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A propos du livre "Les Soldats de Dieu"

Publié le par Ahmed Miloud

 

« Les Soldats de Dieu »,livre.
 

Mot à dire:

Ce livre a le mérite de rapporter les paroles brutes de jeunes hommes happés par la spirale terroriste au nom d’une interprétation erronée de l’Islam.En effet, plusieurs versets du Coran et des hadiths interdisent toute forme de violence envers autrui, y compris la violence verbale.C’est ce que la majorité des ulémas ont  publié dans leurs fatwas (décrets religieux).Le site Oumma.com explique bien ces aspects relatifs à la guerre en Islam.Voir article complet en bas.

On connaît les motifs de ces terroristes soi-disant puisés dans les sources de l'Islam,Coran et Sunna,mais il reste une question de taille.Pour mener à bien leur "djihad", il faut toute une logistique et tout ce qui va avec.Qui s'en est occupé ?Voir l'interview de M. Georges Corm, économiste, auteur et ancien Ministre des Finances du Liban.

L'overblogueur

 

Le livre « Soldats de Dieu ». Paroles de djihadistes incarcérés est issu d’une recherche de la Fondation Jean-Jaurès avec Xavier Crettiez et Bilel Ainine, tous deux membres de l’Observatoire des radicalités politiques, qui ont, à ce titre, participé à différentes activités de la Fondation, notamment une conférence en février 2016 sur les processus de radicalisation. L’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès analyse depuis 2013 les dynamiques radicales – politiques, religieuses… – qui travaillent les sociétés européennes.

 

Cet ouvrage présente les cadres cognitifs (idéologies, doctrines, visions du monde, valeurs) développés par des acteurs islamistes djihadistes. Ceux qui opèrent en France au nom d’Al-Qaida ou de l’« État » islamique. Alors que beaucoup a été dit sur les trajectoires de ces militants islamistes, sur leurs fêlures ou leurs réseaux, on sait finalement peu de choses des discours qui les animent, des haines qui les habitent et de leur rapport à la France, à la démocratie, à la politique, au monde qui les entoure, mais aussi à la violence qu’ils défendent et justifient, ou à la religion qu’ils disent adorer.

(Suite)
Cet essai a pour but de comprendre et d’expliquer que les hommes à basculer dans une lutte armée contre les ennemis désignés et à cette fin soutiennent les actes terroristes. Xavier Crettiez et Bilel Ainine ont mis en place des entretiens avec des personnes ayant un lien direct avec des groupes terroristes.
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À l’origine d’un acte – aussi horrible qu’il soit – se trouve nécessairement une idée. Dès lors, il est impératif d’entendre les discours de ces personnes enrôlées, aux profils divers, dans le but d’appréhender le cadre idéologique dans lequel ils s’inscrivent afin de nous « éclairer sur le danger terroriste et la logique de radicalisation ». La volonté des deux auteurs a donc été de rapporter littéralement les différents propos des détenus, articulés en dix-neuf sujets – de leur rapport à leur religion jusqu’à leur vision de l’art.

 

Animés par un salafisme qui se veut à la fois « mondialiste et multiculturel » regroupant ceux qui, par leur mode de vie, suivent les pas du prophète Mohammed, les treize incarcérés livrent dans un premier temps leur rapport à l’islam. Ainsi, le Coran et la sunna ont une double acception : d’une part ils représentent des « textes conventionnels qui permettent au croyant de ne pas s’égarer dans sa vie quotidienne » et, d’autre part, des « textes constitutionnels qui précisent les contours de l’activité politique de la cité ». Dès lors, il ressort des entretiens une approche très littérale de ces textes. Ces derniers sont appréhendés comme étant non seulement des réponses à leurs questions mais encore une manière de structurer leur vie.

Le Coran et les différents  hadiths représentent un dogme, une science exacte synonyme de vérité mais qui appellent tout de même à une discussion quant à l’interprétation à donner. Là se trouve tout le paradoxe, puisqu’en dépit d’une approche très littérale de tous les acteurs djihadistes interrogés revendiquer une «raison individuelle» ainsi qu’un «dialogue contradictoire» dans leur manière de considérer leur religion. Le texte religieux serviteur deis, c’est donc l’interprétation des textes religieux qui est soumise à discussion.
(Suite et fin)
Les propos rapportés également mettent en exergue la relation intime, voire mystique, que ces personnes interrogées entretiennent avec Dieu. Ainsi, Dieu, comme l’islam, est une figure «pour guider, récompenser, et ceux qui acceptent de mettre en place son service». Cela se traduit par des rituels religieux qui sont survalorisés et appris dans l’isolement, souvent sur internet. E-mail: est le même qu’un texte à adorer, un modèle de privé privé, une circonscription politiquement et une épée, et leur aboutissement est l’instauration d’un territoire, au sens géographique, où une communauté peut vivre suivant les lois de sa religion.
Les entretiens s’attachent aussi à ce qui motive les personnes interrogées à entretenir ces rapports à la religion. Tout d’abord, les personnes incarcérées, un discours victimaire sur l’islam et la communauté musulmane et doivent subir une méfiance à l’égard de leur religion qui se manifeste quotidiennement. Ensuite, ces personnes font parfois état de «chocs moraux», c’est-à-dire «la confrontation avec un événement particulièrement choquant, instillant chez quelqu’un qui est confronté à un sentiment de dégoût et de colère débouchant sur la nécessité d ‘un engagement, est inévitable’. Ils sont de plusieurs ordres: les violences subies par les populations musulmanes sunnites qui sont véhiculées par le biais de vidéos et d’images sur internet;les répressions subies lors d’interrogatoires policiers le plus souvent assorties d’actes de torture; le sentiment de harcèlement administratif ou policier quotidien éprouvé par ceux qui affichent leur appartenance religieuse. Enfin, certains concernés dans l’islam mayveillant, fusionnel », a été traduit en anglais.
La question terroriste et du djihad est partie prenante de ces entretiens. La violence est un élément central dans le discours des personnes rencontrées. Ils ont une vue de leur croyance ou encore incarnant une réaction juste à une répression lieu de l’occident. Cette violence est perçue comme une justice à laquelle la croyance ne se sépare pas; elle a une portée prophylactique permettant de protéger la communauté musulmane. Pour ces personnes incarcérées, cette violence est certainement l’Occident mais surtout la communauté chiite qui apparaît comme l’ennemie suprême.Les treize détenus manifestent, assez logiquement, une fascination pour les deux organisations islamistes combattantes les plus présentes sur le terrain militaire, à savoir l’État islamique et Al-Qaïda.
Au-delà des questions religieuses, l’essai s’intéresse à la vision de ces djihadistes de la France ou de la démocratie. S’agissant de la France, une contradiction apparente entre un côté et le respect de la France, ses valeurs et ses institutions et, d’un autre côté, un rejet de ce pays à raison de son sentiment de stigmatisation. La démocratie en général est aussi contestée. Les personnes interrogées dans la vision d’un système politique fragile, faible, corruptible et que la religion est juste et droite. De même, d’un point de vue philosophique, en substituant à Dieu le peuple comme source de légitimité la démocratie fragilise la religion.
Quant à leur vision de la vie en société, les personnes interrogées sanctionnent la laïcité qui représente une guerre culturelle et idéologique dirigent l’islam en France. Ils prônent, par ailleurs, une virilité sur l’image de «l’homme guerrier».
Ainsi, malgré la dangerosité du cadre idéologique qui anime ces détenus interrogés, ils ne sont ni fous ni – car ils ont un argumentaire étayé – ni ignorants – car certains ont des preuves de centres d’intérêts intellectuels et quelques-uns ont validé un niveau d’études supérieures. Les entretiens contenus dans ce test permettent de comprendre la vision du monde de ces hommes qui font la police d’une volonté forte de vivre dans un système islamique où la dangerosité s’incarne dans un lien littéral établi entre le texte et l’exigence de violence religieuse à l’encontre des mécréants et des renégats.

Dans Les médias: 
«Attentats:« Les djihadistes les soldats politiques sont Menant Une guerre folle », Anna Benjamin ( L’Express , 21 août 2017) 
« Terrorisme: une enquête sur la radicalisation pour comprendre les djihadistes », Pascale Egré ( Le Parisien) ) «En sol majeur: Bilel Aïnine», Yasmine Chouaki ( RFI , 9 septembre 2017) «Les djihadistes bien , plus Sont ne wants Qu’on rationnels pas croire», Jean-Luc Martin-Lagardette ( Ouvertures , 3 septembre 2017) 
«Djihadisme : au Parlant avec les soldats de Dieu », Doan Bui ( L’Obs , 6 septembre 2017) 
« Terrorisme: pourquoi sont-ils devenus jihadistes? », Grand Soir 3 ( France 3, 7 septembre 2017), 8 septembre 2017) 
«L’état doit comprendre le phénomène djihadiste pour mieux faire face», Ivancé Trippenbach ( L’Opinion

, 15 septembre 2017) 
«Le choix des mots au choix des armes: la radicalité partout? (2ème partie) », Guillaume Erner ( France Culture , 15 septembre 2017) 
« Les Chiites? L’Occident? Israël ? Mais au vrai, qui est vraiment l’Ennemi selon les djihadistes? », Bonnes feuilles ( Atlantico , 17 septembre 2017) 
« Bilel Ainine: «Les jeunes djihadistes développent un discours très ambivalent sur la France», Edouard de Mareschal ( Le Figaro , 21 septembre 2017) 
«Soldats de Dieu. Un islamiste à propos des Français: «Ils sont déjà vieux, ce n’est pas un pays de combattants …» »( Breizh Info.com , 24 septembre 2017)
«Les soldats de Dieu: dans la tête des djihadistes incarcérés», Sibylle Laurent ( LCI)26 septembre 2017)

La source:

https://jean-jaures.org/nos-productions/soldats-de-dieu-paroles-de-djihadistes-incarceres

Le Coran incite-t-il à la violence?
 
 Les détracteurs de l’ Islam  ne retiennent plus le  Coran  que ses versets médians et plus encore ceux qui traitent de la guerre et de la paix. Ils en concluent que la dernière révélation prêche la violence. En fait, ils font preuve d’une totale ignorance de la religion islamique mais aussi d’une mauvaise foi. L’objet de cette étude consiste à répondre à ceux qui accusent les textes coraniques d’incitation à la violence.

Pour comprendre les thèmes développés par le Coran, il convient de placer dans leur contexte. Il n’est pas judicieux de l’analyseur sans tenir compte de leur temporalité. Le Coran serait inintelligible, si nous passions sous silence le très grand nombre de versets d’une humanité supérieure. Mais ce n’est pas l’objet de cet article. Les ignorants, les calculateurs, les détracteurs, les pourfendeurs de la foi et les très nombreux gens de mauvaise foi s’attachent à lire les vingt-neuf (29) versets prétendument violents mais ne prennent pas en considération les autres six mille deux cents trente six (6236) versets qui présentent tout le Coran.

 

Un cet effet, nous n’observons que quelques versets mis en cause. Nous montrons que leur contenu est légitimé par les conditions et les circonstances de leur époque et les Etats de notre siècle, eux-mêmes, pris pour eux-mêmes.

Premier verset:

«  Combattez dans la Voie de Dieu, ceux qui vous combattent, sans jamais outrepasser les limites permises, car Dieu n’aime ceux qui transgressent.  » (S.2, 190)

C’est le premier verset ordonnant de repousser toute agression conte les musulmans. Nous relevons plusieurs remarques dont la plus importante montre en islam la guerre est défensive. En effet, ce n’est pas une guerre déclarée à tous les peuples et à toutes les nations, mais elle s’en sert pour  ceux qui vous combattent. C’est un droit de se défendre contre un ennemi, en l’occurrence les polythéistes mecquois. Il impose des limites comme le fait d’interdire les guerres préventives. Cet impératif est inclus dans cette expression:  Dieu n’aime pas les transgresseurs.  N’est-ce pas que cet engagement dans la guerre contre l’agresseur est un droit reconnu aujourd’hui par toutes les puissances de la terre?

 

Deuxième verset  :

«  Tuez (les polythéistes) où vous vous trouvez et chassez-vous où vous êtes chassés, voiture la subversion (al-fitnatu)  [1] est le pire que le meurtre. Ne les combattez pas auprès de la Mosquée sacrée, à moins qu’ils vous attaquent les premiers. Dans ce cas, n’hésitez pas à tuer. Ce sera la juste récompense des infidèles.  »  (S.2, 191)

Mohammad Chiadmi, auteur de la traduction du Coran, où nous empruntons les citations, pour cette explication du verset:  «Dieu autoriser les musulmans à se défendre contre les agressions des Qorayshites qui ont été persécutés et chassés de leurs demeures.Dans ce contexte, ce verset appelle les musulmans à riposter contre toutes ces agressions et à lutter pour reconquérir leurs terres. »

 Il faut rappeler que les musulmans étaient, à la Mecque, persécutés par les polythéistes. Certains d’entre eux ont été tués. Ces conditions sont les mêmes que celles de leurs ennemis, qui ont été accaparés par leurs ennemis de Qoraysh. Le Coran ne fait qu’applaudir les croyants à prendre les armes dans le mais mais de leurs biens et de pouvoir servir leur religion. N’est-ce pas un droit légitime, reconnu aujourd’hui par le droit international, de prendre ce qui a été pris par l’ennemi et de défendre notre droit de pratiquer la religion? justement la raison d’être, entre deux, deux guerres mondiales.
 

Bien que le verset prévoit de combattre l’ennemi, il est seulement une réserve:  «Ne les combattez pas auprès de la Mosquée sacrée». Il n’en reste pas moins que  vous attaquerez aux premiers ministres, dans ce cas n’hésitez pas à tuer. »  C’est encore une autre preuve que la guerre en islam revêt un caractère défensif. Pourtant, ce qui dérange  Eric Zemmour , Alain Finkielkraut, Michel Onfray et compagnie, c’est un genre de passage: «  N’hésitez pas à tuer». C’est comme si au cours des guerres, les hommes ne s’entretuaient pas mais combattaient en se donnant l’accolade ou en se jetant des fleurs. Mais voilà, ce qui est valable pour les uns n’est pas admis pour les autres.

 

Il ya un fait marquant que les non-musulmans présentent l’esprit, c’est la clémence que l’Islam préconise en maintes occasions. En effet, le Prophète (pp) a accordé le pardon à tous ses ennemis après son triomphe et son entrée victorieuse à la Mecque. Cette décision du Messager de Dieu (pp) représente une source de droit. Est-ce que les Occidentaux sont pardonnés à leurs ennemis au lendemain des deux guerres? Les juifs continuent, jusqu’à ce jour, à pourchasser les nazis de la seconde guerre.

(Suite)

Troisième verset  :

«Combattez-les sans répit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion et que le culte soit rendu à Dieu. S’ils cessent le combat, ne verse pas les hostilités contre les injustes récalcitrants . » (S.2, 193)

Pourquoi généraliser ce verset et l’appliquer à notre époque? Il est bien temporel est question question des polythéistes mecquois de l’époque du Prophète (pp). Ce sont eux les agresseurs, et les musulmans sont des crées à défendre et à leur religion leur religion qui n’a pas associé à révisé l’exercice. Est-ce que la France, aujourd’hui, ne se défendrait pas militairement s’il le fallait, si un pays tentait, par exemple, de saborder la religion catholique? Elle a bien fait pour les raisons politiques et économiques pendant les deux grandes mondiales.

 

Quant à ces « djihadistes » qui sèment la haine meurtrière, ils n’ont pas compris ou ne veulent pas comprendre le sens temporel du verset. Il est clair qu’il énonce une déclaration de guerre à des polythéistes et non à tous les non-musulmans pour le soumettre à la religion de Dieu. Agir de la sorte, c’est contredire ce verset fondamental qui stipule clairement:  «Nulle contrainte en religion» .

Nous voyons que le Coran ne prêche pas la guerre à tout moment et à tout instant, l’article recommande  l’arrêt des hostilités à  l’ennemi  Il n’est pas contre les injustes; c’est ce que font présentement tous les Etats du monde. Pourquoi donc les analystes islamophobes ne prennent-ils pas en considération cet important et vital aspect de la question?

Quatrième verset  :

«Il est prescrit de combattre et cette prescription vous avez horreur. il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose qui soit bien pour vous; et il se peut que vous chérissiez une autre, alors elle constitue un mal pour vous. Dieu le sait; mais vous ne savez pas. » (S.2, 216)

Ce verset énonce deux valeurs qui ont cours à parcourir toutes les époques et toutes les générations. Il s’agit, d’abord, de tous les gens qui détestent la guerre et la violence d’une manière générale. Ensuite, cette valeur se rattache à ces questions que nous recevons notre approbation mais qui, pourtant, se révélent être par la suite contre nos intérêts. Il est également fait référence à ces questions que nous désapprouvons sur le moment mais qui s’avèrent par la suite favorable à nos intérêts.

Quoiqu’il en soit, le verset énonce un principe général admis par tout le monde, y compris à notre époque: l’obligation d’engager une guerre défensive en cas d’agression, et la riposte à toute attaque diffamatoire à titre individuel, en temps de paix, s’imposer à tous les peuples agressés et à toutes les personnes diffamées. Il s’agit, pour les uns, de repousser l’agression d’un ennemi et, pour les autres, de défendre leur honneur et leur dignité.

Cinquième verset  :

«Prophète! Rappelle-toi le matin où tu laisses ta famille pour aller placer les croyants à leurs postes de combat, alors que Dieu entendait et savait tout! »  (S.3, 121)

Ce verset est bien personnel, c’est essentiellement l’appel au prophète. Il ne généralise pas non plus l’appel, dès lors qu’il fixe une époque donnée. En effet, il est question, dans ce verset, de la préparation de la bataille qui va se dérouler à Ou h oud. C’est un appel relatif à la préparation de défendre dans cette localité contre un agresseur, en l’occurrence les polythéistes. Cet ennemi a voulu la guerre et le Coran imposent aux musulmans de se défendre.

Lequel d’entre les européens en général, et d’entre les Français en particulier, ne se défendrait pas pour étouffer les voies de la violence? N’est-ce pas ce que la police, de nos jours, les États de tous les continents pour ceux qui veulent semer la terreur et rompre le cordon de la paix et de la miséricorde? Les musulmans combattent aussi bien que les musulmans qui combattent au nom de l’islam, alors qu’en réalité, ils ont l’un ou l’autre de leur point de vue ou trahissent la doctrine coranique.

(Suite)

Sixième verset  :

«Combien de prophètes, suivis d’un grand nombre de disciples, ont combattu pour défendre la Cause de Dieu, sans jamais laisser tomber les épreuves, ni faiblir ni abandonner la lutte! Dieu aime les gens persévérants. »  (S.3, 146)

Si la France était attaquée par un État voisin et si les autorités françaises ont demandé, à Alain Finkielkraut ou à Michel aufray de rédiger un appel contre ceux qui ont envahissent leur pays et oppriment leurs concitoyens, n’exprimeraient-ils-pas d’idées – ce que le fait  de « ne pas se laisser abattre par les épreuves »? Certainement, ils exhortaient leurs compatriotes «  à ne pas faiblir ni abandonner la lutte »! Qu’y at-il donc de répréhensible dans ce verset? Absolument rien, à moins d’être mauvais et de proclamer que ce soit bon pour eux est mauvais pour les autres.

Il ne sert à rien d’être un homme d’être un philosophe s’il manque d’objectivité et si, au lieu de comprendre ses vis-à-vis et de discuter pacifiquement avec les gens qui ne font pas ses idées, il excelle à interpréter à sa manière et, partant, les accable de calomnies, en s’entêtant de surcroît à examinateur leurs discours selon des inclinations philosophiques ou des doctrines politiques douteuses.

Septième verset:

«Ils vous font perdre votre foi comme ils l’ont eux-mêmes perdue pour que vous soyez tous pareils. Ne sont pas des liaisons avec eux, ils ne seront pas résolus dans la Voie du Seigneur. Choisissez optent carrément pour l’apostasie, saisissez-les et tuez-les tous où vous les trouviez! Gardez-vous de prendre parmi eux des amis ou des auxiliaires. »  (S.4, 88)

Il convient de placer le verset dans son contexte. Voici ce que Mohammed Chiadmi, auteur d’une traduction du Coran, dit au sujet de verset:  «Il fait allusion à la situation de conflit dans lequel se trouve la communauté à Médine. Certains individus, des hypocrites, se convertissaient à l’islam, s’immisçaient dans la communauté des croyants, récoltaient les informations et reniaient toujours leur religion en transmettant ces informations aux ennemis de l’islam.Pour ces traîtresses de guerre, la condamnation est la peine de mort comme stipule ce verset. Celui ou celle qui quitterait sa religion par conviction, sans chercher à trahir par la suite l’islam et les musulmans, n’entre pas dans cette catégorie. »

Dans toutes les guerres, les espions, les détenus comme des traîtresses, sont condamnés à mort et fusillés. Pourquoi, quand le Coran préconise le même traitement à l’islam et aux musulmans, comme Michel Onfray, insurgé contre cette décision? Ils parlent alors de violence.Est-ce que la violence engendrée par l’Occident en temps de guerre est plus douce que celle qui parle la révélation? Devons-nous comprendre que pour ce philosophe, les espions ne doivent pas être condamnés, «par humanisme», à peine de peines, par un simple tribunal correctionnel?

Huitième verset  :

«La seule récompense de ceux qui font la guerre à la religion de Dieu et à son Fils prophète, et qui cause le désordre sur la terre, qui sont mis à mort, crucifiés ou amputés d’une main et d’un pied par ordre croisé, ou ils sont expulsés du pays. Ce sera une dégradation pour eux dans ce monde, en plus du terrible châtiment qui les attendent dans la vie future. »  (S.4, 33)

Le verset pose le cas de ceux qui sèment le trouble dans une société, propageant la corruption sur terre et des criminels d’une manière générale. Le Coran prévoit plusieurs peines: la condamnation à mort, la crucifixion, l’amputation d’un membre et l’exil.

Certes, il est indiscutable que certaines peines, prévues par le Coran, sont inadmissibles à notre époque. Cependant, elles étaient en vigueur à ce moment chez les musulmans et chez d’autres peuples. Les structures juridiques n’ont pas perfectionné dans ces siècles recules et, ce qui a envoyé ces peines à cette époque, c’est qui n’a aucune institution carcérale. Que faire alors, faute de prison, fallait-il laisser les criminels en liberté?

(Suite et fin)
Neuvième et dixième verset:

«  A l’expiration des mois sacrés, tuez les polythéistes partout où vous les trouverez! Capturez-les! Assiégez-les! Dressez-leur des embuscades! s »ils se repentis ,, si la complainte  s ALAT, a voulu s’acquittent de la zakât, laissez-les dans la paix Dieu est Clément voiture et Miséricordieux.  »  (S.9, 5)

«Combattez-les donc! Dieu les châtiera par vos mains et la couverture d’ignominie. Il vous donne la victoire sur eux, apaisera le coeur des croyants. »  (S.9, 14)

Il est tout à fait naturel que, en période de guerre, les autorités, les consignes sur la façon de lutter contre l’ennemi. Dans ces versets, le Coran ne fait qu’enseigner les différentes manières de combattre un ennemi. Il n’y a rien d’étonnant à cet aspect de la guerre. Il est apparent que ce n’est pas une guerre conventionnelle. Les résistants français et les maquisards algériens opéraient de la même façon, les premiers contre les allemands, et les secondes contre les soldats de l’armée française. Les uns et les autres «  assiégeaient», «capturaient», «dressaient des embuscades» …  Si, dans ces versets, les objectifs ne sont pas les mêmes (pour les uns, c’est la politique, et pour les autres, c’est la religion), leur revêtent, le même caractère libérateur.

L’islam projette de réunir et d’unir les hommes et les femmes dans une forme d’organisation sociale où s’impliquent la solidarité humaine, le respect des croyances, des cultures et de toutes les libertés fondamentales, dans la mesure où elles ne l’atteinte de l’unité de Dieu et de ses grands préceptes. Si des versets apparents «violents» sont des contenus dans le Coran, c’est seulement pour le titre défensif, donc pour repousser les agressions, comme par exemple l’expulsion des gens de leurs terres, à l’époque du Prophète (pp) L’empêchement de la liberté de circulation des idées religieuses et des injustices imposées aux plus faibles.

C’est le propre de toutes les sociétés anciennes et contemporaines, comme c’est le cas en France et dans d’autres pays d’Europe, à la suite d’attentats meurtriers, de prescrire les règles qui incitent à leurs membres à faire vigilants et disposés à se défendre. Pourquoi donc refuse-t-on à l’islam que les états dits modernes s’appliquent à eux-mêmes, à leur ordre militaire militaire pour bien mener des guerres? Le coran ne fait rien d’autre que de formuler, sous forme de versets, les règles de conduite doivent être respectées à temps de paix et de temps de guerre, lorsque les exigences de l’exigeant.

Source:

https://oumma.com/auteur/tahar-gaid/

                     Avis des ulémas (savants de l'Islam) interdisant le terrorisme

Ceux qui agressent les gens en paix font partie soit de la secte des Kharijites, soit ce sont des bandits de grand chemin ou des rebelles (contre le pouvoir en place). Et on se doit de prendre avec chacune de ces catégories des mesures sévères, qui mettent une fin radicale à leur entreprise, et qui mettent les musulmans et les non-musulmans (appartenant aux trois catégories citées ci-dessus) à l’abri de leur mal. 

Quant à ceux qui font exploser des bombes, où qu’ils se trouvent, et qui prennent les vies d’innocents, détruisent les biens respectés - des musulmans et des non-musulmans - [tuent les hommes et] rendent ainsi les femmes veuves, et les enfants orphelins, Allah a dit à leur sujet : 
«Il y a parmi les gens celui dont la parole sur la vie présente te plaît, et qui prend Allah à témoin de ce qu'il a dans le cœur, tandis que c'est le plus acharné disputeur. -* - Dès qu'il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n'aime pas le désordre ! -*- Et quand on lui dit: "Redoute Allah", l'orgueil criminel s'empare de lui. L'Enfer lui suffira, et quel mauvais lit, certes!! » (Sourate 2; 204/206) .Voir article détaillé à la source :

Source :

http://http://www.alghourabaa.com/index.php/mise-en-garde/le-terrorisme/209-les-savants-de-l-islam-se-prononcent-sur-le-terrorisme-sous-toutes-ses-formes.html

 

Que dit l'islam à propos du terrorisme?

L'islam, qui est une religion de miséricorde, ne permet pas le terrorisme.  Dans le Coran, Dieu a dit: 

 Dieu ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures.  Car Dieu aime les équitables.  (Coran, 60:8)

Le prophète Mohammed  interdisait aux soldats de tuer des femmes et des enfants,1 et il leur conseillait: {... Ne trahissez pas, ne soyez pas excessifs, ne tuez pas un nouveau-né.}2 Et il a aussi dit: {Quiconque a tué une personne qui avait fait un pacte (de non-agression) avec les musulmans ne sentira pas l'odeur du Paradis, même si son parfum peut être senti à une distance équivalant à quarante ans.}3

Le prophète Mohammed  a aussi interdit de punir les gens par le feu.4

Une fois, il a classé le meurtre comme deuxième péché majeur5, et il a même averti les gens que: {Les premiers cas à être jugés entre les gens au Jour du Jugement seront les cas d'effusions de sang.6}7

Les musulmans sont même encouragés à être bons envers les animaux et il leur est interdit de leur faire du mal.  Une fois, le prophète Mohammed  a raconté: {Une femme a été punie pour avoir emprisonné un chat jusqu'à ce qu'il meure.  À cause de cela, elle a été condamnée à l'Enfer.  Elle l'avait emprisonné sans lui donner à manger ni à boire, et sans le libérer pour qu'il puisse manger les insectes de la terre.}8

Il a aussi raconté qu'un homme ayant donné à boire à un chien assoiffé, Dieu lui pardonna ses péchés pour cette action.  On demanda au prophète : "Ô messager de Dieu, sommes-nous récompensés pour le bien que nous faisons aux animaux?"  Il répondit: {Pour toute créature vivante, il y a une récompense à qui leur fait du bien.}9

Par ailleurs, lorsque les musulmans tuent un animal pour se nourrir, ils doivent le faire de la façon qui cause le moins de frayeur et de douleur possible.  Le prophète Mohammed  a dit: {Lorsque vous égorgez un animal, faites-le de la meilleure façon.  Vous devez bien aiguiser votre couteau afin de faire souffrir l'animal le moins possible.}10

À la lumière de ces textes et d'autres textes islamiques, le fait de provoquer la terreur dans les coeurs de civils sans défense, la destruction massive d'édifices et de propriétés, le bombardement et la mutilation d'hommes, de femmes et d'enfants innocents sont tous des actes interdits et détestables aux yeux de l'islam et des musulmans.  Les musulmans pratiquent une religion basée sur la paix, la miséricorde et le pardon, et la vaste majorité d'entre eux n'ont rien à voir avec les violents événements que certains associent aux musulmans.  Si un musulman commettait un acte de terrorisme, il serait coupable d'avoir violé les lois de l'islam.

Notes:

(1) Rapporté dans Sahih Mouslim, #1744, et Sahih Al-Boukhari, #3015. Retour au texte

(2) Rapporté dans Sahih Mouslim, #1731, et Al-Tirmizi, #1408. Retour au texte

(3) Rapporté dans Sahih Al-Boukhari, #3166, et Ibn Majah, #2686. Retour au texte

(4) Rapporté dans Abou-Dawood, #2675. Retour au texte

(5) Rapporté dans Sahih Al-Boukhari, #6871, et Sahih Mouslim, #88. Retour au texte

(6) Cela signifie tuer et blesser.  Retour au texte

(7) Rapporté dans Sahih Mouslim, #1678, et Sahih Al-Boukhari, #6533. Retour au texte

(8) Rapporté dans Sahih Mouslim, #2422, et Sahih Al-Boukhari, #2365. Retour au texte

(9) Ce hadith de Mohammed  est mentionné de façon plus détaillée sur cette page.  Rapporté dans Sahih Mouslim, #2244, et Sahih Al-Boukhari, #2466. Retour au texte

(10) Rapporté dans Sahih Mouslim, #1955, et Al-Tirmizi, #1409. Retour au texte

http://www.islam-guide.com/fr/ch3-11.htm

Les puissances occidentales ont armé et financé les mouvances terroristes les plus redoutables

Economiste de profession, Georges Corm  fait autorité à propos du Moyen-Orient et de la Méditerranée. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence sur ces questions. Il a été ministre des finances du Liban entre 1998 et 2000. Il est aujourd’hui consultant auprès d’organismes internationaux et d’institutions financières. En visite en Corse, Georges Corm a fait l’honneur au Ribombu de lui accorder une interview exclusive. Nous avons fait le choix de la publier en deux volets. La première partie est consacrée à l’analyse géopolitique des dérives djihadistes, revêt un intérêt particulier au regard des évènements récemment intervenus en France.

 

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U Ribombu : L’attaque du Charlie Hebdo et les événements qui ont suivi posent la question de la place de l’Islam en Europe. N’est-ce pas là une mauvaise orientation ?

L’explication de cet acte odieux ne requière pas que l’on s’interroge sur l’attitude des « musulmans » en général ou sur les rapports de cette barbarie avec une des grandes religions du monde pratiquée par un milliard et demi d’habitants sur les cinq continents. Je pense qu’une telle approche sème encore plus la confusion dans les réactions et émotions à de tels évènements. Elle participe de la thèse huntingtonienne sur le choc des civilisations, devenue tellement prégnante,  et qui continue d’échauffer les esprits dans le monde musulman comme le monde euro-américain.

En revanche, il faut s’interroger sur les responsabilités politiques dans l’instrumentalisation des religions, et plus particulièrement des religions monothéistes, dans les jeux de la géopolitique mondiale, notamment depuis l’époque de la Guerre froide. A partir de l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS en 1979, des dizaines de milliers de jeunes arabes ont été recrutés, entraînés militairement et idéologiquement sous l’étendard du « jihad », pour aller se battre contre les « infidèles » et « athées » de l’armée soviétique qui avaient envahi ce pays. Ceci s’est fait ouvertement sous incitation américaine officielle par le truchement des deux gouvernements d’Arabie saoudite et du Pakistan, lesquels ont adopté des « versions dures » de la sharia musulmanes enseignées dans des centaines d’écoles coraniques à leurs jeunes enfants. En fait, l’armée américaine encore traumatisée par la défaite du Vietnam a pu ainsi éviter à l’époque d’intervenir directement sur le terrain. Elle l’a fait par des « proxies » et ce dernier affrontement de la Guerre froide a été ainsi gagné par les Etats-Unis. Le théoricien de cette mobilisation de l’Islam a été Zbidigniev Brejenzki, conseiller pour la sécurité du président Carter.

Suite de l'interview

Au cours de la guerre d’Afghanistan s’est constituée l’organisation d’Oussama Ben Laden, lui-même saoudien, dénommée Al Quaëda, qui a appuyé le mouvement des Talibans lequel a été à l’origine largement une création du gouvernement du Pakistan avec la bénédiction américaine. Al Quaëda va ainsi devenir une internationale de combattants islamiques aux emplois multiples, car une fois cette guerre terminée, on la retrouvera dans divers pays africains – notamment le Nigeria, le Mali et la Somalie – mais aussi en Bosnie, en Tchétchénie, au Caucase, en Russie, de même qu’aux Philippines, en Chine (surtout au Xing Quiang province a majorité musulmane) et au Myanmar. Si les grands attentats anti-occidentaux ont polarisé tous les regards et l’attention médiatique (attaques en Afrique contre des ambassades américaines en 1997, attentats du 11 septembre 2001, attentat de Madrid en 1995 et celui de Londres), on oublie toujours le nombre effarant de victimes que cette internationale terroriste a causé dans le monde arabe et musulman et d’autres pays depuis un quart de siècle, par des centaines d’attentats, sans que cela ne suscite de grandes émotions dans les médias occidentaux, sauf si des touristes ou autres personnes de nationalité européenne ou américaine en ont été aussi  victimes.

U.R. Le débat porte sur l’ opposition « liberté d’expression » / « interdiction du blasphème », n’existe-t-il pas une voie médiane, plus sage ?

Dans mes ouvrages et articles, cela fait longtemps que j’ai plaidé pour un « moratoire » sur les discussions répétitives,  monotones et stériles de la religion musulmane aux Etats-Unis et en Europe,  qui se déroulent depuis plusieurs décennies maintenant et sont devenues un « business » médiatique et même académique. Ceci contribue à raidir les attitudes dans les sociétés musulmanes et joue dans le camp des terroristes. J’ai insisté aussi sur l’urgente nécessité de parvenir à un consensus international, éventuellement à travers une résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui déconseillerait de s’en prendre aux fondateurs des grandes religions, qu’il s’agisse de Jésus, de Mahomet ou de Bouddha ou d’autres. Car l’être humain a besoin d’une dose de sacré ou d’absolu dans son existence, même lorsque la société est sécularisée. Dénigrer ou tourner en dérision sous quelle que forme que ce soit,  les fondateurs de religions qui ont des milliards d’adeptes me paraît sous cet angle inconvenant. Le Christ peut-il être tenu pour responsable des Croisades, de la colonisation de la plupart des sociétés musulmanes par l’Europe, du génocide des Indiens des Amériques ou de celui des communautés juives européennes sous l’horreur du régime nazi ? Je dois dire que moi-même, qui ne suis guère pratiquant de la religion chrétienne dans laquelle j’ai été élevé, éprouve un malaise profond lorsque je vois des caricatures du Christ, comme celles de Mahomet ou d’autres héros du domaine du sacré religieux. Je pense que beaucoup de personnes en Europe ou aux Etats-Unis éprouvent le même sentiment. Bien sûr, ceci ne peut en rien  participer à une justification quelconque de l’acte terroriste barbare qui vient d’avoir lieu à Paris et de ses suites immédiates qui ont abouti aux meurtres d’autres innocents.

Suite de l'interview

Un tel moratoire sur des caricatures des fondateurs du sacré ne signifierait d’ailleurs absolument pas une atteinte à liberté d’expression, car bien sûr aucun type de restrictions ne devrait être mis aux études d’histoire, d’archéologie, d’anthropologie, de sociologie des religions. Le grand orientaliste Maxime Rodinson (1915-2004) a écrit il y a quelques décennies une biographie de Mahomet sans complaisance, alors qu’il se rendait souvent au Liban, en Egypte ou dans d’autres pays arabes, il n’a jamais reçu de menaces de mort. Simplement depuis la première guerre d’Afghanistan la manipulation immodérée à but politique des trois grandes religions monothéistes et, plus particulièrement l’Islam, a créé une atmosphère empoisonnée. Nous avons bien vu à quoi a mené cette manipulation dans le cas de la Syrie où les puissances occidentales et leurs alliés des régimes arabes et de la Turquie ont armé et financé les mouvances terroristes les plus redoutables pour tenter de faire tomber le régime de Bachar el Assad, allié de l’Iran et qui a soutenu de concert avec ce pays le Hezbollah libanais : d’où le désir de se débarrasser de ce régime par les mêmes moyens que ceux employés autrefois lors de la première d’Afghanistan, sans mettre de troupes au sol comme en Irak, invasion aux conséquences catastrophiques, comme on le sait.

La mouvance de Daëch est d’ailleurs venue d’Irak et s’est étendue en Syrie et celle-ci a pu s’emparer de vastes territoires en Irak même, puis en Syrie à la faveur de la déstabilisation extrême de la société iraquienne, causée par 13 années d’embargo économique impitoyable dont a souffert le peuple iraquien et non ses dirigeants, puis de l’invasion de ce pays par les Etats-Unis en 2003, sous le prétexte mensonger d’armes de destruction massives ou de relations de Saddam Hussein, le chef de l’Etat irakien, avec Al Quaëda, mensonge encore plus grossier, car ce dernier était considéré comme un mécréant à abattre par les mouvances radicales islamiques. Suite à l’invasion de 2003, le pouvoir irakien a été réorganisé par les Etats-Unis de façon à consacrer une hostilité permanente entre la communauté chiite et la communauté sunnite. Le nombre de victimes chaque année du terrorisme « jihadiste » quotidien en Iraq est de plusieurs milliers. Il s’agit là de musulmans qui tuent d’autres musulmans et non point des occidentaux.

La complaisance avec laquelle ces mêmes mouvances « jihadistes » ont été encouragées à aller se battre en Syrie par certains pays européens, notamment la France, ainsi que les Etats-Unis, de même que l‘hystérie « moralisatrice » contre le chef de l’Etat syrien par les dirigeants français, américains ou autres dirigeants européens, n’a pu bien sûr qu’encourager des jeunes musulmans européens de souche ou non, a partir se battre là bas, en toute bonne conscience, venant ainsi gonfler le nombre de combattants de ces réseaux dits « jihadistes » soutenus, financés et armés par plusieurs puissances européennes et les Etats arabes alliés, ainsi que la Turquie. Lors de leur séjour là-bas, ils ont été encore plus endoctrinés et amener à commettre des attentats contre leur propre pays. Cela a été pareil pour la génération précédente de « jihadistes » qui s’étaient battus au profit des Etats-Unis en Afghanistan et ont mené des opérations terroristes en Europe et aux Etats-Unis. Qui sème le vent récolte la tempête !

La nouvelle « coalition » militaire contre Daëch montée par les Etats-Unis n’est d’ailleurs intervenue que lorsque la zone autonome du Kurdistan irakien – où ils ont de gros intérêts – a été menacée d’être envahie elle aussi par Daëch. C’est un « remake » sur le plan médiatique et politique de la coalition contre l’Afghanistan et contre l’Irak de 2003, mais sans intervention au sol.
Enfin, comment ne pas évoquer la déstabilisation complète du monde arabe par la politique de George W. Bush et son désir de remodeler le Moyen-Orient à travers la doctrine de la guerre contre le terrorisme qui l’a amené à envahir deux pays musulmans. Il a obtenu le résultat contraire, ce qui était prévisible, c’est-à-dire le développement accéléré du terreau sur lequel prospère le terrorisme et ceux qui le manipulent. Puis plus récemment, un autre facteur important de la vague actuelle de terrorisme a été constitué par les interventions musclées de membres de l’OTAN en Libye, mais aussi les interventions en Syrie par mouvements jihadistes interposés, dans le sillage des révoltes populaires arabes de 2011. Or  seules les révoltes qui sont restées pacifiques – et ce malgré le nombre de victimes civile de la répression chez les manifestants – ont obtenu des résultats, comme  celles de l’Egypte (avant la chute du gouvernement Frères musulmans) et bien sûr celle de la Tunisie. Les interventions externes ont malheureusement contribué à faire échouer ces grandes révoltes populaires pacifiques.

Suite de l'interview

Ajoutons aussi que ce qui évidemment n’aide pas c’est l’existence d’Etats (Arabie saoudite ou Pakistan ou Israël ou l’Iran depuis la prise de pouvoir de l’Imam Khomeiny et des religieux à l’encontre des partis laïcs) ou des gouvernements, comme celui d’Erdogan en Turquie, qui entendent parler au nom de tous les croyants d’une religion donnée ou de ceux qui sont nés dans ces religions.

U.R. À lire la presse, les religions musulmanes porteraient un violence intrinsèque. N’est-il pas aujourd’hui nécessaire de tordre le coup à cette idée ?

Comme je vais l’expliquer plus en détail, les sociétés dites occidentale ne sont exposées que marginalement aux actes des mouvances terroristes qui prétendent se placer sous le signe de la défense de la religion musulmane et de ses adeptes, car les plus grands, plus meurtriers (endroits de celui du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et celui de 2005 à Madrid) et les plus nombreux actes terroristes sont ceux qui ont lieu dans le monde musulman. Mais pour ce qui concerne votre question sur les rapports entre la religion musulmane et la violence, il n’y a pas dans l’islam de bases doctrinales incitant ou légitimant de telles violences. Le droit musulman a codifié très tôt et très clairement les raisons de déclarer une guerre entre un Etat musulman et un autre Etat qui ne l’est pas, notamment en défense à une attaque. Ce droit de la guerre a mis des règles déjà assez proches pour l’époque (VIIè siècle) de ce que seront 13 siècles plus tard les Conventions de Genève et le développement du droit humanitaire. Mais surtout, le droit musulman traditionnel n’incite pas du tout des individus à se substituer à la « Oumma » ou collectivité des croyants pour mener une guerre au niveau individuel contre des ressortissants d’autres Etats musulmans ou non musulmans. Bien plus lorsque cela est arrivé dans l’histoire des sociétés islamiques, cela a été décrit comme la source de discordes malfaisantes pour la société (la « fitna »), et donc hautement condamnables. En réalité, sur le plan du droit musulman, seuls les autorités constituées peuvent déclarer une guerre (Calife ou Commandeur des croyants autrefois ou chefs d’Etats modernes).

Il faut ajouter ici que dans les nombreux attributs de Dieu que l’on trouve dans le texte coranique, celui qui est cité le plus souvent c’est celui de la « miséricorde » et de la « compassion ». N’oublions pas que l’islam se réclame du premier fondateur du monothéisme, Abraham, qu’il reconnaît l’existence de tous les prophètes de l’Ancien Testament et qu’il attribue à Jésus et à la Vierge Marie une place éminente dans le texte coranique. En conséquence, toutes les « fatwas » ou édits qui prônent la violence hors du cadre légal et institutionnel n’ont aucune valeur légale et juridique dans le droit musulman classique, plus particulièrement celles qui prônent la violence contre les Juifs ou les chrétiens ou les minorités musulmanes (chiites, ismaéliens, druzes, alaouites) ou d’autres minorités telles que les Bahaï en Iran ou les Yézidis en Irak.

C’est pourquoi, les actes terroristes commis en Europe ou aux Etats-Unis, mais tout autant les innombrables attentats dans des pays eux-mêmes musulmans – par une utilisation totalement échevelée d’exégèses fantaisistes de la révélation coranique – m’apparaissent surtout comme des actes qui discréditent cette religion et ses adeptes. Certes, ils expriment aussi un sentiment anti-occidental, mais affirmer qu’ils visent à ébranler les « valeurs » et le mode de vie et de gouvernement, qui règnent aux Etats-Unis ou en Europe, me semble ressortir plus de l’émotion que de l’analyse raisonnée de ces actes terroristes. En mettant ces actes barbares sous le signe de la religion musulmane, les terroristes et leurs commanditaires discréditent celle-ci aux yeux du reste de l’humanité et des croyants des autres religions. Ils participent ainsi activement à l’auto-réalisation de la prophétie de Samuel Huntington sur le choc des civilisations et donc implicitement et explicitement au choc des religions, des cultures  et des valeurs. Auto-réalisation à laquelle la politique du président américain George W. Bush a aussi énormément contribué, comme j’en reparlerai.

De plus, il faut toujours le rappeler, le nombre de victimes musulmanes de ce terrorisme est bien plus élevé que le nombre de victimes dans les pays occidentaux. Le fait que ces mouvances terroristes, s’abritant derrière la religion musulmane pour se gagner un public, évoquent dans leur pamphlets ou déclarations une lutte contre une « croisade » ou un « complot judéo-chrétien », visant le monde musulman, fait partie de la perversité de ce type de terrorisme. Ne trouve-t-on pas étrange, en effet, que les adhérents de ces mouvances terroristes aient tué des dizaines de milliers d’autres musulmans (par centaines tous les jours en Syrie, en Irak ou au Pakistan, mais aussi en Jordanie, en Egypte, au Liban, au Yémen, en Indonésie, au Pakistan, etc…) ou aient éprouvé le besoin d’être actifs aux Philippines ou en Tchétchénie ou au Caucase par exemple, alors même qu’il n’ont jamais participé à la lutte légitime du peuple palestinien pour se libérer de plus d’un demi-siècle d’occupation israélienne, condamnée par d’innombrables résolutions internationales et un avis de la Cour internationale de justice en 1994.

Suite et fin de l'interview

Pour donner aux évènements, leur juste perspective, il est important d’ajouter au tableau  que ces mouvances terroristes déclarent le Hezbollah libanais comme un ennemi majeur, alors que ce mouvement de résistance a réussi en 2000 l’exploit de libérer le sud du Liban de 22 ans d’occupation israélienne, puis de repousser une tentative de l’armée israélienne d’envahir à nouveau le sud du pays en 2006 après une campagne de bombardements de 33 jours. Dans la foulée, l’Iran et le gouvernement syrien, sont aussi dénoncés comme étant leurs ennemis les plus dangereux. On est donc très loin dans ce cadre d’une lutte qui serait exclusivement tournée contre l’Occident ou ses valeurs ou ses libertés. Malheureusement, peu des nombreux « spécialistes » de cette forme de terrorisme et de son idéologie semblent être informés de cette réalité majeure du « jihadisme » – versant discordes internes justement – ou en parlent  publiquement s’ils le savent.

Dans le même ordre d’idée, s’en prendre à une synagogue ou un restaurant ou un magasin kacher c’est moins le résultat d’un anti-sémitisme sur le mode raciste tel qu’il a été pratiqué autrefois en Europe, qu’une façon de donner de la crédibilité à leur prétendue lutte contre une croisade occidentale qualifiée de judéo-chrétienne, ce qui peut leur attirer de nouveaux adhérents. Ce faisant et de façon tout à fait perverse, ces opérations terroristes en Occident opèrent une diversion très dommageable par rapport à la cause tout à fait légitime de libération du peuple palestinien d’une occupation qui n’a que trop duré. Rappelons que cette occupation est contraire à toutes les règles du droit international et humanitaire. Il me paraît d’ailleurs urgent sur ce plan pour calmer les exaltations proprement religieuses de revenir aux dispositions des résolutions des Nations Unies sur la Palestine qui avaient préconisé l’internationalisation des lieux saints des trois monothéismes à Jérusalem, élément capital d’une future paix en Palestine.

U.R. Peut-on craindre une opposition au sein des communautés en Occident et une tension dans les relations avec le monde musulman ?

Dans les contextes que je viens de décrire, il est normal que se développe la méfiance envers les musulmans et la religion musulmane et que même le simple port d’un voile couvrant les cheveux d’une femme suscite l’attention ou provoque en France des polémiques ou alimente le racisme islamophobe. C’est ainsi que ces terroristes (ou ceux qui les commanditent, les financent et les arment) atteignent un de leurs buts. A ce sujet, il faut saluer ici les très larges pans de la population européenne qui ne versent pas dans l’islamophobie, mais au contraire la dénoncent. Il ne faut pas que ce bel humanisme soit mis en danger par les réactions aux attentats. C’est pourquoi,  il faut  impérativement lutter contre l’auto-réalisation du scénario de Huntington, mais non point en s’obstinant à organiser des dialogues de religion ou de culture sans intérêt. Car d’un côté, de tous temps, les civilisations et les cultures ont été en interactions spontanées (et non en dialogues officiels) ; de l’autre, la violence et les guerres ont toujours pour origine des ambitions humaines, des désirs d’hégémonie et de contrôle des ressources de la planète et des grandes voies de communication. La religion n’est le plus souvent qu’un prétexte ou un habillage pour légitimer ces violences et ces guerres et les faire accepter par les opinions publiques. Invoquer la nécessité de dialogue des religions (ou des cultures) ne fait que renforcer la fausse logique du prétendu conflit de civilisations, car c’est admettre totalement que la cause de la violence est bien dans la religion, la culture ou les valeurs et ainsi faire oublier les conflits d’hégémonie et d’ambition qui sont à l’origine des conflits.

Mais cela permet d’éviter de mettre en cause certaines politiques de puissance et d’hégémonie des Etats-Unis et de leurs alliés en Europe ou, à l’intérieur même du monde arabe et musulman, celles de puissances régionales telles que l’Arabie saoudite ou le Pakistan ou la Turquie qui peuvent elles-mêmes subir aussi des dommages collatéraux. Cela évite aussi de mettre en cause les Etats ou les ONG sous influence des Etats financiers et protecteurs de ces mouvances. Dans le monde musulman en effet, après les succès obtenus dans la lutte contre le communisme qui prospérait durant les années cinquante et soixante dans la jeunesse des pays arabes et musulmans, les gouvernements ont compris les bénéfices qui pouvaient être tirés de l’instrumentalisation de la religion pour contrôler leur populations, se donner un rôle régional et rendre service aux grandes puissances internationales, comme dans le cas de la première guerre d’Afghanistan, des bombardements sur la Libye, des interventions récentes en Syrie ou de celles plus anciennes en Irak (1991 puis 2003).

On se souviendra ici qu’au cours des années 1950-1970, tous ces gouvernements étaient des membres actifs du Mouvement des non alignés, que leur langage et discours ne faisaient aucune allusion à l’islam, mais étaient de nature totalement profane, préoccupés exclusivement de questions de l’accélération de leur développement économique et scientifique pour rattraper leur retard par rapport à l’Europe et aux Etats-Unis, ainsi que des questions d’équité et de justice dans l’ordre économique international et de la promotion du non alignement sur l’une ou l’autre des deux grandes puissances (Etats-Unis et URSS) pour ne pas retomber sous la coupe d’une domination externe. La création au début des années 1970 par l’Arabie saoudite et le Pakistan, alliés des Etats-Unis, de l’Organisation de la conférence des  Etats islamiques devenue aujourd’hui Organisation islamique de coopération (OIC) avait pour but de faire diminuer l’influence du Mouvement des non alignés dans le cadre de la Guerre froide.

U.R. Comment résoudre aujourd’hui le conflit et prévoir d’éventuelles attaques ?

Les attentats terroristes ne constituent pas un conflit au sens du droit international, mais aussi suivant le simple bon sens. Par ailleurs, les notions d’Orient et d’Occident sont largement des notions mythiques à usage politique et émotionnel, ce que j’ai largement démontré dans certains de mes ouvrages. C’est pourquoi la notion d’une « guerre »de civilisation entre ces deux entités mythiques est absurde. Elle l’est d’autant plus que l’Occident incarné dans l’OTAN est l’allié privilégié de presque tous les Etats musulmans influents, Arabie saoudite, Egypte, Turquie, Pakistan, Indonésie, Maroc etc.. (à l’exception de l’Iran avec qui les Etats-Unis entretiennent cependant un dialogue depuis peu). En réalité, le bon sens fait dire que ce qu’il faut urgemment faire, c’est assécher les sources du terrorisme, financières, idéologiques et en armements. Ceci ne pourra être réalisé que lorsqu’une analyse objective de ces sources pourra être entreprise, je veux dire une analyse qui ne soit point émotionnelle ou marquée par des intérêts géopolitiques.

Cela suppose de s’être débarrassé de l’idéologie perverse de l’existence d’un conflit de civilisations, ce qui permettra alors de débattre sérieusement des questions tout à fait profanes qui alimentent le terrorisme osant se réclamer de l’islam. Cela demande un sursaut démocratique pour questionner les politiques de puissance menées par certains Etats, de refuser toute légitimité à des Etats prétendant représenter telle ou telle religion et qui sont souvent des alliés fidèles des Etats-Unis et des Etats européens. Cela exige de plus qu’on réalise le ridicule, voire l’insanité, de combattre le terrorisme par le déploiement impérial d’armées et l’invasion de pays entiers et leur occupation, comme cela a été fait sous les deux mandats du président George W. Bush qui a réussi à entraîner derrière lui beaucoup d’Etats démocratiques européens et de très nombreux Etats de pays musulmans eux-mêmes (arabes ou non).

Ceci ne pouvait qu’accroître le terreau idéal pour les candidats à la pratique sanglante du terrorisme, forme suprême de nihilisme et de dévoyance qui peut exister dans certains milieux dans toute société. Souvenons-nous à ce propos du terrorisme russe de la fin du XIXè siècle, du terrorisme italien, français, allemand et japonais d’extrême gauche dans les années 1960-1970, de certaines des formes de violence en Amérique latine qui ont perduré après la chute des dictatures militaires sanglantes soutenues souvent par les Etats-Unis. Cela demande en complément que l’on réalise aussi le danger de combattre des régimes politiques qui ne sont pas alignés sur les politiques occidentales en faisant usage de cette « arme de destruction massive » que sont devenus les soi-disant « jihadistes » et qui entraîne des effets psychologiques graves et des dommages politiques collatéraux qui peuvent être dévastateurs.

Par contre le seul moyen efficace de lutte contre le terrorisme se trouve dans le déploiement de moyens discrets de police (et non par des emprisonnements souvent arbitraires et sans jugement comme dans la prison américaine de Guantanamo) ou des restrictions aux libertés publiques ou le fichage et la surveillance électronique de millions d’êtres humains grâce aux moyens de la technologie moderne et à l’encontre des libertés chèrement conquises. N’est-il pas étrange d’ailleurs que la plupart des auteurs récents des attentats étaient fichés par les polices locales, mais n’ont pas pu être arrêtés à temps ? Si l’on avait dépensé 1% de ce qui a été gaspillé dans les guerres militaires contre l’Afghanistan, l’Irak, les bombardements de Libye, les aides aux mouvements terroristes en Irak et en Syrie, aujourd’hui les bombardements contre Daëch dans ces deux pays, pour mettre sur pied des moyens de police efficace, on n’en serait pas là à ce jour. De même, je pense qu’on n’en serait pas là si les gouvernements occidentaux n’avaient pas eux-mêmes financé depuis 1979 ces mouvances, d’Al Quaëda à Daëch,  avec leurs alliés dans les Etats musulmans eux-mêmes.

Déconstruire un tel imbroglio n’est guère chose facile. Aussi je crains que la tendance lourde en Europe et aux Etats-Unis de continuer à réagir au terrorisme sur le thème du choc des civilisations et du refus des valeurs occidentales par l’islam, risque fort malheureusement d’aller en s’amplifiant. Ne serait-ce pas le but recherché par ceux qui ont ordonné les dernières opérations terroristes en France ? Ou encore plus simplement la motivation directe des terroristes imbibés d’idéologie du choc des civilisations et d’une fausse conception de l’islam répandue dans tous ces milieux « jihadistes » depuis trente cinq ans par certaines écoles dites « coraniques », certains prédicateurs fanatiques qui sévissent sur les chaînes satellitaires d’Etats ou sociétés privées ou à travers la toile. Ceci à supposer que ces terroristes n’aient pas de commanditaires machiavéliques manipulant les tensions et conflits géopolitiques qui agitent le monde.

Il faudrait ici qu’un sursaut de tous les démocrates humanistes en Europe comme dans le monde arabe et musulman remettent en cause toutes ces données géopolitiques et raison d’Etat invoquées, ainsi que le traitement académique et médiatique du terrorisme, sans y mêler à tort et à travers des questions religieuses au détriment des données profanes et des réalités de terrain.

U Ribombu  | 14 mai 2015

Source de l'article :

http://arretsurinfo.ch/les-puissances-occidentales-ont-arme-et-finance-les-mouvances-terroristes-les-plus-redoutables/


 

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