceux qui m’écoutent directement.  Sois témoin, ô Dieu, que j’ai transmis Ton message à Tes serviteurs. »

C’est ainsi que le Prophète termina son dernier sermon et, alors qu’il se tenait près du sommet de Arafat, le verset suivant lui fut révélé :

« … Aujourd’hui, J’ai parfait votre religion pour vous et J’ai accompli Mon bienfait sur vous.  Et J’ai choisi l’islam comme religion pour vous. » (Coran 5:3)

De nos jours encore, le dernier sermon du prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est transmis à chaque musulman partout à travers le monde et par divers moyens de communication.  On le rappelle aux musulmans dans les mosquées et lors de conférences.  En fait, les différents messages que renferme ce sermon concernent certains des droits les plus importants de Dieu sur l’humanité, et des hommes les uns sur les autres.  Bien que le Prophète (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ait quitté ce monde, ses paroles demeurent toujours bien vivantes dans nos cœurs.

Source : http://www.islamreligion.com/fr/articles/523/le-dernier-sermon-du-prophete-mohammed/

 

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