L'histoire sanglante de l'Occident judéo-chrétien

Publié le par Ahmed Miloud

Mot à dire d'abord :

Depuis l'avènement du christianisme, ce sont les juifs qui ont été derrière les souffrances et le massacre des premiers chrétiens durant les 3 premiers siècles (1).Il suffit de se rappeler qu'ils ont amené Jésus aux Romains et ont exigé sa mort.Le Sanhédrin, qui ne possédait pas l’autorité de mettre un accusé à mort dans l’empire romain, ont emmené Jésus devant Pilate avec ces accusations mensongères : « Nous avons trouvé cet homme en train de pousser notre peuple à la révolte. Il empêche les gens de payer l’impôt à l’empereur. Il dit qu’il est lui-même le Messie, un roi. » (selon Luc 23.2 ; Matthieu 27.11 ; Marc 15.2.)

Il a fallu la décision de l'empereur Théodose trois siècles plutard pour instituer le christianisme comme religion officielle de l'Empire romain(2)pour que les souffrances et la persécution des chrétiens cessent.

(2)Entre 380 et 395, Théodose (379-395) prend les dernières mesures qui font du christianisme la religion officielle de l'Empire romain. En 380, Théodose proclame le christianisme religion d'État.A partir de là, la donne s'est inversée, ce sont les juifs qui furent persécutés par les chrétiens .

Avec l'occupation de la Palestine par les sionistes juifs ,conséquente soi-disant de ces persécutions des chrétiens contre les juifs,dont la dernière en date,celle des chrétiens nazis d'Hitler, un sentiment de vengeance paraît ressurgir à voir les Palestiniens chrétiens persécutés autant que les musulmans par la horde juive sioniste.Voir : 

https://www.google.dz/amp/s/www.la-croix.com/amp/1200738204#ampshare=https://www.la-croix.com/Religion/En-Israel-sentiment-antichretien-chez-certains-juifs-2016-02-07-1200738204

http://ripouxdelarepublique.blogspot.com/2014/05/israel-persecution-des-chretiens.html?m=1

Quand aux musulmans, le plus souvent,ils ont été victimes des guerres fomentées contre eux par l'Occident judéo-chrétien. Les crimes de ce dernier ont été répertoriés comme les plus sanglants et les plus barbares de l'histoire.

"Or, ils ne cesseront de vous combattre jusqu’à, s’ils peuvent, vous détourner de votre religion. " (Coran 02 : 217)

 

610 à 1492

De l'antijudaïsme à l'antisémitisme

 

On appelle antijudaïsme les manifestations d'hostilité à l'égard des juifs, c'est-à-dire des pratiquants du judaïsme. Il est antérieur au christianisme comme l'attestent des écrits chez les auteurs «  païens  » de l'Antiquité, adeptes des religions traditionnelles de Rome et de la Grèce.

Le mot antisémitisme a, quant à lui, été inventé tardivement par un journaliste allemand, Wilhelm Marr, pour désigner la haine des Juifs (avec une majuscule), considérés par les antisémites comme un groupe ethnique ou racial.

Invention de l'antisémitisme

Wilhelm Marr publie en mars 1879 un pamphlet intitulé : La victoire du judaïsme sur la germanité considérée d'un point de vue non confessionnel. Dans la foulée, il participe le 26 septembre 1879 à une réunion en vue de la création d'une «  Ligue des antisémites  »(Antisemiten-Liga).

Dès le 2 septembre 1879, le journal juif Allgemeine Zeitung des Judenthums révèle le projet de Wilhelm Marr de créer aussi un hebdomadaire antisémite («  antisemitische Wochenblatt  »). C'est ainsi qu'apparaît pour la première fois ce mot appelé à une sinistre diffusion.

De la science à l'idéologie

Bien avant Wilhelm Marr, les linguistes européens ont identifié une origine commune aux langues hébraïque, arabe, araméenne, assyrienne et guèze (éthiopien ancien). En souvenir de la Bible, ils ont rangé toutes ces langues sous l'épithète sémitique.

Le mot tire son origine de Sem, fils de Noé et ancêtre d'Abraham. Selon la Bible, Abraham engendra Ismaël avec sa servante Agar et Isaac avec son épouse Sara. Du premier descendraient les Arabes et du second les Hébreux !

En employant le mot antisémitisme pour désigner la haine des juifs et d'eux seuls, Wilhelm Marr et ses émules commettent une double erreur : 1) ils assimilent une catégorie linguistique (les langues sémitiques) à une catégorie raciale, 2) ils réduisent les usagers des langues sémitiques aux juifs en oubliant les Phéniciens, les Arabes... Du fait de cette étymologie déficiente, le mot antisémitismesuscite une question récurrente : un arabophone qui hait les juifs peut-il être qualifié d'antisémite ? Le mot antijuif serait mieux adapté... mais la tradition historique s'oppose à son emploi.

Premières dissensions

Le christianisme n'a pas inventé l'antijudaïsme mais il l'a renouvelé.

L'opposition entre chrétiens et juifs remonte au premier siècle de notre ère. À cette époque, dans l'empire romain, le christianisme est volontiers assimilé à une secte juive. Les communautés chrétiennes tout juste naissantes sont confondues avec les communautés juives du pourtour de la Méditerranée (la diaspora). Aussi les chrétiens, soucieux de se démarquer de leurs aînés en religion, tendent-ils par réaction à souligner leurs différences d'avec les juifs.

Devenue dominante au IVe siècle, grâce à la faveur de l'empereur Constantin le Grand, l'Église commence à se méfier de l'influence que pourrait exercer le judaïsme sur les chrétiens. Les successeurs de Constantin répriment le prosélytisme juif et interdisent la construction de synagogues dans le centre des villes. Au VIe siècle, tandis que les chefs barbares anéantissent ce qui reste des institutions romaines en Occident, les juifs perdent les avantages dont ils bénéficiaient au temps de Rome (comme la dispense de célébrer le culte de l'empereur). «   Peu à peu, les privilèges juifs sont abolis, des prohibitions apparaissent. La religio licita devient statut d'exception   » (Josy Eisenberg, Une histoire des juifs).

La «   Treizième Tribu   »

En Orient, le prestige qui s'attache au judaïsme est assez grand pour susciter la conversion d'un roi khazar, Bulan, autour de 861.

Les Khazars, d'origine turque et apparentés aux Huns, formaient un empire nomade dans la région de l'actuelle cité d'Astrakhan, entre le Don et la Volga. Beaucoup se convertissent au judaïsme à la suite de Bulan. Un siècle plus tard, leur État s'effondre sous les coups portés par les Slaves. Ils se dispersent dans les populations environnantes (Polonais, Ukrainiens, Russes, Lituaniens).

Une grande partie des juifs occidentaux actuels, les ashkénazes, descendraient de cette «   Treizième Tribu   » (c'est le titre d'un essai intéressant d'Arthur Koestler sur cette péripétie méconnue du judaïsme).

L'antijudaïsme chrétien au Moyen Âge

Au Moyen Âge, l'Église qualifie les juifs de «   peuple déicide   » et leur reproche d'avoir mis Jésus en croix mais elle ne manifeste aucun désir de les éliminer. Bien au contraire, elle a le souci de les préserver comme un témoignage vivant de l'injustice faite au Christ. Les juifs sont ainsi les seuls non-chrétiens tolérés en Occident !

Saint Bernard de Clairvaux exprime ce point de vue au XIIe siècle : «  Les Juifs ne doivent point être persécutés, ni mis à mort, ni même bannis. Interrogez ceux qui connaissent la divine Écriture. Qu'y lit-on de prophétisé dans le Psaume, au sujet des Juifs. Dieu, dit l'Église, m'a donné une leçon au sujet de mes ennemis : ne les tuez pas, de crainte que mes peuples ne m'oublient. Ils sont pour nous des traits vivants qui nous représentent la passion du Seigneur. C'est pour cela qu'ils ont été dispersés dans tous les pays, afin qu'en subissant le juste châtiment d'un si grand forfait, ils servent de témoignage à notre rédemption  » (*). On observe un point de vue similaire chez Abélard, théologien rival de Saint Bernard.

Notons qu'en Espagne, en 1150, en pleine Reconquête chrétienne, le roi Alfonso VII de Castille se proclame roi des trois religions (christianisme, islam et judaïsme). À la même époque, dans l'ensemble de l'Europe, les seigneurs octroient des privilèges aux juifs afin de les attirer dans leurs villes «  pour l'honneur et la prospérité de leurs États  »(selon une charte de l'évêque de Spire).

Beaucoup de juifs se font banquiers en tirant parti de ce que l'Église déconseille aux chrétiens le commerce de l'argent et le prêt avec intérêt, pour cause d'immoralité. Les réseaux communautaires en terre chrétienne comme en terre d'islam leur sont d'une grande aide dans ce métier. Mais la fonction de prêteur leur vaut un surcroît de haine de la part des débiteurs chrétiens.

La rupture judéo-chrétienne est concomitante des croisades. En Rhénanie et en Europe centrale, à partir de 1096, on évalue à 5.000 le nombre de juifs massacrés par les foules désireuses de faire place nette avant leur départ pour la Terre sainte. Toutefois, à l'occasion de ces drames (on n'emploie pas encore le mot pogrom), les seigneurs et les évêques font en général de leur mieux pour protéger leurs sujets israélites, ne serait-ce que parce qu'ils leur fournissent taxes et impôts en abondance....!

Meurtres rituels

Au XIIe siècle, face à la menace de conversions forcées, des chefs de famille juifs préfèrent tuer leur famille et se suicider. Ces actes de désespoir révulsent les chrétiens qui en ont connaissance. Ils sont peut-être à l'origine d'une rumeur selon laquelle les juifs égorgeraient des enfants chrétiens et utiliseraient leur sang pour la fabrication du pain azyme.

La première accusation de meurtre rituel est attestée à Norwich, en Angleterre, en 1146, soit un demi-siècle après la première croisade et les pogroms de Rhénanie. Aussi absurde qu'elle soit, cette rumeur va cheminer à travers les siècles jusqu'à nos jours. Ainsi la retrouve-t-on dans le Protocole des Sages de Sion, un faux antisémite diffusé par la police du tsar avant la Grande Guerre de 14-18 et dont se repaît encore aujourd'hui la presse antisémite du monde musulman.

Des relations de plus en plus difficiles

La situation des juifs européens se dégrade dans les derniers siècles du Moyen Âge, au XIIIe siècle, quand se développent les villes, et surtout au XIVe siècle, après les drames de la Grande Peste (1347).

Les juifs se voient progressivement interdire le métier des armes et celui de la terre, ce qui les cantonne dans les occupations artisanales et commerciales. Les monarques en mal d'argent abusent de leur précarité pour s'enrichir à bon compte. C'est ainsi qu'en 1181, le roi de France Philippe Auguste fait arrêter les juifs de Paris et les libère en échange de 15.000 marcs or. L'année suivante, il les fait expulser et saisit leurs biens. Enfin, en 1198, il leur permet de revenir à Paris en échange d'une nouvelle somme d'argent.

En 1242, un juif converti, Nicolas Donin, assure au pape que le Talmud, livre sacré des juifs, contient des injures contre le Christ. Une controverse a lieu à Paris entre rabbins et prêtres, à la suite de quoi le roi Louis IX (futur Saint Louis) décide de faire brûler tous les manuscrits hébreux de Paris en place publique. Le total représente 24 charrettes.

Dans le même temps, en 1269, le petit-fils de Philippe Auguste impose aux juifs de porter sur la poitrine une «  rouelle  », c'est-à-dire un rond d'étoffe rouge, pour les distinguer du reste de la population et prévenir les unions mixtes. Saint Louis applique ce faisant une recommandation du concile de Latran (1215) de marquer les juifs tout en interdisant qu'il leur soit fait du mal.

En 1254, le roi bannit les juifs de France mais comme souvent au Moyen Âge, la mesure est rapportée quelques années plus tard en échange d'un versement d'argent au trésor royal. Les juifs sont réexpulsés de France par Philippe IV le Bel le 22 juillet 1306, rappelés par son fils Louis X le Hutin puis à nouveau expulsés en 1394.

En Allemagne, suite à une recommandation du concile de Vienne (1267), les juifs sont désignés par un chapeau plat surmonté d'une tige avec une boule, le «  Judenhut  ».

En Angleterre, suite à une campagne de calomnies, 18 juifs de la ville de Lincoln sont pendus puis, le 12 juillet 1290, poussé par l'opinion publique, le roi Édouard Ier donne trois mois aux juifs de son royaume pour partir. 16.000 personnes traversent la Manche et il s'écoulera quatre siècles avant que les juifs ne reviennent en Angleterre.

En Espagne, les juifs commencent en 1391 à être victimes de violences meurtrières. Ceux de Castille et d'Aragon, au nombre d'environ 200.000, sont définitivement bannis en 1492, quelques semaines après que les Rois Catholiques eurent chassé le dernier roi musulman  de la péninsule. «  Au fond, on ne craint pas le Juif mais la fragilité de la conviction chrétienne  » (*).

Les communautés juives d'Europe sont peu à peu enfermées dans des ghettos d'où les habitants ne peuvent sortir la nuit. Le mot ghetto vient d'un quartier de Venise ainsi nommé parce qu'on y jetait  les déchets des fonderies voisines et où, pour la première fois furent confinés les juifs, en 1516.

Beaucoup de rescapés des massacres et des expulsions d'Espagne, de France ou d'Angleterre s'enfuient en Pologne où le roi Casimir III Jagellon leur accorde en 1334 le Privilegium, ce qui va contribuer à l'extraordinaire rayonnement intellectuel et artistique du pays aux XIVe et XVe siècles. D'autres juifs se réfugient dans... les États du pape : dans le Comtat Venaissin, à Carpentras ou Avignon , ainsi qu'à Rome, où ils sont assurés de vivre en sécurité.

Ces relations ambivalentes entre juifs et chrétiens, faites d'intolérance religieuse et de jalousie sociale, forment l'essence de l'antijudaïsme médiéval. Elles vont muter à la fin du Moyen Âge vers une haine d'essence raciale, à la base de l'antisémitisme moderne...

Alban Dignat
De la rouelle à l'étoile

Au XXe siècle, les nazis réactivent la tradition médiévale en imposant aux Juifs le port de l'étoile jaune, mais avec des intentions autrement plus lourdes de conséquences : il s'agit pour eux de stigmatiser les Juifs avant de les exterminer, tout en leur interdisant d'échapper à leur sort par la conversion.

Source :

https://www.herodote.net/610_a_1492-synthese-24.php

 

Le christianisme, une religion d'amour?

La raison pour laquelle je vous parle des manichéens, c’est que je suis lasse d’entendre Bill Maher et Donald Trump expliquer que l’islam est intrinsèquement violent. Je suis plus lasse encore d’entendre affirmer que le christianisme est intrinsèquement pacifique. J’ai assisté maintes fois à ce genre de débat, et même lors d’une soirée où Laura Ingraham demandait aux autres participants de lever les mains s’ils pensaient que l’islam était une religion morbide. La plupart des convives (conservateurs sur le plan politique) levèrent les mains avant de m’expliquer en long en large et en travers comment, à l’inverse de l’islam, le christianisme était intrinsèquement une religion d’amour.

L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu

Avec tout le respect que je dois à mes très nombreux amis chrétiens, je conteste fermement cette assertion. Les conservateurs roulent des yeux quand on mentionne les Croisades –oh, ce vieux machin?– et je suis persuadé qu’ils feront de même en lisant ma référence aux manichéens, alors que ces deux histoires comptent, surtout si l’on affirme que les religions auraient des caractéristiques intrinsèques.

Si ces affaires ne sont que des perversions du christianisme, comme certains l’affirment, ou l’effet du hasard, alors pourquoi ne pas étendre ce mode de pensée jusqu’à la conquête du Proche-Orient par les musulmans ou, oserai-je la comparaison, à Daech? Il n’est pas possible d’un côté de s’appuyer sur des exemples historiques pour affirmer qu’une religion est intrinsèquement violente et balayer ensuite d’un revers de la main les exemples équivalents dans l’histoire du christianisme en affirmant qu’ils ne sont que l’exception qui confirme la règle.

Les Croisades sont, aujourd’hui encore, une plaie ouverte au sein du monde musulman, mais il est également facile d’oublier les massacres commis par les croisés contre les Juifs d’Europe. De manière répétée, en traversant l’Europe pour se rendre en Terre sainte, les croisés ont massacré les Juifs sur leur passage. Ils les réunissaient dans des synagogues avant d’y mettre le feu. Les croisés ont tué tant de Juifs au nom de la foi chrétienne que les Croisades ont porté le coup démographique le plus terrible à la communauté juive d’Europe avant l’Holocauste. Un Holocauste qui, rappelons-le gentiment au passage, s’est déroulé il y a soixante-dix ans au cœur de l’Europe chrétienne et civilisée.

Une histoire récente

Si vous ne croyez pas ce que je vous raconte sur la brutale répression des chrétiens manichéens, lisez donc ce passage qui lui est consacré dans l’encyclopédie catholique (une publication qui «chronique les accomplissements des artistes, éducateurs, poètes, scientifiques et hommes d’action catholiques dans leurs différentes provinces»). L’Église chrétienne s’est montrée impitoyable avec les personnes dont la foi déviait du canon religieux, torturant et immolant les hérétiques par le feu.

Lorsque Martin Luther eut l’idée d’afficher ses thèses sur la porte d’une église, donnant involontairement naissance à une nouvelle forme de christianisme, il en résulta des centaines d’années de guerre ouverte ou larvée entre chrétiens, chacun répandant sans compter le sang des autres en étant fermement convaincu d’être les plus fidèles à la parole du Christ. Il ne s’agit pas d’une histoire ancienne: les violences entre protestants et catholiques ont continué d’ensanglanter l’Irlande chrétienne jusqu’à la fin du XXe siècle.

«L’islam radical est anti-femme, anti-gay et anti-Américain, a déclaré Donald Trump le 13 juin dernier. Je refuse de laisser l’Amérique devenir un endroit où les gays, les chrétiens et les juifs sont la cible des persécutions et des intimidations de la part d’islamistes radicaux qui prêchent la haine et la violence.»

Trump tente ainsi de démontrer que les adeptes de l’islam radical (quels qu’ils soient) seraient si mal à l’aise face à ceux qui ne partagent pas leur foi qu’ils ne pourraient pas faire autrement que de se montrer violent contre eux. L’islam radical peut, en effet, ressembler à cela, et même davantage, mais le bilan du christianisme n’est pas meilleur.

Persécutions et intimidiation

Prenons par exemple l’inquiétude formulée par Trump de voir les juifs «devenir la cible de persécutions et d’intimidation». Voilà qui est fort émouvant, mais au cours des 2.000 dernières années, avant que des pays musulmans ne se mettent à expulser leurs populations juives en 1948, les juifs ont été les cibles constantes de persécutions et intimidations –pour le dire gentiment– de la part des chrétiens.

Dans les pays musulmans, la vie quotidienne des juifs, qui faisaient certes face à de nombreuses restrictions, devaient porter des vêtements particuliers et faisaient face à des flambées sporadiques de violence, était bien moins sanglante que dans l’Occident chrétien civilisé. Il y a tant d’exemples que le pourrais mentionner –des chrétiens massacrant des juifs accusés d’être responsables de la peste; le fait que le mot ghetto vienne des quartiers fermés dans lesquels les juifs étaient contraints de vivre à Venise au Moyen-Âge; les pogroms durant lesquels l’Église Orthodoxe russe encourageait ses ouailles à massacrer les juifs incroyants.

Je pourrais vous parler des phénomènes modernes, comme ce troll pro Trump, qui me désigne régulièrement comme «assassin du Christ»

Et si, à votre goût, nous remontons un peu trop loin dans l’histoire, pensez donc au mois de juillet 1988, millénaire de la conversion de la Russie: Moscou bruissait de rumeurs évoquant la possibilité d’un pogrom pour célébrer l’avènement du christianisme en Russie et que la police donnait les adresses des Juifs. (C’est cette année-là que ma famille a décidé de fuir la Sainte Russie.)

Et si vous voulez la liste des pays chrétiens ayant expulsé les juifs, soyez sans crainte de vous couvrir de poussière en fouillant pour la trouver: elle est régulièrement diffusée par ses supporters de Trump sur Twitter et ceux-ci me l’adressent pour me montrer que les juifs ont manifestement bien mérité la violence dont ils font l’objet depuis des siècle –puisque tant de pays les ont expulsés.

Je pourrais vous parler des phénomènes modernes, comme ce troll pro Trump, qui me désigne régulièrement comme «assassin du Christ» et comme une personne qui mérite l’antisémitisme dont elle est l’objet car elle «tourne le Livre Saint en dérision». Le tout ponctué d’exhortations à rentrer dans un four – sans parler des gens qui prennent soin de commander des cercueils pour mon propre compte.

Le camp de la peur

Et si Trump s’inquiète de voir les Juifs victimes de persécutions de la part de «prêcheurs islamistes radicaux», ce n’est pas des musulmans radicaux que j’ai peur aux États-Unis, en tant que juive. Certes, le monde musulman peut déborder de haine et d’antisémitisme, mais la haine et l’antisémitisme que je subis quotidiennement ne vient pas des musulmans. Ils viennent des supporters blancs et chrétiens de Trump.

Je souhaiterais donc plutôt le voir se préoccuper de la persécution de journalistes juifs par ses propres soutiens, dont certains mélangent sans complexes les symboles chrétiens, les références au white power et des menaces violentes dans leurs communications. Mais Trump ne règle pas ce problème, et ne les désavoue certainement pas. Il a même affirmé n’avoir «aucun message» à leur adresser. Il ne s’intéresse qu’aux musulmans radicaux.

Regarder Trump et la droite chrétienne montrer du doigt l’homophobie de l’Islam est proprement renversant. Si une communauté de ce pays a démontré son opposition aux gays, c’est bien celle des chrétiens conservateurs qui, depuis des décennies, diffusent leur haine des gays, comparent l’homosexualité à la pédophilie et à de la bestialité, affirment que le sida est une punition divine, demandent que des «traitements» soient mis en place contre l’homosexualité et bloquent non seulement les lois qui pourraient permettre aux gays de se marier, mais également celles qui feraient tomber les discriminations dont ils font encore l’objet.

L'appel à la haine

Un pasteur chrétien que l’on a beaucoup vu aux côtés de Bobby Jindal, Mike Huckabee et Ted Cruz a ainsi déclarérécemment que, selon la Bible, les homosexuels «méritent la peine capitale». Et à présent, ces mêmes personnes qui, il y a encore un mois, comparaient les trans à des prédateurs qui utiliseraient à dessein les mauvaises toilettes publiques pour se mettre en chasse de jeunes enfants se rangent aux côté des défenseurs des droits des gays contre l’islam radical.

Et pourtant, juste après le massacre d’Orlando, certains Chrétiens ont pris soin de nous dire ce qu’ils pensaient de ces gays tués au Pulse. Un prêcheur chrétien a ainsi posté un sermon vidéo dans lequel il s’est réjoui du massacre d’Orlando en déclarant notamment que «la bonne nouvelle, ce que l’on compte désormais 50 pédophiles de moins dans ce monde car, vous savez, ces homosexuels sont une bande de pervers abjects et de pédophiles».

Nous avons également eu droit aux très ardents American Christians qui tracent un lien explicite entre christianisme et armes à feu, qui s’achètent des armes sans compter tout en vouant une immense admiration aux belliqueux sarrasins. Dans les faits, la violence et l’intolérance dont les chrétiens conservateurs font preuve, non seulement à l’égard des éléments les plus radicaux, mais à l’encontre de tous les adeptes d’une religion, ressemble aussi étrangement que fortement au type de violence et d’intolérance dont ils accusent les Musulmans de faire preuve.

Mi-juin, nous avons «fêté» le triste anniversaire du massacre commis par Dylann Roof, qui massacrait neuf personnes au milieu d’un cours d’étude de la Bible à Charleston, en Caroline du Sud. Avant qu’il ne commette son crime, il avait rédigé un manifeste déclarant son allégeance à la cause des suprémacistes blancs et désigné le Council of Conservative Citizens, qui affirme adhérer aux «valeurs et croyances chrétiennes»comme une source majeure d’inspiration et d’information. Selon certains, Roof venait d’une famille qui se rendait régulièrement à l’Église et se rendait dans des camps d’été chrétiens. Roof a-t-il tué ses coreligionnaires parce qu’il était dérangé ou parce que le Christianisme est violent?

La réponse est, ni l’un, ni l’autre. Il n’y a pas d’exceptions, et rien n’indique qu’il existe une violence inhérente dans le christianisme. Parce que je n’entends pas démontrer que le christianisme, c’est le mal. Le christianisme n’est pas le mal. Mais il n’est pas davantage intrinsèquement aimant et pacifique. Pas plus que l’islam. Ni que le judaïsme, l’hindouisme ou le bouddhisme.

Une question de pratique

Aucune religion n’est intrinsèquement violente ou pacifique, elle n’est jamais rien d’autre que ce que ses fidèles en font.  Les gens sont violents, et ils peuvent donc habiller leur violence d’oripeaux qui la justifient et leur permettant de se dédouaner de leur responsabilité personnelle car la religion ou la cause, qu’il s’agisse du communisme, du catholicisme ou de l’islam, les dépasse. C’est très pratique pour l’auteur la violence et pour celui qui l’en accuse, mais totalement inutile: On peut en effet faire quelque chose face à quelqu’un qui transgresse les lois, mais que faire face à un concept amorphe?

Source :

https://www.google.dz/amp/s/www.slate.fr/story/119909/islam-christianisme-memes-combats%3famp#ampshare=http://www.slate.fr/story/119909/islam-christianisme-memes-combats

PERSÉCUTION DES CHRÉTIENS PAR LES JUIFS EN ISRAËL

MON GRAIN DE SEL:

Si les Chrétiens d’Europe voyaient le vrai visage des juifs en Israël. Dans le traitement de leurs frères de religion en Israël. Ils cesseraient immédiatement de les soutenir aveuglement.

Voici une série de vidéos pour en avoir un aperçu.

Publié par  :  KAM.

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Nous Avons Tué Jésus, et Nous en Sommes Fiers

 

Les chrétiens de Jérusalem menacés par des juifs radicaux – 23/05

La Persécution des Chrétiens en Israël

La mafia juive: même les chrétiens sont persécutés en Israel. C’est le Talmud qui l’exige.

Jésus VU par les Juifs Israelien (micro-trottoir) 2000 ANS APRES…

Jérusalem : nouvel acte de vandalisme contre un lieu de culte chrétien

Pourquoi j’ai abandonné le Judaïsme (Brother Nathanael)

 

Source :

https://www.google.dz/amp/s/blideodz.wordpress.com/2017/01/19/persecution-des-chretiens-par-les-juifs-en-israel/amp/#ampshare=https://blideodz.wordpress.com/2017/01/19/persecution-des-chretiens-par-les-juifs-en-israel/

 

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