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L’obligation du voile (hijab) en Islam

Publié le par Ahmed Miloud

 

Mot à dire

Toute femme musulmane digne de ce nom se doit de respecter sa religion en matière de voile(hijab) pour éviter d’être une source de tentation(FITNA) et pour ne pas tomber dans le péché elle-même, le fait de ne pas porter le voile légal étant lui-même un péché.
En effet, il est rapporté d’Abou Houreira(qu’Allah l’agrée) que le Messager d’Allah et Sceau des Prophètes(que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit :
« Deux catégories des gens de l’enfer que je n’ai pas(encore) vu:
-des gens qui ont avec eux des fouets comme des queues de vaches avec lesquels ils frappent les gens (1)
-des femmes habillées mais qui sont nues (2) qui font pencher les gens et qui elles même penchent (3).
Leurs têtes sont comme des bosses de chameau penchées (4). Elles ne rentreront pas au paradis et n’en sentiront pas l’odeur et certes son odeur se sent d’une durée de ceci et ceci ».
(Rapporté par Mouslim dans son Sahih n°2128)

(1) Ceci est apparu dans la police de la plupart des pays (il s’agit évidemment de ceux qui font preuve d’injustice).

(2) C’est à dire qu’elles sont nues malgré qu’elles soient habillées soit parce qu’elles portent des vêtement transparents, soit des vêtement serrés qui montrent la forme des membres, soit des vêtement qui sont trop court et laissent apparaître ce qui devrait être caché comme le haut de la poitrine, les épaules, les avants-bras, le bas des jambes…Ceci s’est généralisé dans certains pays de nos jours.

(3) C’est à dire qu’elles penchent vers la désobéissance et font aussi pencher vers la désobéissance.

(4) Le sens est qu’elles grossissent leur têtes avec leurs cheveux soit qu’elles se rajoutent des cheveux.

Ces explications viennent de l’ouvrage Minnatoul Moun’im Fi Charh Sahih Mouslim du cheikh Safi Rahman Moubarakafouri vol 3 p 421

Ahmed Miloud

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Les 8 conditions du voile (Sheikh Al Albani)

1-Première condition du voile:

Il doit couvrir l’ensemble du corps excepté le visage et les mains .
Il y a plusieurs hadiths qui prouvent que la femme peut montrer son visage et ses mains dont le hadith rapportée par ‘Ali bin Abi Talib , qui dit:«Que le Messager d’Allah fut questionné après avoir lapidé les stèles.»Il ajouta: «
Al ‘Abbas lui dit alors: « Ô Messager d’Allah! Pourquoi as tu tourné la tête du fils de ton oncle? »
Il (salAllahu3alayhi wa salam) répondit: « J’ai vu un jeune et une jeune, et j’ai voulu les protéger du diable. » (Rapporté par Al Tirmidhi, Ahmad et Al Diha’ avec une chaîne de narrateur authentique)
Ce hadith prouve que le visage de la femme n’est pas une nudité (‘awra).

Ibn Hazm (rahimahuAllah) a dit:«Si le visage était une nudité (‘awra), pourquoi n’a t’il pas réagit alors qu’elle avait le visage dévoilé devant les gens et pourquoi ne lui a t’il pas ordonné de le couvrir, car si elle avait le visage couvert, Ibn ‘Abbas n’aurait pas su si elle était belle ou non.» (NB : Il existe une divergence auprès des savants quant à l’obligation de couvrir son visage , c’est l’avis de Sheikh Al Islam, Al ‘Uthaymin , Ibn Baz … )

-Deuxième condition:

Il ne doit pas être une parure en soit Car le Très Haut a dit : « qu’elles ne fassent pas apparaître leurs parures ». Cette expression englobe les aspects extérieures de la tenue, si celle-ci est parée de façon à attirer les regards des hommes. Cette idée s’atteste dans les propos du Très Haut : «Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’ avant l’ Islam (Jâhiliya).» (Coran, 33:33)
et les propos du Prophète (salAllahu3alayhi wa salam) : « Ne t’interroge pas à propos de trois personnes : un homme qui a quitté la communauté, désobéi à son imam, et est mort rebelle, une esclave ou un esclave qui meurt en fuite et une femme dont le mari s’est absenté après lui avoir assuré le nécessaire en fait de provisions et qui (malgré cela) s’exhibe en public pendant son absence ; ne t’interroge pas à propos de ceux-là ». (Cité par al-Hakim, 1/119 et Ahmad, 6/19 d’après le hadith de Foudhalata bint Abid. Sa chaîne de rapporteurs est authentique et il est dans al-Adab al-Moufrad).

L’imâm Al Dhahabi a dit:«Parmi les actes qui font que la femme soit maudite: c’est qu’elle fasse paraître sa parure comme: son or, ses perles, son parfum lorsqu’elle sort de chez elle. Ainsi que, lorsqu’elle porte des vêtements en tissu de soies, des robes courtes et des manches larges et longues.Tous cela fait parti de l’exhibition (tabaroj) qu’Allah déteste, ici-bas comme dans l’au-delà.

-Troisième condition:

Il doit être épais (safiq) sans quoi il ne pourrait pas cacher le corps. Quant aux vêtements transparents, ils ne font qu’aggraver la tentation et l’attrait.
C’est à ce propos que le Prophète (salAllahu3alayhi wa salam) dit : « Les dernières générations de ma communauté connaîtront des femmes habillées mais nues qui porteront sur leurs têtes des tresses comme des bosses de borkht ; maudissez les car elles sont maudites ».

Un autre hadith ajoute : «Elles n’entreront pas au paradis et n’en sentiront pas l’odeur. Pourtant cette odeur peut être sentie à une distance parcourue en ceci ou cela de marche… » (rapporté par Mouslim d’après Abou Hourayra.).I

bn Abd al-Barr dit : « le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui ) entend par là les femmes qui portent des vêtements légers et transparents. De ce fait, elles sont apparemment habillées mais nues en réalité » (cité par as-Souyouti dans Tanwir al-Halak, 3/103)

-Quatrième condition:

Le vêtement doit être bien large et pas moulant car le but de ce vêtement est (justement) de ne pas créer de discorde, et cela n’est possible que s’il est bien large. Car s’il est moulant, il voilera peut être [la couleur de la personne] mais dessinera son corps ou certaines parties de son corps; que les hommes s’imagineront.Et en cela, il y a un grand mal que l’on ne peut ignorer, il est donc obligatoire que le vêtement soit bien large.Pour preuve ce hadith de Oussama bin Zayd qui dit:«Le Messager d’Allah (salAllahu’alayhi wa salam) m’a vêtu d’une qutbiya épaisse que lui avait offert Dahya al Kalbi. Je l’avais fait porter à ma femme. Il (salallahu’alayhi wa salam) m’a dit: « Pourquoi ne portes-tu pas ta qutbiyya? » Je lui dis: « Je l’ai fait porter à ma femme. » Il (salallahu’alayhi wa salam) m’a dit: « Ordonne-lui de mettre un autre vêtement en dessous, car j’ai peur que ela dessine son corps. »» (Rapporté par Daha Al Maqdissi dans : «AlHadith Al Moukhtara», Ahmad et Al Bayhaqi avec une bonne chaîne de narrateur)

-Cinquième condition:

Le vêtement ne doit pas être parfumé, pour preuve le hadith de Moussa bin Yassar qui rapporte de Abou Hourayra radiAllahu3anhou :«Qu’une femme est passée près de lui, elle s’était parfumée. Il lui dit: « Ô Oum al Jabbar! Vas-tu à la mosquée? » Elle répondit: « Oui » – Il dit: « Est-ce pour cela que tu t’es parfumée? »Elle répondit: « Oui » – « Retourne chez toi et lave-toi! » J’ai entendu le Messager d’Allah (saws) dire: « Lorsqu’une femme sort pour se rendre à la mosquée et qu’elle dégage une odeur (de parfum), Allah n’acceptera sa prière que si elle rentre chez elle et se lave. »» (Rapporté par Al Bayhaqi et d’autres. De plus c’est un hadith authentique) .La raison de son interdiction est claire, car il éveille les désirs.Si cela est interdit pour celles qui désirent se rendrent à la mosquée, quel en sera le jugement juridique pour celles qui font cela et vont au marché, dans les ruelles et les grands boulevards? Il n’y a aucun doute que cela s’avère d’autant plus interdit et un plus grand péché.

Concernant le fait de couvrir le visage : D’après Ibn ‘Omar que le prophète a dit :«La femme en état d’Ihraam ne doit pas porter le Niqaab, ni les gants.»Hadith authentique rapporté par Boukhari, at-Tirmidhi, Abou Daoud, An-Nasaa’ii et Ahmad.
Sheikh Al-Islam, Ibn Taimiyyah dit au sujet de ce Hadith : »Ce Hadith prouve que le Niqaab et les gants étaient bien connus chez les femmes qui n’étaient pas en Ihraam, et cela implique de couvrir le visage et les mains » ‘Aridatul-Ahwadhi (4/56) pris de ‘Oudatul-Hijab.

Ce Hadith est la preuve que le Niqaab était chose courante dans la société et que les femmes se couvraient également le visage et les mains. C’est aussi l’avis de Sheikh Ibn Baz , Al ‘Uthaymin rahmatullah ‘alayhoum mais aussi de Sheikh Fawzan hafidhahuLlah

-Sixième condition:

Il ne doit pas ressembler pas aux vêtements des hommes,car il a été rapporté plusieurs hadiths authentiques où l’on maudit la femme qui essaie de ressembler à l’homme dans sa tenue vestimentaire ou autre. Abou Hourayra a dit : «Le Messager d’Allah (salAllahu’alayhi wa salam) a maudit l’homme qui porte des vêtements de femme et la femme qui porte des vêtements d’homme.» (Rapporté par Abou Dawod. Ibn Majah et Al Hakim )

-Septième condition:

Il ne doit pas ressembler aux vêtements des mécréants. Il a été décrété dans la législation Islamique qu’il n’est pas permis aux musulmans, hommes ou femmes d’essayer de ressembler aux mécréants que ce soit dans leurs adorations, leurs fêtes ou leur aspects extérieurs (propre à eux).’
Abdoullah bin ‘Amr bin Al ‘As a dit:«Le Messager d’Allah (salAllahu’alayhi wa salam) me vit revêtu de deux vêtements teint au carthame et me dit: « Ces vêtements sont ceux des mécréants, ne les porte pas! »» (Rapporté par Moslim) et il (salAllahu’alayhi wa salam) a aussi dit « Quiconque imite un peuple en fait partie” (Abou Daoud et jugé authentique par cheikh al Albany)

-Huitième et dernière:

Le voile ne doit pas être un vêtement de renom (de mode).
D’après ‘Ibn ‘Omar,le Messager d’Allah (salAllahu’alayhi wa salam) a dit : « Celui qui porte un vêtement de mode (shouhra) dans la vie d’ici-bas, Allah le fera porter un vêtement d’humiliation le Jour de la Résurrection ensuite (ce vêtement) s’enflammera.» (Rapporté par Abou Daoud et Ibn Majah et sa chaîne de narrateur est authentique).

Al Shawkani a dit : «Ce hadith prouve l’interdiction de porter un vêtement de mode (de renom), mais ce hadith n’est pas spécifique (aux vêtements de mode). Mais il est de même pour celui qui porte des vêtements de pauvres dans le but d’être vu par les gens et d’attirer leurs attentions.» Vous retrouverez toutes les preuves apportées dans le livre « le voile de la femme musulmane  » de Cheikh Al Albani rahimahûLlah.

Source :

https://dzmewordpress.wordpress.com/2018/06/17/lobligation-du-voile-hijab-en-islam/

 

Quand aux femmes âgées, Allah Gloire à Lui dit:

« Et quant aux femmes atteintes par la ménopause qui n'espèrent plus le mariage, nul reproche à elles d'enlever leurs vêtements de [sortie], sans cependant exhiber leurs atours et si elles cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. Allah entend tout et est Omniscient. » (Coran 24/60) 

Commentaires des exégètes sur ce verset

Al-Râzî, qu'Allah lui fasse miséricorde, a dit dans son exégèse de ce verset : « Les exégètes disent qu'il s'agit des femmes qui n’ont plus de menstrues et qui ne peuvent plus avoir d'enfants en raison de leur âge avancé, et que nul ne désire plus épouser. 
L'avis correct est que cela n'a rien à voir avec le fait qu'elles n'ont plus leurs menstrues, car si les menstrues s'arrêtent, le désir qu'elles suscitent reste bien présent. La raison est plutôt qu'elles ne suscitent plus aucun désir d'être épousée en raison de leur âge avancé. » 

Les exégètes expliquèrent le sens de cette dérogation du Hidjâb. Al-Djasâs a dit : « Il est permis aux femmes âgées de porter leur robe en présence d'hommes tout en se couvrant la tête. Il leur est donc permis de découvrir leur visage et leurs mains, car elles ne suscitent plus aucun désir. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : "[...] et si elles cherchent la chasteté c'est mieux pour elles. [...]" (Coran 24/60) Allah leur a donc permis de délaisser leur Djilbâb tout en affirmant qu'il leur est préférable de rester chaste en se couvrant en présence d'un homme. » 

Allah sait meux
 

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Le cheminement vers l'Islam du Dr Laurence Brown

Publié le par Ahmed Miloud

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Mot à dire

De plus en plus,des gens de tous les milieux et de différentes cultures embrassent l'Islam,malgré les mensonges et les mythes colportés à son sujet.En effet, la force de l'Islam réside dans sa simplicité et sa capacité à s'adapter en tous temps et en tous lieux,car il s'adresse à l'intelligence et la raison humaines. Écoutons le Dr Jeffrey Lang (voir ci-dessous) : "L’Islam c’est la soumission à la volonté de Allah, c’est un chemin qui guide à une élévation sans frontières, et à des degrés illimités de paix et de quiétude, c’est un moteur à toutes les capacités humaines, c’est le dévouement spontanée du corps, de la raison, du coeur et de l’esprit..."

Les exemples de convertis à L'Islam sont donnés ici comme preuve que l'Islam,quand on comprend le sens profond de son message, peut être accepté comme foi et guide spirituel et temporel de l'individu.

Voici l'histoire extraordinaire 6du cheminement vers l'Islam du Dr Laurence Brown, telle qu'il la raconte lui-même dans son livre The First and Final Commandment

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" Ayant eu à expliquer à de nombreuses reprises ce qui m’avait amené à devenir musulman, j’ai décidé de relater le récit de ma conversion une dernière fois, mais par écrit.  Toutefois, je considère qu’à moins d’en tirer les leçons qui s’imposent, les histoires de conversion sont inutiles.  Je compte donc commencer par ces leçons.

Les gens sont indéniablement fascinés par les histoires de conversion et avec raison.  La plupart du temps, elles font état d’événements dramatiques qui ont bouleversé le cours de la vie des convertis et qui les ont fait subitement passer du monde matérialiste dans lequel ils vivaient à un univers beaucoup plus spirituel.    Ceux qui font l’expérience de tels drames dans leur vie se retrouvent souvent, pour la première fois, forcés à se poser des questions quant à la finalité de leur existence; des questions comme « qui nous a crées? », ou encore « pourquoi sommes-nous sur terre? ».  Il y a cependant d’autres éléments communs aux récits de conversion et l’un d’eux est qu’en pareils moments, la personne qui est sur le point de se convertir s’agenouille en toute humilité devant Dieu; et lorsqu’elle y repense, plus tard, elle se rappelle avoir prié avec sincérité pour la toute première fois de sa vie.  J’ai été intrigué par ces corrélations et j’en ai tiré quelques leçons qui méritent qu’on s’y arrête. La première est que la plupart des convertis qui ont vécu des moments d’épreuve extrême et de panique ont adressé leurs prières directement à Dieu sans s’en détourner une seconde, et sans aucun intermédiaire. Par exemple, lorsqu’ils font face à un désastre, même ceux qui ont passé leur vie à croire à la trinité adressent instinctivement leurs prières à Dieu et rarement aux autres éléments de la trinité.

L’histoire suivante en est un exemple.  Dans son émission télévisée, un évangéliste de renom avait invité une dame pour parler de son histoire de conversion et de sa « renaissance dans le christianisme ».  L’histoire était centrée sur un terrible naufrage duquel elle avait été l’unique survivante.  Cette dame racontait comment, tout au long des jours et des nuits qu’a duré sa survie parmi des éléments implacables, en plein milieu de l’océan, Dieu lui parlait, Dieu la guidait, Dieu la protégeait etc.  Pendant près de cinq ou dix minutes, elle raconta ce qui lui était arrivé; c’était effectivement dramatique et captivant, et tout au long de son récit, elle ne manquait pas de dire comment Dieu avait fait ceci et avait fait cela, et comment elle avait imploré Sa grâce, comment elle avait prié Dieu et adressé ses prières uniquement à Lui.  Cependant, lorsqu’un navire de passage l’eut repêchée, elle décrivit comment à la minute même où elle se retrouva sur le pont du bateau, elle ouvrit grand ses bras vers le ciel et cria : « Merci, Jésus. »

Il y a bien une leçon, ici, relative à la sincérité.  Dans les moments de panique et de stress, les gens, instinctivement, prient Dieu directement; mais lorsqu’ils se considèrent hors de danger et en sécurité, ils reviennent à leurs anciens repères religieux, qui les servent mal dans la plupart des cas.  Tout le monde sait, bien sûr, que les chrétiens pensent que Jésus et Dieu ne font qu’un (à ceux et celles qui veulent débattre de ce point je suggère la lecture de mon livre intitulé : The First and Final Commandment (Amana Publications)).  Pour tous les autres, je poursuivrai en disant que la vraie question qui se pose est : « qui est réellement sauvé? »  Il existe une multitude de récits de convertis, qui racontent tous comment le dieu de telle ou telle religion a sauvé la personne en question, et tous ces convertis pensent être sur le droit chemin et sur la voie de la vérité à cause, justement, de leur salut miraculeux.  Mais comme il n’y a qu’un seul et unique Dieu, et par le fait même une seule religion basée sur la vérité absolue, un seul groupe à raison alors que tous les autres vivent dans l’illusion, leurs miracles personnels les ayant confortés dans leur incroyance ou les ayant incités à devenir mécréants plutôt qu’à suivre la religion de vérité.  Dieu nous enseigne ce qui suit dans le Coran :

« … En vérité, Dieu égare qui Il veut, et Il guide vers Lui tous ceux qui se repentent... » (Coran 13:27)

… et

« Alors ceux qui croient en Dieu et s’attachent à Lui, Il les fera entrer dans Sa miséricorde et dans Sa grâce, et Il les guidera vers Lui par un chemin droit. » (Coran 4:175)

Quant à ceux qui errent dans l’incroyance, ils seront laissés dans leur égarement, car tel aura été leur choix.

Cependant, la puissance de la foi, même la plus corrompue, ne doit pas être sous-estimée.  Qui donc deviendra musulman en lisant mon récit de conversion? Une seule personne – moi.  Les musulmans peuvent trouver un peu d’encouragement dans mon histoire, mais les autres y resteront indifférents, tout comme les musulmans soupirent et hochent la tête en désespoir lorsqu’ils entendent certains parler de « miracles » survenus suite à des prières aux saints patrons, à des membres de la trinité ou à tout autre « divinité » inventée de toutes pièces pour remplacer l’unique véritable Dieu.  Car si une personne adresse ses prières à qui que ce soit ou quoi que ce soit d’autre que le Créateur, qui donc, si ce n’est Dieu, pourrait bien répondre à ces prières?  Ne pourrait-il pas s’agir de quelqu’un [le diable] qui a un intérêt particulier à conforter ceux qui s’égarent dans leur égarement, et à confirmer à chaque mécréant la saveur particulière de son incroyance?  « Quelqu’un » qui se consacre entièrement à égarer et à perdre l’humanité?

Quelles que soient les réponses que l’on donne à ces questions, ce sont des sujets dont je traite en profondeur dans The First and Final Commandment (Les premier et dernier commandements), et ceux que cela intéresse peuvent poursuivre leurs recherches.  Mais pour l’instant, je vais vous raconter mon histoire.

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Ma deuxième fille vint au monde durant l’hiver de 1990.  Elle fut transférée d’urgence de la salle d’accouchement à l’unité de soins intensifs du département de néonatologie, où fut diagnostiquée une coarctation de l'aorte, c’est-à-dire un rétrécissement majeur du canal artériel en provenance du cœur.  De la poitrine jusqu’aux orteils, sa peau était de la même couleur mate et bleu foncé qu’un canon d’arme à feu, car il n’y avait tout simplement pas assez de flux sanguin dans son corps et, n’étant pas suffisamment irrigués, ses tissus s’asphyxiaient.  Lorsque je pris connaissance du diagnostic, je fus dévasté.  Étant moi-même médecin, je comprenais que cela voulait dire une chirurgie thoracique d’urgence avec une probabilité très minime de survie à long terme.  On fit appel à un spécialiste en chirurgie cardiothoracique du Pediatric Hospital de Washington, D.C., à l’autre bout de la ville, et dès son arrivée, on me demanda de quitter l’unité de soins intensifs (USI), car j’étais devenu exagérément émotif.  Avec ma crainte comme unique compagnon et ne sachant vers où me tourner pour chercher du réconfort en attendant les résultats de l’examen du spécialiste, je me dirigeai vers la salle de prières de l’hôpital où je m’effondrai, à genoux.  Pour la toute première fois de ma vie, je priai avec une sincérité réelle et un engagement total.  J’avais été athée toute ma vie et c’était la première fois que je reconnaissais, même de manière partielle, l’existence de Dieu.  Je dis de manière partielle, car même en ce moment de panique, je ne croyais pas totalement.  J’adressai donc une prière plutôt sceptique dans laquelle je promis à Dieu, si bien sûr Il existait, que s’Il sauvait ma fille, alors je ferais tous les efforts pour trouver et pratiquer la religion qui Lui plaisait le plus.  Dix à quinze minutes plus tard, lorsque je retournai à l’USI du département de néonatologie, je fus renversé quand le médecin spécialiste me dit que finalement, ma fille se portait plutôt bien.  Il disait vrai, car dans les deux jours qui suivirent, l’état de ma fille s’améliora sans aucune médication et sans aucun recours à la chirurgie, et elle connut par la suite un développement tout à fait normal et une enfance sans souci.

Je sais bien sûr qu’il y a une explication médicale à tout cela.  Je l’ai déjà dit,  je suis médecin.  Donc quand le spécialiste me parla de persistance du canal artériel, de faible oxygénation et de résolution finale spontanée, je compris.  Mais je n’y croyais simplement pas.  Et surtout, le spécialiste en réanimation de l’USI de néonatologie, qui avait le premier émis le diagnostic, n’y croyait pas non plus.  Encore aujourd’hui, je me souviens de lui, debout en face de moi, le visage blême et sans voix...  Mais bon, il s’avéra que le spécialiste avait raison et ma fille s’était bel et bien rétablie spontanément.  Hannah quitta l’hôpital en parfaite santé, comparable en tout point aux autres bébés.  Cependant – et voilà le hic – beaucoup de ceux qui font des promesses à Dieu dans des moments de panique se trouvent des excuses ou s’en inventent pour ne pas tenir leur engagement une fois le danger passé.  En tant qu’athée, il aurait été facile pour moi de maintenir mon rejet de Dieu et d’attribuer la rémission de ma fille à l’explication du médecin plutôt qu’à Dieu.  Mais je ne pouvais pas.  Nous avions fait faire des échocardiographies avant et après, et le rétrécissement, clairement visible la veille, avait disparu le lendemain et on ne pouvait m’enlever de la tête que Dieu avait tenu Sa part de l’engagement et que je me devais de tenir la mienne.  Et même s’il y avait une explication médicale satisfaisante, cette partie-là aussi était sous le contrôle de Dieu Tout-Puissant.  Donc peu importe le moyen que Dieu avait choisi pour Se manifester, Il avait répondu à ma prière.  Point final.  Aujourd’hui comme alors, je n’accepte aucune autre explication.

Au cours des années qui suivirent, je tentai de remplir ma part de l’engagement que j’avais pris avec Dieu, mais sans succès.  J’étudiai le judaïsme et un certain nombre de sectes chrétiennes, mais jamais je n’eus le sentiment d’avoir découvert la vérité.  Au fil des ans, je joignis les rangs d’une grande variété d’églises chrétiennes, passant la plus longue période au sein d’une congrégation catholique romaine.  Cependant, je n’embrassai jamais la foi chrétienne, pour la simple raison que je ne pouvais concilier les enseignements bibliques de Jésus avec les enseignements des diverses sectes du christianisme. Finalement, je décidai de rester chez moi et de lire.  C’est durant cette période que je fis la découverte du Coran et de la biographie du prophète Mohammed écrite par Martin Ling et intitulée, Muhammad, His Life Based on the Earliest Sources.

Au cours de mes années de recherche, j’avais découvert que les écritures juives faisaient référence à trois prophètes qui viendraient après Moïse.  Avec Jean (que les chrétiens appellent Jean-le-Baptiste) et Jésus, cela faisait deux; selon l’Ancien Testament, il en manquait donc un.  Dans le Nouveau Testament, Jésus lui-même mentionne la venue d’un dernier prophète.  Ce n’est qu’après avoir découvert les enseignements du Coran à propos de l’unicité de Dieu et constaté qu’ils étaient en parfait accord avec ce que Moïse et Jésus avaient tous deux enseigné, et après avoir lu la biographie de Mohammed que je fus véritablement convaincu.  Soudain, tout semblait avoir un sens.  La continuité dans la chaîne de prophétie et de révélation divine, le caractère unique et indivisible de Dieu Tout-Puissant et le parachèvement de la révélation par le Coran, toutes les pièces s’imbriquaient parfaitement, et c’est à ce moment-là que je devins musulman.

Ainsi donc j’étais un petit futé?  Eh bien pas du tout! Ce serait en effet une grossière erreur de penser que j’avais résolu l’énigme par moi-même.  Une des leçons que j’ai apprises en tant que musulman, au cours des dix dernières années, est qu’il y a une multitude de personnes qui, bien que beaucoup plus intelligentes que moi, n’ont pas pu comprendre la vérité de l’islam.  Ce n’est pas une question d’intelligence, mais d’illumination, car Allah nous dit que ceux qui ne croient pas demeureront mécréants même si on les met en garde; pour les punir d’avoir renié Allah, Allah leur refuse le trésor de Sa vérité.  Comme Allah nous l’enseigne dans le Coran :

« Quant aux mécréants, que tu les avertisses ou non, cela leur est égal : ils ne croiront jamais.  Dieu a scellé leurs oreilles et leur cœur et un voile leur couvre la vue… » (Coran 2:6-7)

Mais d’un autre côté, la bonne nouvelle est que:

« …Quiconque croit en Dieu, Dieu guide son cœur. » (Coran 64:11)

« …Dieu admet qui Il veut au nombre de Ses élus, et Il guide vers Lui ceux qui se tournent (en Sa direction). »  (Coran 42:13)

« … Et Dieu guide qui Il veut vers le droit chemin. » (Coran 24:46)

Pour conclure, je remercie Dieu d’avoir choisi de me guider, et j’attribue cela à une formule unique et toute simple : reconnaître que Dieu existe, n’adresser ses prières qu’à Lui exclusivement, promettre avec sincérité de suivre Sa religion de vérité, et enfin, lorsqu’on est guidé de par Sa grâce, TENIR SA PROMESSE."

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À propos de l’auteur.

Laurence B. Brown, MD, peut être contacté à BrownL38@yahoo.com  Il est l’auteur de The First and Final Commandment (Amana Publications) et Bearing True Witness (Dar-us-Salam). Il travaille présentement sur un livre à suspense historique, The Eighth Scroll, et sur une seconde édition de The First and Final Commandment, complètement revue et corrigée, divisée en MisGod'ed et sa deuxième partie, God’ed.

Source : 
 
Voir aussi "Mon fils s'est converti à l'Islam" (vidéo) :

 

 
 

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