A propos de la violence en Islam

Publié le par Ahmed Miloud

 

Mot à dire

Les détracteurs de l’Islam l’accusent injustement d’être une religion violente qui a conquis des nations par la force de l’épée.Ils se basent sur des mythes galvaudés par l'église qui voit en lui un sérieux concurrent à sa suprématie et à son influence sur le monde judéo-chrétien.En effet,les gens ont de tout temps été attirés par le culte simple de la religion musulmane qui s'adresse à la logique et à la raison humaine comme l'a si bien constaté Voltaire (1).

A aucun moment de l’histoire, il n’a été mentionné de massacres de grande envergure perpétrés par des musulmans contrairement au bellicisme de l’Occident judéo-chrétien qui a appliqué la politique de la terre brûlée comme ce fut le cas de la colonisation française de l'Algérie (2) et comme c'est le cas aujourd'hui en Irak,Afghanistan, Pakistan,Syrie,Libye,Mali,Centre-Afrique...

D'ailleurs, la 1ère et la 2ème guerre mondiale ont été le fait de ce même Occident judéo-chrétien.

(1)" Le dogme surtout de l’unité d’un Dieu présenté sans mystère, et proportionné à l’intelligence humaine, rangea sous sa loi une foule de nations et, jusqu’à des nègres dans l’Afrique, et à des insulaires dans l’Océan indien.Le peu que je viens de dire dément bien tout ce que nos historiens, nos déclamateurs et nos préjugés nous disent : mais la vérité doit les combattre."(Voltaire,Essai sur les mœurs).

(2) Voir article à ce sujet ici : https://dzmewordpress.wordpress.com/2018/02/25/la-colonisation-de-lalgerie-par-la-franceune-horreur-biblique/

"L’histoire montre clairement que la légende des musulmans fanatiques, balayant le monde et imposant l’Islam par la pointe de l’épée aux races conquises est un des mythes les plus fantastiquement absurdes qui aient jamais été rapportés par les historiens.
De Lacy O'Leary, Général de l'armée britannique, dans "Islam at the crossroad", 1923.

 

Quand aux groupes " salafistes " tels que Daech,Al Qaeda,Boko Haram et leurs corollaires, ce sont des kharidjites(khawarijs en arabe) qui ne voient l'Islam qu'à travers l'étroitesse de leurs esprits.Ils déclarent tous ceux qui n'épousent pas leurs vues comme apostats même s'il était reconnu le plus pieux d'entre les hommes. Ils se font manipuler facilement quand on approuve leurs faits et gestes. C'est la raison pour laquelle les États-Unis et leurs alliés ont fait d'eux des mercenaires à leur solde au Moyen-Orient et ailleurs.(3)

 

(3) Voir article :http://islamvraiereligion.over-blog.com/2017/11/daech-creature-du-dr-frankenstein-euro-americain.html

 

Il y a un proverbe arabe qui dit:" Ô tueur de l'âme (meurtrier),où veux-tu t'échapper"?

C'est dire combien la vie est sacrée en Islam.

Ahmed Miloud

 

«Tu ne tueras pas » est un commandement plus qu'inviolable. Il est sacré. Il participe de la sacralité de la vie qui est un don de Dieu. Et nul autre que le Seigneur Dieu, Maître des univers, ne peut s'arroger le droit de « l'ôter » à quiconque. C'est une des définitions de la mort : le retour de l'âme à son Seigneur. La dignité et la vie d'un seul homme sont consubstantielles à la dignité et à la vie de l'humanité tout entière. Nous lisons bien dans le Coran ce verset qui est on ne peut plus clair et explicite à ce sujet : « Quiconque fait périr une vie humaine non convaincue de meurtre ni de corruption sur la terre, c'est comme s'il a tué l'humanité tout entière. Et, quiconque sauve une vie humaine, il a sauvé l'humanité tout entière... » (Sourate 5, la table servie, verset 32.)

 

La vie elle-même recouvre sa sacralité, par ordre divin : « Ne tuez point l'Homme que Dieu a rendu sacré... » (Sourate 17, la chevauchée nocturne, verset 33.) Le meurtre est donc condamné avec la dernière énergie. L'assassin « ne l'emportera pas au Paradis ». Rien n'est plus grave, ni plus explicite, que le blâme qui lui est infligé. L'anathème jeté sur le criminel est majeur. Il encourt le courroux divin. Et dans les représentations classiques propres aux religions quant au séjour des damnés dans l'au-delà, les assassins auront le châtiment suprême, l'enfer pour l'éternité : « Il (l'assassin) aura l'enfer comme sanction pour y demeurer éternellement. Dieu le frappera de sa colère, le maudira et lui préparera un châtiment terrible » (Sourate 4, les femmes, verset 93). Quant au suicide, il est tout autant interdit et condamné. C'est toujours un attentat contre la vie, offrande divine. Et nul n'a le droit de la supprimer. Que ce soit dans le Coran, dans les traités de théologie ou dans ceux de jurisprudence canonique, on ne trouve nulle part la moindre justification du suicide. « ... Ne vous tuez pas vous-mêmes, car Dieu ne cesse d'être, en vérité, miséricordieux envers vous » (Sourate 4, les femmes, verset 29). Tout comme nous trouvons dans la tradition prophétique cette sévère mise en garde : « Quiconque se supprime sera privé de la miséricorde de Dieu au paradis et méritera sa colère en enfer. » Ainsi, on ne peut pas remonter en suivant une chaîne ininterrompue jusqu'aux premiers temps de la religion islamique pour y trouver de quoi fonder cette innovation très récente et fort blâmable de l'attentat suicide en milieu islamique.

Source :

https://www.google.com/amp/s/www.la-croix.com/amp/325240#ampshare=https://www.la-croix.com/Archives/2008-08-01/Dans-le-Coran-la-vie-est-sacree.-_NP_-2008-08-01-325240

                                

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                                       RELIGIONS,GUERRES ET BARBARIES

Les abominations auxquelles se livre Daech en Irak et en Syrie posent encore une fois la question du lien qui existe entre la religion et la violence organisée. On peut logiquement se demander si l'Islam a une affinité particulière pour de tels actes. Etant donné que les militants de Daech et d'al-Qaïda se disent salafistes et se définissent comme des fondamentalistes fanatiques chargés de purifier la communauté des croyants musulmans, l'oumma, en exterminant les faux-croyants et leurs alliés infidèles (sans oublier les hérétiques), nombreux sont ceux qui estiment que la religion mène à la violence, voire l'encourage.

 

Ce dernier point est particulièrement pertinent au vu de l'actualité. L'argument est néanmoins spécieux. Il suffit de se pencher sur l'histoire de l'humanité pour constater que les militants de toutes les religions ont commis des atrocités au nom de leurs croyances. Les Croisés ont célébré la prise de Jérusalem en massacrant les Musulmans et les Juifs de la ville, après un hiver particulièrement rigoureux ayant entraîné la pratique du cannibalisme.

Plus tard sont venus les autodafés, le massacre des Cathares, etc. Les Israélites ont tué tous les hommes, femmes, enfants et animaux de Jéricho sur ordre de leur dieu, Yahvé, et se sont rendus coupables d'autres actes monstrueux, persuadés de faire partie du Peuple élu (Deutéronome 6:21). La grande tradition humaniste universelle du judaïsme n'est apparue que bien plus tard, et s'est exprimée pleinement chez les Pharisiens au début de notre ère. Jésus lui-même était l'incarnation d'une branche radicale de la théologie pharisienne. Après tout, ce Juif adressait à d'autres Juifs un message d'amour universel.

Mêmes les bouddhistes n'ont pas hésité à manier le sabre à l'occasion, comme en témoigne l'histoire de la Birmanie et du Sri Lanka et, au XVIIIe siècle, la destruction totale de la capitale bouddhiste d'Ayutthaya, en Thaïlande, perpétrée par les bouddhistes birmans. Les Hindous ont, eux aussi, commis bien des abominations lors de la partition de l'Inde et du Pakistan en 1947 et des émeutes communautaristes que cette partition a entraînées, dont les dernières ont eu lieu en 2002 à Gujarat. Nous ne devons pas non plus oublier que les attentats suicides, symboles du terrorisme moderne, ont été inventés par les Tigres tamouls, qui en ont commis des centaines - dont celui, perpétré par une femme, qui visait le Premier ministre indien, Rajiv Gandhi - en raison du soutien de l'Inde à la répression de la rébellion tamoule par le gouvernement bouddhiste du Sri Lanka*.

Il serait tentant de décerner le titre de « religion la plus meurtrière ». En vérité, cet exercice nous détourne d'une question plus fondamentale. En l'occurrence, celle de savoir si c'est l'adhésion à une doctrine religieuse qui en motive certains à s'en prendre aux non-croyants, ou bien si ceci est la conséquence inévitable de toutes les idéologies dogmatiques et doctrinaires. La religion peut être assimilée à une sous-catégorie des idéologies belliqueuses qui prennent parfois un caractère séculaire. Le XXe siècle a été le témoin des effets dévastateurs de telles idéologies séculaires (et même antireligieuses) comme le nazisme ou le communisme de Lénine, Mao ou Pol Pot. Le nationalisme est, lui aussi, une idéologie dont les partisans n'hésitent pas à recourir à la violence. La distinction fondamentale entre « nous » et « eux » favorise les traitements les plus horribles réservés à ceux qui sont différents. Notre humanité commune s'avère impuissante face à une idéologie qui s'empare des dualités « nous/eux » et « bien/mal ».

Ces mouvements séculaires ont quelques points communs.

· Ils suscitent une fidélité à toute épreuve de la part de la communauté de croyants ou d'adeptes.

· Ils fondent l'individu dans un mouvement collectif qui lui dicte le comportement à adopter et teste régulièrement sa loyauté.

· Ils éveillent des sentiments liés à la sacralité sans faire référence au surnaturel.

· Ils élèvent l'agressivité au statut d'interaction privilégiée.

Le fascisme était une idéologie politique qui transcendait les frontières religieuses et culturelles. Les partis baasistes irakien et syrien en étaient des exemples résolument séculaires et explicitement antireligieux. Aucun des crimes de Saddam n'a été commis au nom de l'Islam. Oussama ben Laden et lui se détestaient (contrairement aux illusions intéressées de l'ex-vice président des Etats-Unis, Dick Cheney). Sans oublier les hybrides, qui combinent nationalisme, fascisme et religion, dont la Phalange espagnole reste l'un des exemples les plus frappants. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Croix fléchées hongroises, la Garde de fer roumaine, les Oustachis croates et la Garde Hlinka slovaque se sont livrées à de multiples exactions. La Garde de fer était composée de Chrétiens orthodoxes. Quant aux autres, ils étaient férocement catholiques : le président slovaque, le prêtre Jozef Tiso, avait défié le pape et se montrait particulièrement zélé pour envoyer les Juifs en camp d'extermination. Plus près de nous, les Phalangistes libanais sont un exemple de ce type d'idéologie.

Les identités nationalistes exacerbées ont donc pris un caractère sacré, tout en qualifiant de maléfiques les autres communautés religieuses à portée de main, brutalement sacrifiées sur l'autel des divinités tribales. Les idéologies religieuses et séculaires (à l'exception du nazisme et du fascisme) ont un autre point commun de taille : elles promettent un avenir glorieux à leurs adhérents. Dans le cas des grandes religions universelles -- et du communisme --, la promesse est étendue à l'ensemble de l'humanité. Les premières mettent l'accent sur un au-delà paradisiaque, le second promet le Paradis sur Terre. La plupart des religions diffusent également un message bienveillant, pacifique et constructif censé soulager nos souffrances terrestres même si la récompense ultime se trouve dans l'au-delà. Ceci implique de suivre un code de conduite, qui compte tout autant que la foi et la croyance, condamnant la violence entre individus, entre autres formes de maltraitance.

Le contraste entre un code moral qui abjure la violence tout en traçant une ligne très nette entre la communauté des croyants et le reste de l'humanité génère des contradictions qui n'ont jamais été résolues de manière satisfaisantes. Pour les Chrétiens, la parole de Jésus semble désavouer le recours à la guerre et à tout type de violence. Ce n'est pas ce qui s'est passé dans les faits, où les nécessités politiques ont pris le dessus sur les impératifs de l'éthique individuelle (« rendre à César » ne se limitait pas au paiement d'un impôt). En outre, l'institutionnalisation du Christianisme au sein d'une Eglise hiérarchisée et extrêmement disciplinée a mélangé le temporel et le sacré de manière irrévocable. Au niveau théologique, le fait que les Chrétiens acceptent l'Ancien Testament comme étant d'inspiration divine implique de réconcilier le tempérament de Yahvé et la religion de Jésus le pacifique. Si l'on s'en tient au commandement « A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur » (Romains 12:18), force est de constater que l'Eglise s'est autoproclamée première sous-traitante de Dieu le Père.

L'inclusion officielle du Livre des Révélations au début du Ve siècle a littéralement inscrit l'idée de domination et d'extermination dans le Nouveau Testament. Ecrit par un Juif exilé, Jean de Patmos, il accordait le statut d'Evangile aux épouvantables visions apocalyptiques des prophètes hébreux. La boucle est aujourd'hui bouclée puisque les Evangélistes de l'Amérique profonde, comme le dominioniste Ted Cruz, voient dans l'attaque israélienne sur les Palestiniens musulmans, Opération Bordure protectrice, le signe de l'Apocalypse - annoncée par un Juif de l'Antiquité - et du retour du Christ rédempteur (au Jugement dernier, les Juifs récalcitrants et ceux qui ont rejeté le Christ seront détruits par le feu et le soufre). Jésus, après tout, est la version latinisée du Josué qui avait conquis Jéricho. Jean pensait que Jésus était le messie tant attendu, venu sauver le peuple juif et détruire l'oppresseur romain et tous les impies. Au Jugement dernier, ceux qui auront « vaincu » pourront s'asseoir auprès du Fils de Dieu sur son trône (Apocalypse 3:14-22).

Les textes sacrés islamiques ont hérité de ces contradictions transmises par les gens du Livre, dans compter celles que l'on relève dans le Coran et le Hadith. On y trouve la justification de toute une série d'actions violentes ou concernant le traitement des croyants et des non-croyants, depuis les plus bénignes jusqu'au plus pernicieuses.

Prenons un peu de recul. Si l'on étudie l'histoire du XXe siècle, on constate que des idéologies séculaires ont tué des dizaines de millions de personnes. Un chiffre qui éclipse la somme de toutes les victimes des violences religieuses au cours des siècles. A vrai dire, la religion n'a joué qu'un rôle mineur dans le désordre et les crimes qui caractérisent notre époque. L'idée que nous vivons dans une ère de fanatisme religieux repose sur deux facteurs. Le premier est l'émergence de fondamentalistes radicaux dans le monde musulman, qui se servent de la terreur pour servir leur cause. Le second est la différence radicale entre ce phénomène et le monde sagement prosaïque des démocraties occidentales, libérées des conflits et des guerres ataviques, tout du moins en leur sein. Ces sociétés séculaires sont naturellement enclines à condamner celles où la religion continue à jouer un rôle important, surtout dans le monde musulman. Elles ont du mal à concevoir l'idée même de pensée religieuse. Beaucoup d'Européens ne comprennent pas plus les salafistes que leurs propres ancêtres, ou les Evangélistes extrémistes américains. Ils ne font pas non plus beaucoup d'efforts pour les comprendre.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'Europe de l'Ouest s'est affranchie de toutes les idéologies, qu'elles soient religieuses, nationalistes ou politiques. Peu de société manifestent aujourd'hui un tel désintérêt pour la politique. Si l'Amérique de la fin du XVIIIe siècle s'est construite en opposition à l'histoire des autres nations, l'Europe de l'Ouest du milieu du XXe siècle a réussi à se libérer de sa propre histoire. Les bouleversements de la première moitié du XXe siècle ont ouvert la voie à un profond changement dans les modes d'interaction des peuples européens.

Cette libération a nécessité une prise de distance affective, philosophique et intellectuelle avec les éléments de la vie politique qui avaient jusque-là défini l'action publique : au niveau international, les rivalités meurtrières ; en politique intérieure, les conflits idéologiques entre les différentes factions. Les « sociétés civiles » de l'Europe contemporaine (surtout à l'Ouest) se sont transformées. Les régimes politiques de cette nouvelle Europe sont davantage le résultat de soustractions que d'additions politiques. En d'autres termes, c'est parce que les intérêts mesquins et les ambitions sans envergure dominaient la vie publique que les Européens se sont débarrassés de ce qui était susceptibles d'entraver le processus d'intégration. Les passions nationalistes, les idéaux idéologiques, le désir de tracer des frontières en tous genres entre « nous » et « eux » se sont donc taris.

Les populations de ces sociétés « civiles » envisagent leur mode de vie pacifique et matérialiste comme un but en soi. Ce qui explique leur grande difficulté à comprendre le sentiment religieux ou nationaliste (comme dans les Balkans) exacerbé. Le contraste avec les Etats-Unis est des plus instructifs. L'Amérique partage certaines de ces caractéristiques mais elle diffère radicalement par d'autres points essentiels. Dans l'ensemble, les Américains sont plus religieux, et certains sont fondamentalement des salafistes chrétiens : plus ouvertement nationalistes, et n'hésitant pas à faire usage de la violence, dans leur pays ou à l'étranger. Mais ne confondons cause et corrélation.

L'engagement militaire des Etats-Unis est davantage lié à des réalités géostratégiques, et à l'Histoire, qu'au nombre de fidèles dans les Eglises ou au pin's aux couleurs du drapeau américain que portent tous les politiciens. La tolérance envers les conséquences de la guerre (au niveau des pertes américaines mais aussi étrangères) est aussi la conséquence d'une situation unique : le territoire des Etats-Unis n'a jamais été dévasté par des puissances étrangères (sauf en 1813), le pays est habitué à être victorieux, et il a une idée très précise de la mission qui lui incombe. Ce qui lui permet à la fois de parer ses actions de motifs désintéressés et de promouvoir l'idée qu'il est un agent et un modèle de progrès.

Ce mélange unique de caractéristiques nationales génère une tension constante dans la politique étrangère américaine, entre les idéalistes d'un côté et les réalistes de l'autre. A l'ère de la « guerre contre le terrorisme », ces deux visions ont réussi à se renforcer mutuellement pour justifier une stratégie audacieuse d'ingérence hyperactive et multiforme dans des sociétés radicalement différentes, et obtenir le soutien du peuple américain. Concrètement, les Etats-Unis jouent à la fois le rôle d'assistante sociale, de policier, de législateur et d'arbitre. Pour ce faire, ils ont fait énormément de victimes, la plupart innocentes. Ils ont aussi perpétré des atrocités et, dans le cas de leur programme de torture, de manière totalement réfléchie. Pourtant, ces funestes conséquences n'ont pas vraiment de prise sur la conscience américaine. Rien n'est étudié en profondeur. L'image de soi, le sentiment de supériorité morale, la foi dans la justesse des actions entreprises sont restés intacts.

On ne saurait expliquer ce phénomène en termes de conviction idéologique réfractaire à la réalité. En tant que doctrine politique, le sentiment religieux américain, semblable à nul autre, est trop abstrait et éclairé. Les actions douteuses mentionnées ci-dessus ne découlent ni d'une instruction divine ni d'une promesse solennelle. Le nationalisme exerce son influence mais la « destinée manifeste » du pays n'a plus le poids qu'elle avait autrefois. Cependant, ces spécificités américaines ont donné naissance à une conscience collective qui s'est réconciliée avec certains des agissements que nous dénonçons régulièrement chez les autres.

Les contradictions qui perdurent dans l'attitude des Américains envers leur propre usage de la violence organisée sont compensées par deux particularités liées à la façon dont le pays livre ses guerres, et notamment la « guerre contre le terrorisme ». Tout d'abord, en remplaçant le service militaire obligatoire par une armée de professionnels, la guerre et ses conséquences peuvent être maintenues à distance. Il est d'ailleurs possible de ne pas y penser du tout en ne se portant pas volontaire. Ensuite, leur dépendance croissante aux armes de haute technologie modifie leur façon de tuer. Etre aux commandes d'un drone dans un bureau confortable du Nevada n'est pas du tout la même chose que d'égorger un Taliban potentiel aux abords d'un village en Afghanistan. La différence psychologique pour celui qui tue est énorme. De manière générale, la population est affectée différemment. Ceci s'explique en partie par le poids des images. Au cours de la « guerre contre le terrorisme », nous n'avons vu que très peu d'images ou de vidéos des morts ou des blessés, d'un côté comme de l'autre. Le contraste avec la couverture médiatique de la guerre du Vietnam est frappant. Aucune image de torture n'a été publiée, à l'exception de celles, les moins spectaculaires, qui ont été prises à Abu Ghraib. La CIA a détruit la plupart des autres preuves.

C'est pourquoi les images marquantes de décapitation publiées par Daech dans un but de propagande ont un tel impact. L'un de leurs effets est d'assimiler ces actes horribles avec la doctrine salafiste (ce qui est exact) et l'Islam plus généralement (ce qui ne l'est pas). On nous dit que, « pour les Musulmans, tout cela n'a rien d'extraordinaire ». Pourtant, les Américains (Chrétiens et autres) ont tué des centaines de milliers de civils innocents à Hiroshima et Nagasaki. Quelle aurait été la réaction des Musulmans, et des fidèles d'autres religions, si des photographes sur le terrain avaient pu montrer au monde les gens asphyxiés, brûlés et grillés vifs, irradiés ? Nous avons, en revanche, vu les images terribles des morts et des blessés à Gaza, lors de l'offensive de l'armée israélienne, sans que presque personne, dans toute la classe politique américaine, et chez les différentes dénominations religieuses, ne s'en offusque. Y aurait-il une différence morale fondamentale dans la cause au nom de laquelle ces actions ont été perpétrées ?

L'Islam, le christianisme, le judaïsme et toutes les autres religions peuvent influer sur notre comportement, de diverses manières, et dans des mesures différentes. La religion a donc son importance. Mais la responsabilité d'actes criminels ne doit pas incomber à une religion en particulier. Le principal coupable, c'est la nature humaine, au niveau individuel et sociétal. 

* D'après l'Institut international des études stratégiques, les Tigres tamouls sont les premiers rebelles à avoir utilisé des ceintures et vestes explosives dissimulées. L'unité spécialisée dans les attentats suicide s'appelait les Tigres noirs. D'après les documents publiés par l'organisation des Tigres tamouls, les Tigres noirs ont commis 378 attentats suicide entre le 5 juillet 1987 et le 20 novembre 2008. 274 ont été perpétrés par des hommes, et 104 par des femmes.

Source : https://m.huffingtonpost.fr/michael-brenner/religion-guerre-et-barbarie_b_6050648.html

Tuez les infidèles !? est-ce une injonction du Coran ?

L’ennemi de l’islam me dit : L’islam est une religion de violence qui ordonne le meurtre et l’agression.

L’ignorant musulman me dit : L’islam m’ordonne de tuer ceux qui ne sont pas musulmans.

Je leur demande pourquoi ? où avez-vous trouvé cela ?

Leur réponse est la même : c’est écrit dans le Coran.

Donnez-moi le verset qui le demande.

C’est très simple, allez voir dans la Sourate/Le chapitre 2 et lisez ce que dit le verset 191.

J’ouvre le Coran et la traduction dit effectivement « [191] Tuez-les partout où vous les trouvez et chassez-les d’où ils vous ont chassés »

Mes deux amis ennemis ont tous les deux un sourire victorieux. Comme quoi on peut être ennemis et s’accorder sur certains points.

Attendez mes amis, mais vous êtes vraiment et complètement malhonnêtes !

Pourquoi ? me disent-ils.

Avez-vous lu le verset 190 qui est juste avant le verset que vous avez cité ?

Avez-vous lu les versets 192 et 193 qui le suivent ?

Lisez tous les versets et venez discuter avec moi après.

[190] Combattez dans la Voie de Dieu ceux qui vous combattent, sans jamais outrepasser les limites permises, car Dieu n’aime pas ceux qui les transgressent. [191] Tuez-les partout où vous les trouvez et chassez-les d’où ils vous ont chassés, car la subversion est pire que le meurtre. Ne les combattez pas, cependant, auprès de la Mosquée sacrée, à moins qu’ils ne vous y attaquent les premiers. Dans ce cas, n’hésitez pas à les tuer. Ce sera la juste récompense des infidèles. [192] S’ils cessent de vous attaquer, sachez que Dieu est Clément et Miséricordieux. [193] Combattez-les sans répit jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de subversion et que le culte soit rendu uniquement à Dieu. S’ils cessent le combat, ne poursuivez les hostilités que contre les injustes récalcitrants. [194] S’ils respectent votre mois sacré, respectez le leur. Mais s’il y a violation de leur part, la loi du talion devra être appliquée. Quand quelqu’un vous agresse, usez de réciprocité en proportion du dommage causé. Craignez Dieu et sachez qu’Il est avec ceux qui Le craignent. 02. Sourate de la Vache (Al-Baqara)

Vous avez bien compris que le Coran condamne toute agression !? Quand le Coran nous ordonne dans ce verset de combattre il désigne ceux qui doivent être combattues. Ce sont ceux qui viennent combattre les musulmans et les agresser.

En l’occurrence ce verset, malgré sa portée générale, parle des tributs arabes qui voulaient exterminer les premiers musulmans. Les musulmans à Médine avait l’obligation de se défendre et de résister à l’agression. Le Coran les motive et les encourage à combattre cet ennemi déclaré. Motiver car l’homme préfère naturellement éviter le conflit et céder à sa lâcheté.

Dans ces versets nous devons comprendre les règles suivantes :
• Le musulman ne combat que celui qui le combat.
• Le combat pour la justice et pour permettre l’exercice et la transmission du culte est obligatoire.
• Le musulman ne transgresse pas dans le combat et n’outrepasse pas les mesures même avec ses ennemis déclarés.
• Le musulman doit respecter les règles d’usage concernant la guerre et la paix.
• Ne pas continuer une guerre si une paix juste est possible.
• « Tuez-les » n’est pas une injonction à généraliser. Elle est valable uniquement au moment d’un combat déclaré et ouvert et quand les armes commence à parler. Il n’y a plus place à la fuite, au désistement et à la lâcheté. Je crois que chaque général d’une armée dira exactement la même choses à ses soldats quand la guerre s’impose ! Non ?

L’islam est une religion de Justice et de Paix. Si vous ne voulez pas le comprendre c’est votre affaire.

 

Source :

 

http://www.imamabdallah.com/2015/03/tuez-les-infideles-est-ce-une-injonction-du-coran.html

Réponse aux extrémistes et aux Islamophobes

 


Islam_paix

 

 

Question :

J’ai récemment participé à une discussion religieuse au travail avec un de mes collègues Chrétiens et il m’a demandé de lui expliquer un verset du Coran avec lequel il semblait avoir un problème. Il s’agit des versets 89-90 de la 4ème Sourate, dans lesquels Allâh ordonne aux musulmans à deux occasions différentes de tuer les non-croyants. Je lui ai dit que comme je n’étais pas un expert dans l’explication du Coran, j’allais me renseigner auprès de mes respectés Savants et que je reviendrai ensuite vers lui au sujet de ces versets. S’il vous plait, le Mufti Saheb peut-il m’expliquer et me donner un commentaire (tafsir) détaillé de ces versets afin que je puisse répondre à mon collègue non-Musulman de la manière la plus correcte? Pouvez-vous s’il vous plaît me donner aussi d’autres versets du Coran dans lesquels Allâh ordonne que les non-croyants soient bien traités?

Réponse :

A : Explication des versets 89 et 90 de Sourate 4 (An-Nisaa)

Commençons par une traduction littérale de ces versets :

4.89 : « Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mécréance afin que vous en soyez au même point (sawâ’) qu’eux. Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans ! »

4.90 : « [tuez-les où que vous les trouviez] à l’exception de ceux qui visitent une tribu (qawn) à laquelle vous êtes liés par un traité ou de ceux qui viennent vous trouver le cœur serré à l’idée de vous combattre ou de combattre leur tribu ; si Dieu l’avait voulu, Il les aurait rendus maîtres de vous et ils vous auraient combattus. Aussi, s’ils vous évitent, ne vous combattent pas et vous offrent leur soumission, Dieu ne vous permet pas de leur témoigner de l’hostilité. »

A partir de cette traduction littérale et d’une lecture réfléchie des versets cités ci-dessus, il apparait clairement que l’ordre de tuer est contraint et conditionné à certaines circonstances particulières. Normalement, les versets du Coran doivent être compris dans un certain contexte. Lu hors de ce contexte, le sens est alors faussé. Les Chrétiens ainsi que d’autres antagonistes de l’Islam interprètent le Coran de manière erronée et déformée, car ils ignorent le contexte des versets et ils le font soit par négligence pure, soit par dissimulation délibérée. Par contexte, nous entendons le sens commun dérivé d’un groupe de versets. Au lieu de prendre un verset et de le citer hors contexte, la procédure correcte consiste à examiner les versets se trouvant avant et après dans le but d’obtenir une signification correcte de ce que dit réellement le Coran. En second lieu, pour comprendre certains versets complexes, il est nécessaire que le lecteur recoure à des commentaires officiels et authentiques du Coran.

Nos amis non-Musulmans doivent aussi réaliser que le Saint Coran contient des principes fondamentaux et généraux sur la façon de gouverner, le culte, les transactions et ainsi de suite. Mais les détails sont fournis par les hadiths du Prophète Muhammad ﷺ. La raison de cette diversification est de veiller à ce que la nation Musulmane ne se limite pas au Saint Coran pour être guidée, mais intègre également les Hadith (ou traditions du Prophète). Ainsi, le Prophète Muhammad devient une figure de proue majeure dans l’Islam et une personnalité qui doit être vénérée.

La parole du Prophète Muhammad (c.-à-d. ses Traditions [Hadith]) a été tenue à l’écart et séparée de la Parole de Dieu (c.-à-d. Le Coran) afin de mettre en évidence la grande différence entre la Parole Pure de Dieu et la parole de l’homme, contrairement à la Bible qui contient un mélange de la Parole de Dieu et de la parole de l’Homme. Finalement, il devient difficile de faire la différence. Le système Islamique a protégé les Musulmans afin qu’ils ne tombent pas dans le même piège.

Dans les versets se trouvant ci-dessus, il y a plusieurs indicateurs qui montrent clairement le contexte et l’application du sens transmis. L’explication qui suit va éclairer ce fait :

1. Ces versets ont été révélés à Médine, après que le Messager d’Allâh ait posé les fondations du nouvel Etat Musulman. C’est dans le contexte de ce jeune État Islamique (NDT : ici on parle d’un vrai Etat et non d’un groupuscule de barbares sanguinaires ayant usurpé cette appellation) que les versets ci-dessus ont été révélés. Par conséquent, le premier principe qui apparait est que ces versets sont adressés à l’Etat Islamique et non à des Musulmans individuels. Toute personne intelligente comprendra que le pouvoir donné à un Etat ou à l’administration est beaucoup plus ferme, global et étendu que celui dont jouit un individu. Cependant, même dans ces règles, l’Etat Islamique n’a pas reçu carte blanche pour tuer les non-croyants selon ses quatre volontés, comme cela sera ensuite expliqué.

2. La partie « tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu » nous donne une autre indication de l’application de ce verset. Le verset ne peut pas se référer à des non-Musulmans car la migration dans le sentier d’Allâh n’est pas un acte que peuvent faire les mécréants ou les non-Musulmans. Nulle part dans le Saint Coran il est demandé aux non-Musulmans d’émigrer ou de quitter leur ville natale pour le bien de l’Islam. Il est donc évident que « tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu » fait référence à des gens qui prétendent être Musulmans. Ceci fait référence aux hypocrites, c’est-à-dire les gens qui proclamaient extérieurement être Musulmans, mais qui intérieurement ne l’étaient pas. Ils étaient parmi la communauté Musulmane des imposteurs et des espions, présents pour semer la zizanie et créer des conflits. Ces traîtres se sont également rendus coupables d’inciter d’autres communautés et nations à attaquer les Musulmans, comme cela mentionné dans plusieurs livres d’histoire. Le verset avant celui-ci, qui est le verset 88 stipule clairement : « Qu’avez-vous donc à vous scinder en deux partis au sujet des hypocrites …….? » Le contexte de cette section du chapitre nous montre clairement que le verset 89 fait référence aux hypocrites et non pas aux non-croyants comme les Juifs, les Chrétiens ou Arabes païens.

3. Le verset 89 dit : « et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux … » Cette instruction signifie que si ces hypocrites, après avoir embrassé la foi Islamique, renoncent à la Religion et se rebellent contre la communauté Musulmane, alors ils doivent être saisis, c’est-à-dire arrêtés, puis tués. Mais la mise à mort ne prend pas la forme d’une exécution sommaire. Les commentaires stipulent qu’ils seront arrêtés, jugés, et [seulement] si reconnus coupables, exécutés. Ils seront exécutés car ils auront commis le péché impardonnable de trahison, qui, dans tout Gouvernement ou Pays est un crime grave puni de mort. Cette loi s’applique à l’Etat Musulman et n’est pas une autorisation faite à tout Musulman d’aller tuer librement les non-Musulmans. Certains pourraient argumenter que ces détails ne sont pas mentionnés dans le Coran et que par conséquent les Musulmans qui lisent le Coran pourraient être induits en erreur et croire que toute personne peut aller tuer tout non-Musulman qui renonce à sa religion. Eh bien, il doit être bien entendu que ces détails sont donnés aux communautés Musulmanes à travers différents moyens tels que les madrassas (écoles religieuses), les plates-formes de questions/réponses, les conférences publiques, les brochures, les écrits, et les bulletins d’informations publiés de manière régulière. Les Musulmans sont donc bien au courant des règles qui s’appliquent et c’est la raison pour laquelle vous ne trouverez pas de Musulmans recourant à de telles méthodes malgré plusieurs incidents connus de prétendus Musulmans se détournant de l’Islam.

4. Les mots « où que vous les trouviez »doivent être pris conjointement avec les deux phrases citées avant, à savoir « emparez-vous d’eux et tuez-les ». Cela signifie que les auteurs de la trahison doivent être pourchassés et capturés partout où ils se cachent, et que la peine de mort doit être prononcée. Il s’agit d’une injonction dédiée au gouvernement compétent et à l’application des lois. N’importe quel gouvernement devra avoir la capacité et l’expertise permettant de traquer les grands criminels au sein de ses structures. Une administration qui n’est pas en mesure d’atteindre cet objectif devient la risée de tout un chacun.
 
5. Le verset 90 est un autre indicateur clair de la justice et de l’équité défendues par l’Islam et réfute la notion que les Non-musulmans ont faussement déduits du verset précédent, selon laquelle les Musulmans ont pour ordre de tuer les non-croyants où qu’ils se trouvent. Dans ce verset, il est demandé au Gouvernement Musulman de suivre les directives suivantes :

a) honorer ses traités, pactes et engagements pris avec les autres nations.

b) Respecter également les amis de ceux avec qui un pacte ou un traité existe.

c) Même les renégats et les traîtres doivent être épargnés et honorés s’ils sont liés d’amitié avec une nation qui a un pacte avec les Musulmans.

d) Ne pas combattre ou tuer ceux qui viennent à eux avec des intentions pacifiques et offrent leur amitié.

e) Il est interdit aux Musulmans de combattre les gens qui proposent une trêve.

f) On ne recourt au combat que quand il y a un acte de violence ou d’agression venant de l’autre partie.

Les susdits éléments font partie de la justice Divine qui est réellement profonde en Islam. Sur cette base, les critiques adressées à l’Islam par ses antagonistes sont totalement abusives, injustifiées, et découlent de l’ignorance de la véritable signification du Saint Coran.

6. Dans le verset qui suit (91), une autre règle claire est mentionnée : « S’ils ne vous évitent pas, s’ils ne vous offrent pas leur soumission et ne cessent de vous combattre, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez ». Ce commandement confirme ce qui est rapporté ci-dessus, à savoir que même pour les hypocrites et les renégats la paix est garantie à condition qu’ils s’abstiennent de l’agression et de la violence. Encore une fois, c’est le mandat accordé à un Etat, dont le devoir est de maintenir l’ordre public et de protéger les droits des personnes.

B : Voici quelques-uns des Versets du Saint Coran commandant le bon traitement envers les non-croyants :

1. « Supporte avec patience les propos des infidèles et au moment de les quitter, prends soin de ménager leurs susceptibilités ! »[Sourate 73, verset 10]

2. «  … fais donc preuve d’une noble indulgence » [Sourate 15, verset 85]

3. « Ne discutez avec les gens du Livre (Juifs et Chrétiens) que de la manière la plus courtoise » [Sourate 29, verset 46]

4. « Appelle à la Voie de ton Seigneur avec sagesse et par de persuasives exhortations. Sois modéré dans ta discussion avec eux » [Sourate 16, verset 125]

5. « Sois bon envers les autres comme Dieu l’a été envers toi ! Ne favorise pas la corruption sur la Terre » [Sourate 28, verset 77]   

6. « Ne prends pas un air arrogant en abordant tes semblables et ne marche pas sur terre avec insolence car Dieu n’aime pas les vaniteux insolents » [Sourate 31, verset 18]

7. « Dieu ne vous défend pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre religion et qui ne vous expulsent pas de vos foyers. Dieu aime ceux qui sont équitables »[Sourate 60, verset 8]

8. « Et s’ils (les païens) renoncent (à vous combattre), alors ne leur témoignez plus d’hostilité, sauf contre ceux qui ont un comportement inique » [Sourate 2, verset 193]

9. « Et s’ils (les ennemis) sont enclins à la paix, accède à leur requête » [Sourate 8, verset 61]

10. « Et si l’un des non-croyants demande ta protection accorde-la afin qu’il écoute la parole de Dieu puis fais-le reconduire en lieu sûr »[Sourate 9, verset 6]

Il ne s’agit là que d’un petit échantillon des nombreux versets qui expliquent les relations cordiales à tenir envers les non-croyants, qu’ils soient épris d’amour et de paix ou bien  qu’ils fassent preuve d’hostilité.

Le Messager d’Allâh ﷺ a dit : « Le véritable croyant, c’est celui dont l’humanité n’a à craindre ni la langue, ni la main » [Hadith authentique rapporté par an-Nasa’ï]

Source :

https://www.sunnisme.com/article-les-versets-du-coran-qui-commandent-de-tuer-73790066.html/

L’expansion de l’islam par l’épée? Mythe ou réalité?

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Certains négateurs de notre époque prétendent que l’islam se serait répandu par l’épée, le sang, suivi de massacres, persécutions et de conversions forcées. Est-ce réellement ce que l’histoire nous enseigne ? L’image du soldat musulman avançant avec une épée dans une main et le Coran dans l’autre est-elle plus proche de la réalité ou du mythe ? L’Islam a t-il eu pour but d’effacer les populations autochtones des territoires conquis afin d’imposer sa politique ? Si les réponses abondent dans le corpus de textes historiques et théologiques islamiques, il est aussi très intéressant de se pencher sur ce que l’inteligencia occidentale a pu produire en la matière. Habitués à n’entendre qu’un son de cloche sur cette thématique, les ouvrages défendant l’opinion adverse sont pourtant nombreux.

Nous allons ainsi tenter ici de répondre à ces allégations de la manière la plus explicite possible à travers les propos de certains des plus grands spécialistes occidentaux en la matière, sources à l’appui. 

 

Ce que l’Histoire, et ceux qui l’ont mise par écrit, nous dicte

Morceaux choisis :

« La conquête musulmane de 636 ne fait que consacrer cette division. Les jacobites (secte chrétienne), hostiles à la domination de Byzance, favorisèrent l’entrée victorieuse des arabes musulmans en Syrie. Durant le califat omeyade, ils apprécient d’être gouvernés depuis Damas et savent se rendre indispensables dans l’administration. Mais les jacobites s’arabisent et beaucoup se convertissent à l’islam. »

J.-P. Valognes « Vie et mort des chrétiens d’Orient : Des origines à nos jours », p.341

« L’habileté politique que déployèrent les premiers successeurs de Muhammad fut à la hauteur de ses talents guerriers qu’ils surent bien vite acquérir. Dès les premiers combats ils se trouvèrent en présence de populations que des maîtres divers tyrannisaient sans pitié depuis des siècles, et qui ne pouvaient qu’accueillir avec joie des conquérants qui leur rendraient la vie moins dure. La conduite à tenir était clairement indiquée, et les khalifes surent sacrifier aux intérêts de leur politique toute idée de conversion violente. Loin de chercher à imposer par la force leur croyance aux peuples soumis, comme on le répète toujours, ils déclarèrent partout vouloir respecter leur foi, leurs usages et leurs coutumes. Les Arabes respectèrent si religieusement les conventions acceptées, et se rendirent si agréables aux populations soumises autrefois aux vexations des agents chrétiens de l’Empereur de Constantinople, que toute l’Egypte adopta avec empressement leur religion et leur langue. C’est là, je le répète, un des résultats qu’on n’obtient jamais par la force. Aucun des peuples qui avaient dominé en Egypte avant les Arabes ne l’avait obtenu. […] Au contact des Arabes, des nations aussi antiques que celles de l’Egypte ou de l’Inde, ont adopté leurs croyances, leurs coutumes, leurs mœurs, leur architecture même. Bien des peuples, depuis cette époque, ont dominé les régions occupées par les arabes, mais l’influence des disciples du prophète est restée immuable. »

Gustave LeBon, « La civilisation des arabes, Livre deuxième, chapitre III », p.98-100

« Lorsque nous étudierons les conquêtes Arabes, et tacherons de mettre en relief les causes qui ont déterminé leur succès, nous verrons que la force ne fut pour rien dans la propagation du coran, car les Arabes laissèrent toujours les vaincus libres de conserver leur religion. Si les peuples chrétiens se convertirent à la religion de leur vainqueurs et finirent par adopter leur langue, ce fut surtout parce que ces nouveaux conquérants se montrèrent plus équitables pour eux que ne l’avaient été leurs anciens maîtres, et parce que leur religion était d’une grande simplicité que celle qu’on leur avait enseignée jusqu’alors. S’il est un fait bien prouvé par l’histoire, c’est qu’une religion ne s’impose jamais par la force. Lorsque les Arabes d’Espagne ont été vaincus par les chrétiens, ils ont préféré se laisser tuer et expulser jusqu’au dernier plutôt que de changer de culte.« 

Gustave Le Bon « La Civilisation des Arabes », 2010, éd. Al Bustane, p.106

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Le célèbre historien, professeur émérite des études sur le Moyen-Orient à l’université de Princeton, spécialiste de la Turquie, du monde musulman et des interactions entre l’Occident et l’Islam, Bernard Lewis nous dit également à ce sujet :

« Aux VIIe et VIIIe siècles, la plupart des chrétiens d’Orient passent sous domination musulmane. Cela ne change rien pour ceux de Mésopotamie, habitués à composer avec un pouvoir non chrétien. Ils restent majoritaires dans la région jusqu’à la fin du Moyen Âge. Pour la plupart des Églises orientales, la domination musulmane apporte plus de liberté et une amélioration de leur condition ». 

Bernard Lewis, « L’islam et les non-musulmans », dans Annales. p.788

« En Irak, en effet, il leur avait fallu accepter la domination de la foi zoroastrienne; en Egypte et en Syrie, bien que partageant la foi chrétienne des souverains de l’Empire Byzantins, les communautés autochtones avaient connu la discrimination et parfois même les persécutions, parce qu’elles appartenaient à des sectes différentes. Pour beaucoup d’adeptes des Eglises orientales, l’avènement de l’islam et le transfert du pouvoir politique des mains des chrétiens à celles des musulmans se traduisirent par une amélioration de leur condition et une plus grande liberté de culte.« 

Bernard Lewis, « Juifs en terre d’islam » p.34

« Les premiers siècles du califat virent s’accroître la tolérance. Depuis l’époque du Prophète jusqu’aux immenses empires des Umayyades et des Abbassides, en passant par les premiers califes, on peut dire que l’esprit de tolérance envers les non-musulmans suit indubitablement une courbe ascendante. […] Au cours de la première période, musulmans, chrétiens et juifs , bien que professant des religions différentes, formaient une seul société au sein de laquelle les relations d’amitié, d’affaire, de maître à disciple, et autres allaient de soi et étaient même fort courante. Nous possédons de nombreux documents qui témoignent de la richesse des échanges intellectuels et culturels entre ces trois communautés. »

Bernard Lewis, « Juifs en terre d’islam » P.74

« Le jugement porté par les juifs sur le comportement des Turcs se révèle presque unanimement favorable. Le plus ancien est contenu dans la fameuse lettre d’Andrinople écrite au cours de la première moitié du XVe siècle par un juif… Il y invite ses coreligionnaires à quitter la chrétienté, où ils n’endurent que souffrances, pour venir en Turquie, où il trouveront la sécurité et la prospérité : Je sais les terribles malheurs, plus amers que la mort, qui accablent nos frères d’Allemagne, les décrets tyranniques, les baptêmes sous la contrainte et les ordres de bannissements qui sont leur lot quotidien. Lorsqu’ils fuient d’un endroit, me dit-on, un sort plus tragique encore les attend ailleurs… De tout côtés, ce ne sont qu’angoisse de l’âme et tourments du corps; qu’exactions commises par des oppresseurs sans pitié. Le clergé et les moines, ces faux prêtres, se dressent contre le malheureux peuple de Dieu… Ils ont édicté une loi selon laquelle tout juif découvert à bord d’un navire chrétien qui fait voile vers l’Orient sera jeté à la mer. Hélas! Comme les Enfants d’Israël sont maltraités en Allemagne; leurs forces les ont abandonnés! Ils sont ballotés de-ci de-là, et pourchassés jusque dans la mort… Frères et maîtres, amis et connaissances! Moi, Isaac Zarfati, bien que d’ascendance française, je suis né en Allemagne où j’ai grandi aux pied de mes vénérés maîtres. Je vous le dis, la Turquie est un pays d’abondance où, si vous le voulez, vous trouverez le repos. D’ici, la route vous est ouverte vers la Terre sainte. Ne vaut-il pas mieux vivre sous domination des musulmans, plutôt que des chrétiens ? Ici, chaque homme peut mener une existence paisible à l’ombre de sa vigne et de son figuier. Ici, personne ne vous empêchera de porter les plus beaux atours, alors qu’en chrétienté, vous n’osez habiller vos enfants en rouge ou bleu, couleurs que nous affectionnons, de peur de les exposer aux coups et aux insultes, et êtes obligés d’aller et venir misérablement vêtus de couleurs sombres… Ô Israël! Pourquoi dors-tu ? Lève-toi et quitte ce pays maudit pour toujours ! Il ajoute : « C’est la même opinion que nous retrouvons dans un ouvrage célèbre, Consolation aux tribulations d’Israël, écrit plus d’un siècle après. Son auteur, un juif portugais nommé Samuel Usque, classe les consolations en deux catégories : Les unes humaines, les autres divines. Des consolations humaines, « la plus insigne est la grande Turquie, cette large et vaste mer que Dieu a ouverte avec le bâton de sa miséricorde, comme Il a ouvert la Mer Rouge au temps de l’Exode… Ici, les portes de la liberté restent toujours grandes ouvertes pour ceux qui professent du judaïsme. »

Bernard Lewis, « Juifs en terre d’islam » P.160 & Samuel Usque, « A consolaçam as Tribulacoes de Israel », III, éditions Mendes Remedio, Coïmbra, 1906, 53; tr.anglaise de Martin A.Cohen, « Consolation for the Tribulations of Israel », Philadelphie, 1965, p.231.

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André Clot, historien français, spécialiste de l’islam, nous livre aussi de brillantes analyses dans son ouvrage phare, « L’Espagne Musulmane », que voici :

« Les Wisigoths avaient persécuté les juifs au point d’édicter des lois antisémites dont le but était de supprimer toute présence juive. Le concile de Tolède avait décidé d’obliger tous les juifs à se faire baptiser sous peine de lourds châtiments, y compris des tortures physiques. La circoncision était interdite, de même que l’absorption de nourritures rituelles. Il était interdit aux chrétiens de les fréquenter, jusqu’à ce qu’un concile décide de réduire tous les juifs en esclavage et d’enlever tous les enfants juifs à leurs parents pour les élever dans la religion chrétienne. Une énorme vague d’antisémitisme déferla sur la Péninsule. Les synagogues furent détruites. On comprend que les juifs aient facilité la conquête arabe et accueilli les envahisseurs comme des libérateurs.« 

André Clot, « L’Espagne Musulmane » p.237

« Chrétiens et juifs convertis sont organisés en communautés, plus nombreuses, dit-on, que partout ailleurs dans le monde musulman, plus pacifiques aussi, chacun étant satisfait de son sort et ne désirant pas en changer. Cette rapide assimilation, cette adoption des goûts et des habitudes des musulmans n’étaient pas du goût des autorités chrétiennes, loin de là. L’ignorance du latin, la langue de l’Eglise, était telle que l’archevêque de Séville fit traduire la Bible en arabe afin que les chrétiens puissent la lire. Alvaro, un écrivain chrétien de cette époque, qui habitait Cordoue et était à la tête d’un groupe de chrétiens exaltés, observe avec tristesse : « Mes coreligionnaires, dit-il, aiment à lire les poèmes et les romans des arabes, ils étudient les écrits des théologiens et des philosophes musulmans, non pour les réfuter mais pour se former une diction arabe correcte et élégante. Où trouver aujourd’hui un laïque qui lise les commentaires latins sur les saintes écritures ? Qui d’entre eux étudie les évangiles, les prophètes, les apôtres ? Hélas, tous les jeunes chrétiens qui se font remarquer par leurs talents ne connaissent que la langue et la littérature arabes; ils lisent et étudient avec la plus grande ardeur les livres arabes, ils s’en forment à grands frais d’immenses bibliothèques… Parlez-leur, au contraire, des livres chrétiens. Ils vous répondront avec mépris que ces livres là sont indigne de leur attention…« 

André Clot « L’Espagne Musulmane » p.72-73

« Les conquêtes ont été aussi grandement facilitées par l’état de faiblesse dans lequel se trouvaient alors les empires voisins. Les provinces de Byzance : la Syrie, la Palestine et L’Egypte étaient profondément irritées par l’intolérance religieuse des empereurs de Constantinople. Monophysites et nestoriens[Secte chrétienne], qui étaient alors la majorité, étaient prêts à se détacher de Constantinople tant leur mécontentement était vif. Ils avaient la conviction d’être gouvernés par des ennemies de leur foi alors que les Arabes étaient indifférents aux convictions religieuse de leurs sujets.« 

André Clot « L’Espagne Musulmane » p.11

Professeur américain d’affaires internationales et d’études islamiques à l’université de Georgetown à Washington, John Eposito nous informe également que :

« Pour plusieurs populations non-musulmanes dans les territoires byzantins et persans déjà soumises aux gouverneurs étrangers, le règne islamique a signifié un changement de gouverneurs, les nouveaux étant souvent plus souples et plus tolérants, plutôt qu’une perte de l’indépendance. Plusieurs de ces populations ont même joui d’une plus grande autonomie locale et ont souvent payé des impôts inférieurs… En ce qui concerne la religion, l’islam s’est montré plus tolérant, accordant une plus grande liberté religieuse aux juifs et aux chrétiens indigènes.« 

John L. Esposito, « The Islamic Threat: Myth or Reality », Oxford University Press, New York, 1992, p. 39

« Ils ont remplacé les pays conquis, les dirigeants et les armées indigènes, tout en préservant la plupart de leur gouvernement, bureaucratie, et culture. Pour plusieurs dans ces territoires conquis, ce n’était qu’un échange de maîtres, un qui a amené la paix aux peuples démoralisés et mécontentés par les vicissitudes et l’écrasante taxation résultant des années de conflit Byzantino-Perse. Les communautés locales étaient libres de continuer de suivre leur propre façon de vivre dans les affaires internes et domestiques. Sur beaucoup d’aspects, les populations locales ont trouvé le règne musulman plus flexible et tolérant que celui des byzantins ou des perses.« 

John L. Esposito, « Islam: The Straight Path », Oxford University Press, 1998, p,34

« Je suis [Gandhi] désormais plus que jamais convaincu que ce n’était pas l’épée qui créait une place pour l’Islam dans le cœur de ceux qui cherchaient une direction à leur vie. C’était cette grande humilité, cet altruisme du prophète, l’égard scrupuleux envers ses engagements, sa dévotion intense à ses amis et adeptes, son intrépidité, son courage, sa confiance absolue en Dieu et en sa propre mission. »

Gandhi, extrait du journal “Young India”, cité dans “The light”, Lahore, 16/09/1924

« […] nous n’avons jamais entendu parlé d’une quelconque tentative de forcer une population non-musulmane à accepter l’Islam; ni non plus de la moindre persécution dans le but d’éradiquer le Christianisme. Si les califes avaient, eux, choisi une de ces deux alternatives, ils auraient certainement balayé le Christianisme aussi aisément que Ferdinand et Isabelle de Castille [conquérants chrétiens de l’Espagne musulmane] ont éliminé l’Islam d’Espagne ; ou encore imité Louis XIV qui décréta le Protestantisme hors-la-loi, ou enfin, ils auraient agi comme les anglais envers les juifs qui furent interdits de séjour en Angleterre pendant 350 ans […]. De plus, comme les églises orthodoxes de l’Asie et de l’Est et celle de Rome s’excommuniaient mutuellement, ces églises orthodoxes étaient isolées du reste de la Chrétienté. Personne n’aurait donc levé le doigt pour les aider si les musulmans les avaient attaqué. Par conséquent, la simple existence de ces églises encore aujourd’hui est une solide preuve de l’attitude généralement tolérante des gouvernements mahométans envers elles.« 

Arnold, Sir Thomas W., « The preaching of Islam, A history of the propagation of the muslim faith », p. 80

« Ni le sabre, ni même un quelconque prosélytisme, peuvent expliquer l’expansion continuelle de l’Islam à travers les siècles. Cette croissance phénoménale doit être attribuée à son pouvoir d’attraction, et à ses capacités à répondre aux besoins spirituels et matériels de peuples adhérant en masse non à une culture pourtant propre à ses fondateurs, des Arabes du désert, mais à une culture religieuse et à un développement socio-politique qu’ils ont évalués au moment de leur conversion« 

Dr. Ceasar E. Farah (Docteur d’histoire, Université du Minnesota, USA), « Islam, Barron’s Ed. Series », Inc – Woodbury – New York – 1968 – p.253

« Si aucune religion n’a compté des triomphes plus rapides et plus éclatants, aucune ne s’est montrée plus généreuse et plus tolérante […] Où sont ces atrocités épouvantables qui nous ont valu tant de tirades larmoyantes et éveillé si longtemps la compassion indignée des âmes sensibles ?« 

Pierre Laffite, « Les Grands Types de l’Humanité »

« L’histoire est claire sur ce point: la légende des musulmans fanatiques s’abattant sur le monde, imposant l’Islam, à la pointe de l’épée, aux peuples vaincus est un des plus fantastiques et absurdes mythes que les historiens ont pu répéter.« 

De Lacy O’Leary, « Aux carrefours de l’Islam », p.28 (Ed. originale “Islam at crossroads”, Londres 1923, p.8)

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Conclusion

En conclusion, nous avons pu constater que ces différentes allégations lancéejs tentant de discréditer l’Islam ne sont que mythes sortis de la tête de certains négateurs. A travers les différentes sources historiques et théologiques mises à notre disposition, nous pouvons constater que l’expansion de l’Islam n’est ni du à des conversions forcées, des persécutions, ou encore à une prépondérance à l’intolérance religieuse. Ces diverses allégations lancées peuvent, et se doivent d’être réfutées à travers l’histoire elle-même. Aucune religion au monde n’a poussé ses adeptes à combattre sur le chemin de Dieu et de la Vérité, pour la cause des faibles, des opprimés, des orphelins, des femmes, des enfants et des vieillards, comme l’a fait l’Islam. Cette réalité, prouvée par les versets coraniques comme les traditions prophétiques, l’est ainsi tout autant par les faits historiques comme nous l’avons exposé ici.

Source :

https://www.sarrazins.fr/lexpansion-de-lislam-par-lepee-mythe-ou-realite/

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