Les fondateurs de l'Arabie Saoudite

Publié le par Ahmed Miloud

Troupes des Ikhwân
Drapeau noir, couleur promettant l'engagement des hostilités, brandi par les Ikhwân.

Banû Hanifa ( en arabe : بنو حنيفة ) est une tribu arabe originaire de la région de Al-Yamâma en Arabie centrale. Elle appartient à la branche Rabi'ah des tribus de l'Arabie du nord, qui comprenait également `Anizzah, Abdul Qays, Bakr et Taghlib.

Bien que comptés par les généalogistes arabes classiques en tant que branche chrétienne des Banu Bakr, ils ont mené une existence indépendante avant l'Islam.

La dynastie saoudienne qui est issue de la famille Al-Mouqrin descend de cette tribu.

Le premier État saoudien est constitué aux alentours de 1744. Un chef tribal local, Mohammed Ibn Saoud, s'associe avec un prédicateur religieux, Mohammed Ibn Abdelwahhab(1).

(1) Voir article : https://www.google.com/amp/s/abouhamza.wordpress.com/2012/06/04/muhammad-ibn-abdelwahab-le-wahabisme-et-les-al-saoud/amp/#ampshare=https://abouhamza.wordpress.com/2012/06/04/muhammad-ibn-abdelwahab-le-wahabisme-et-les-al-saoud/

La famille Al Saoud et le royaume connaissent ensuite des confrontations augmentant ou réduisant leur pouvoir en fonction des accords et désaccords avec l'Égypte, l'Empire ottoman et d'autres familles arabes pour le contrôle de la péninsule. Trop instable, le royaume finit par disparaître en 1818.

Un second État saoudien est fondé six années plus tard en 1824, mais disparaît en 1891.

Dans la nuit du 15 au 16 janvier 1902, Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud, souhaitant restaurer l'ancien État de son aïeul, s'empare de Riyad, alors occupée par la famille rivale Al Rachid, originaire de Haïl. En 1904, il s'empare de l'oasis de Buraydah, capitale de la région du Qasim, au nord du Nejd. Abdelaziz fonde vers 1912, avec l'appui des bédouins, l'ordre des Ikhwân (« frères ») qui lui permet d'agrandir son domaine. Les Ikhwân sont progressivement installés dans environ deux cents colonies agricoles (les hujjar). En 1913, Abdelaziz s'empare de la province du Hassa, dans l'est, dont la majorité de la population est chiite. Son poids politique est reconnu par les Ottomans en mai 1914 lorsque ceux-ci le nomment wali du Nejd.

Avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale, Abdelaziz se rapproche graduellement des Britanniques. Un traité de protection est signé avec ces derniers en 1915.

Rencontre du président Roosevelt et du roi Ibn Saoud, en Égypte en février 1945, photo prise à bord du Quincy, un bâtiment de l'US Navy.

Profitant de la dislocation de l'Empire ottoman et de la faiblesse des États arabes qui se constituent pendant le conflit mondial, il fait la conquête par la force en 1924-1925 du Hedjaz, un État comprenant les villes de La Mecque et de Médine, en s'en emparant il met fin à près d'un millénaire de chérifat hachémite, la lignée des descendants du grand-père du prophète. Il finit par se faire reconnaître roi du Hedjaz, en 1927.

L'État ainsi constitué est consolidé par Abdelaziz Al Saoud pour devenir un pays puissant et surtout acteur de la scène internationale. Cet arrêt des conquêtes le brouille avec ses alliés Ikhwân, qui voudraient poursuivre la conquête pour étendre les frontières à toute la communauté des croyants. L'appui des oulémas, essentiellement par une fatwa de 1927, profite à Abdelaziz : ils décrètent qu'il est interdit de se révolter contre le détenteur du pouvoir. Dès lors, il devient licite de faire la guerre contre les Ikhwân, qui sont écrasés en 1929.

L'Arabie saoudite est fondée officiellement le  par la fusion des provinces du Nejd et du Hedjaz. Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud (Ibn Saoud) en devient le roi. 

La découverte de pétrole en mars 1938 transforme le pays sur le plan économique et marque le début d'une alliance stratégique avec les États-Unis concrétisée par le Pacte du Quincy, qui en échange d'un accès au pétrole, engage les États-Unis à protéger militairement la dynastie des Saoud. Cette alliance se révèlera d'autant plus durable que le pays se présente comme un allié de poids face à la montée des nationalismes arabes dans les années 1950-1960 soutenus par l'Union soviétique[15].

Abdelaziz accepte le concept de modernisation du pays et persuade les ultra-conservateurs religieux d'accepter les nouvelles technologies, ce qui se traduit concrètement par un confort matériel pour les saoudiens, mais sans changement des mentalités. Après cinquante ans de pouvoir, Adb al-Aziz meurt en 1953, lui succèdent ses fils — Saoud ben Abdelaziz, Fayçal ben Abdelaziz, Khaled ben Abdelaziz, Fahd ben Abdelaziz, Abdallah ben Abdelaziz et depuis 2015 le roi Salmane ben Abdelaziz.

Dans les années 1980, la prise de la Grande Mosquée de La Mecque met en évidence le poids de la communauté ultra-conservatrice et la pression fondamentaliste s'accentue. Une police des mœurs, la muttawa, est mise en place, s'assurant que tout ce qui se passe dans le royaume n'enfreint pas les règles de l'islam. Les nouvelles technologies sont encadrées, la musique n'est pas autorisée en public, encore moins le théâtre, et la télévision par satellite est également filtrée, tandis que la ségrégation sexuelle est accentuée, et le port du voile intégral obligatoire.

La rapide augmentation des recettes saoudiennes au début des années 1980 qui passent de 65 milliards de dollars à près de 135 milliards en 1981, permet également au pays qui est le « berceau » du wahhabismed'exporter sa doctrine religieuse sous la forme du salafisme. Cette politique extérieure se manifeste dans la lutte organisée contre l'Union soviétique dans le conflit afghan en accord avec l'allié américain, mais également dans le soutien financier de nombreuses organisations islamiques à travers le monde dans les années 2000-2015.

Source : Wikipédia

Remarques :

Comme on le voit ci-dessus,il n'est nullement fait état d'une quelconque "origine juive" des Al Saoud.Quand on sait que les Arabes sont très soucieux de leurs généalogies respectives, il devient évident que ces allégations sur l'origine juive de la famille d'Al Saoud ne sont qu'un tissu de mensonges grotesques,colportés ici et là pour diviser le monde musulman qui se tourne 5 fois par jour vers la Mecque qui se trouve ...en Arabie Saoudite.

Il est utile de rappeler l'amitié de Mohamed Asad ,juif autrichien converti à l'Islam, avec l'émir Saoud qui a fondé l'émirat saoudite sur indtruction du Calife ottoman, pour unifier les tribus du Najd.Dans son livre "Le chemin de la Mecque" ,p.150.151 dont capture d'écran ci-dessous(1), il fait d'abord l'éloge de ce futur roi d'Arabie Saoudite puis le critiqua sur sa déviation de l'Islam authentique pour lequel a appelé le Cheikh Mohammed Ibn Abdelwahab dans ses prêches.

Il est a noter qu'après celà ,Mohammed Asad quitta l'Arabie Saoudite pour le Pakistan dont il devint le premier ambassadeur à l'ONU.

(1) Source : https://www.babelio.com/auteur/Muhammad-Asad/96421/citations

Ahmed Miloud

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